LE CERCLE DE MYLADY
Ø A la demande de plusieurs personnes, Doms et soumis, je vais essayer de faire un petit panorama des différentes formes et écoles de BDSM>
> La premières question qui se pose est "quelle forme de BDSM souhaite-t-on vivre", et trouver une réponse dans le paysage quasiment infini des relation BDSM est une tache souvent difficile,
qui demande d’avoir connaissance des multiples facettes possibles et aussi des années de réflexions. Bien évidemment il n’est pas nécessaire d’attendre des années, au contraire, il faut se
lancer, mais prendre le soin d’apprendre pour mieux se trouver soi-même dans cet art de vivre. Pour ce faire il existe quelques définitions ou concepts de base, qui ne demandent qu’à être
modulés, modifiés, adaptés par chacun pour définir le contenu de sa relation D/s. Certains seront plus attirés par le côté physique, d’autres par le cérébral (souvent un mix des deux). Certains
ne souhaiteront que de brèves incursions, les autres s'impliquer dans un art de vivre permanent>
> Pour vous permettre de vous y retrouver voila une classification parmi tant d’autres. Si elle permet à tous d’avoir le même langage et donc de se comprendre en peu de mots, elle n’est qu’un
exemple, une sorte de GPS qui vous donne une idée du chemin que vous pourrez ensuite adapter à vos envies , vos besoins, votre recherche
Ø >
> En premier lieu, par soucis de clarté, il faut bien comprendre que les pratiques sont une chose, les “familles” de domination une autre. Ainsi le SM n’est pas une “famille” mais une
pratique, le bondage, etc., idem. En général, ces pratiques se retrouvent dans chaque “famille”, seul leur mode d’application et surtout les motivations de les utiliser diffèrent. Donc les
questions types "le bondage c'est latin ou oriental", n'ont pas lieu d'être.
>
>Toujours pour éviter les malentendus, j’en profite pour définir le SM. Souvent les gens pensent que le SM vient uniquement du Marquis de Sade, alors qu’en réalité, la vérité est bien plus
compliquée et nuancée. Sadomasochisme vient de l’apposition des noms de 2 personnages célèbres. Le marquis de Sade, pour le Sadisme (sado) et Sacher Masoch, journaliste et auteur Autrichien, pour
le masochisme> Sado désigne une personne qui aime infliger des supplices à une autre. Masochisme, est une personne qui demande à être soumise sexuellement, et ce même sans recherche de
douleur. Donc en caricaturant, on pourrait dire que dans le SM, le Sado est le dominant, et le maso le soumis. Seulement les choses ne sont pas si simples, car le Sado aime faire souffrir sans
demander l’avis de la personne qui est l’objet de ses envies (nuance importante), alors que le Maso donne son accord sans pour autant chercher systématiquement la douleur physique. Vous noterez
que dans le langage courant le mot sadomaso a été détourné puisqu’il est souvent compris comme uniquement “une personne qui faire/aime souffrir physiquement”, sans tenir compte de l’aspect
volontaire ou pas;
> Je ne vais pas rentrer dans les détails car ce n’est pas l’objet de cet article, mais vous voyez déjà que la définition même du SM est une chose compliquée et pleine de nuances selon les
circonstances. Par exemple, un Sado qui fait souffrir un maso à sa demande est il toujours un sado? Et un maso qui subi une pratique non désirée est-il toujours un maso? Tous les Doms sont-ils
des Sado, et tous les soumis sont-ils des maso. Bref, la liste des question seraient infinie, chacun se définira selon ses propres expérience, cependant pour être certain de bien me faire
comprendre, j’utiliserais le terme “SM” dans le sens commun d’aujourd’hui, à savoir les pratiques incluant des souffrances physiques.
>
> Il existe principalement 4 “familles” de domination”. La domination anglo-saxonne surtout basée sur le physique (donc le SM est prépondérant), la domination Latine plus attachée au cérébral,
la domination Orientale surtout axée sur l’esthétisme (ex: shibari), et la domination Gothique qui est, pour résumer, une forme Latine mais avec une dimension mystique. Bien sur, chacun est libre
de faire un mixe entre ces familles pour trouver la soumission qui lui convient et une signature particulière pour les dominants;
>
> Pour les dominations “Orientale” et “Gothique”, je ne donnerais pas plus de précisions car je ne suis pas assez informé dans ces domaines pour me risquer à vous donner de plus amples
informations. Pour la Latine et l’anglo-saxonne, je vous donnerais un exemple, dont je ne suis pas l’auteur, qui à l’avantage d’expliquer les différences primordiales d’une façon simple et
rapide. Quand un Maître d’obédience anglo-saxonne dit que sa soumise progresse, cela veut dire qu’elle supporte de mieux en mieux la douleur, alors que chez un Maître latin, cela signifie que sa
soumise lui est de plus en plus dévouée et prête à faire des choses pour lui, que ces choses incluent des douleurs physique ou pas;
>
> Bien sur il existe d’autres classifications comme celle des 9 degrés de Diane Vera. Classification avec laquelle je suis en désaccord sur certains points, mais qui a l’avantage de donner une
idée précise des degrés possibles et des rôles de chacun. Cette classification va de la personne qui ne recherche que des moments de soumission ou de domination (des séances souvent ciblées vers
le seul plaisir de cette personne, ce qui pose le problème de la véritable soumission ou de la domination) à la personne qui adopte les relation D/s comme un véritable art de vivre permanent,
certains allant même jusqu’à s’en remettre totalement à leur dominant en lui confiant l’ensemble de leurs biens matériels et lui abandonnant toute volonté et pouvoir de décision (ce qui nous
rapproche de l’esclavage, sans en être pour autant). L’esclavage étant un sujet à lui tout seul pour lequel il convient de bien discerner soumis et esclave, deux notions souvent confondues par
les novices qu’ils soient so
> umis ou dominants). Je précise que chaque degrés est respectable, à condition de ne pas, en connaissance de cause, se prétendre de l'un alors que l'on est de l'autre. Je pense surtout, par
exemple, aux personnes qui se disent esclave sans savoir de quoi elles parlent, et des personnes qui se disent Maitre sans en avoir le sens, ou la mesure des responsabilités;
>
> Quoi qu’il en soit chaque classification nous offre un aspect différents du BDSM, mais elles ont toutes beaucoup de points communs. Par contre il est intéressant et même indispensable de les
étudier, pour être capable de se définir dans cet univers BDSM truffé de nuances parfois difficiles à cerner, en fonction de ses aspirations, de ses compétences, de ses capacités, de son
intellect, de ses envies, du temps possible à y consacrer, des motivations qui vous animent et être ainsi capable d’échanger avec les autres en étant sur de bien se faire comprendre tout en
répondant aux nombreuses questions que tous aspirants dominants et aspirants soumis doivent impérativement se poser avant de se lancer dans cette aventure humaine. Ça permet aussi d’éviter les
écueils, les erreurs, les illusions, d’être abusé, les prédateurs,
>
> Comme je vient de le dire dans les lignes justes au-dessus, il y a de nombreux facteurs, en plus des ces classifications, qui vont déterminer votre implications dans une relation D/s, mais
j’en vois trois qui me paraissent primordiaux;
> 1/ Le temps que vous souhaitez y consacrer, ce qui définira la forme et le contenu. De simples séances à une soumission 24/7 voir même une vie en couple (quoi que sur le couple il y ait
beaucoup de choses à dire)
Vos motivations et de vos envies qui vont déterminer le pouvoir, et sa forme d’application, que vous serez prêt à assumer avec les responsabilités qui s’y rattachent immanquablement, ou auquel
vous être prêt à vous soumettre;
> 3/ La part de physique et de cérébral qui animent votre choix, si vous recherchez du soft ou du hard, etc.
> rub
Pour continuer, et amorcer le jeu de rôle suggéré par Mylady...PREMIER HOMMAGE III
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Le placard
Il est sans doute tard. La nuit est probablement tombée. Impossible toutefois de m'en assurer car je suis dans le noir, dans un placard. Je suis assis sur un siège ergonomique. Il s'agit d'un tabouret avec un siège sans dossier pour poser son postérieur et un repose-genoux puisque les jambes sont repliées vers l'arrière. La position est assez confortable. Mes mains sont liées dans le dos et mes pieds sont attachés au pied du siège. Je suis nu.
J'attends ma maîtresse depuis un long moment. Des heures ? Sans doute. Il n'y a aucun bruit dans la maison. Je repense au parcours qui m'a amené jusqu'ici.
C'était il y a maintenant six mois. Alors que je sortais d'un magasin, cette femme au port altier marchait devant moi pour sortir. A moment de quitter le magasin, elle s'est légèrement effacée afin que je passe. J'ai poussé la porte en verre et l'ai tenue devant son passage. Elle m'a remercié d'un sourire, a fait deux pas puis lorsque nous nous sommes retrouvés sur le trottoir, elle m'a tendu son sac de courses. Je l'ai saisi par réflexe et elle a commencé à marcher en disant: « Je m'appelle Anne, et vous ? ».
A la fois estomaqué par tant de naturel et amusé par la situation – les occasions de se faire aborder par une femme ne sont pas si fréquentes – je lui ai emboité le pas. Elle s'est accrochée à mon bras et a commencé à me questionner. Je me suis présenté: 47 ans, divorcé, deux enfants majeurs, un emploi de cadre dans une grande entreprise... Elle a pu juger de mon physique entretenu par la pratique régulière de sport. Comment la décrire ? Grande et plutôt fine, elle porte la cinquantaine avancée avec la sérénité des gens qui sont sûrs de leur pouvoir. Elle était vêtue ce jour là d'un jean et d'un pull à col roulé sous un long manteau en cuir noir qui allait à merveille avec sa chevelure blonde tirée en arrière en une queue de cheval qui dégageait un regard perçant et amusé. Une femme avec une aura certaine qui fait se retourner les hommes (et les femmes !) qui la croisent. Anne m'a tout de suite fasciné, un peu comme le serpent Kaa hypnotise Mowgli dans le Livre de la Jungle.
Nous avons ainsi marché dans la ville comme de vieux amis, en bavardant. Jusqu'à ce qu'Anne décide de faire une pause dans un café-librairie. Elle a choisi une table située dans le fond, s'est assise sur la banquette. Je connaissais cet endroit pour l'avoir fréquenté de temps à autre. Boire un verre en feuilletant des livres est un loisir que j'apprécie et dont Anne était apparemment une adepte. Elle m'a dit de lui commander un thé avant de se lever et de partir vers les rayonnages. Lorsqu'elle est revenue, elle a pris place devant sa tasse de thé et a déposé un livre devant moi.
- « Voilà un peu de lecture. Je suis sûre que vous apprécierez ». Il s'agissait de l'ouvrage « L'art de se soumettre » de Dossie Easton et Janet Hardy, Traduit par Eric Bertrand.
Ma première réaction a été la surprise. En effet je me doutais, à son seul regard, qu'elle avait une tendance à dominer ses semblables. J'ai essayé de plaisanter pour me donner une contenance tout en sachant au fond de moi que c'était cela qui m'avait attiré chez Anne: Sa capacité à prendre possession. Nous avons continué à discuter de tout et de rien. J'étais un peu mal à l'aise et évitais d'aborder des sujets trop personnels. Lorsqu'elle a eu fini son thé, elle m'a souhaité une bonne journée et m'a remercié pour cet agréable moment. Sans autre commentaire elle s'est levée et est sortie. Je n'avais pas osé lui demander quand et où nous pourrions nous revoir. Je suis resté là comme un idiot avec dans mon ventre une boule d'angoisse qui grossissait: J'avais besoin de la revoir. J'étais une mouche qui venait de se faire prendre dans une toile d'araignée; qui savais qu'il était inutile de me débattre et commençais à me résigner. Je savais que je serais dévoré. Mais comment la retrouver ? Je n'avais pas d'adresse, ni de n° de téléphone. Juste un prénom: Anne. C'est alors que j'ai réalisé que tout au cours de notre rencontre qui avait duré à peine une heure, elle m'avait tutoyé d'emblée alors que j'avais adopté un vouvoiement respectueux.
Les jours qui ont suivi, je me suis rendu aussi souvent que possible dans ce café-librairie avec l'espoir de la rencontrer à nouveau. J'avais acheté et lisais le livre qu'elle m'avait conseillé. Il s'agissait d'une sorte de manuel pour soumis débutant ou simple curieux du monde très particulier de la domination. Au fil de cette lecture je m'aperçus que ces fantasmes avaient toujours fait partie de moi, depuis ma plus tendre enfance où j'avais éprouvé un réel plaisir à me faire attacher par la petite voisine et à me faire fouetter avec des orties. Elle avait huit ans, moi 10 et j'en garde un souvenir ému encore aujourd'hui.
Je m'asseyais habituellement près de l'entrée de façon à repérer Anne si elle venait à passer par là. Au bout d'une semaine, alors que je commençais à désespérer de la revoir un jour, elle est apparue. Le temps étant devenu plus clément, elle ne portait plus son long manteau en cuir mais un tailleur composé d'une jupe droite et d'une veste gris souris qui lui conférait une allure de maîtresse d'école. Elle m'a fait un grand sourire avant et je me suis précipité pour lui proposer une chaise. Elle a commandé un thé puis nous avons devisé de choses et d'autres jusqu'à ce qu'elle me demande si j'avais lu le livre qu'elle m'avait fait acheter. Je lui ai répondu que le sujet m'intéressait et en particulier que j'étais fasciné par la soumission.
- Alors voilà ce que je te propose: pendant la semaine à venir tu vas m'écrire chaque jour. Je veux tout savoir de toi, ton histoire, tes fantasmes, tes envies, bref tout.
Elle se leva pour aller aux toilettes et revint avec une grande enveloppe. Elle me la tendit en disant:
- Mon adresse email est inscrite sur l'enveloppe. Il y a dedans de quoi t'encourager. A n'ouvrir que lorsque je serai partie.
Puis elle s'est levée et est partie. J'ai ouvert l'enveloppe et y ai trouvé sa petite culotte encore chaude.
Chaque jour j'ai écrit à Anne, à la fois sous forme de journal et de confession, mes réflexions du moment et des pensées plus intimes. Loin de lui faire des déclarations enflammées je lui ai néanmoins fait part de ma fascination pour elle. J'avais son précieux sous vêtement en permanence dans ma poche et plusieurs fois je me suis caressé en le portant à mon nez. Quelle odeur fantastique. Elle avait conquis ma vue en m'hypnotisant et maintenant mon odorat était focalisé sur son parfum intime.
Pendant une semaine je ne reçus aucune réponse à mes longs mail mais le vendredi soir elle me donna rendez-vous pour le lendemain matin au café, à 10 heures précises. J'y étais à 9h30 tellement j'avais hâte de la revoir. Elle apparut dans une longue robe fleurie qui convenait bien au temps printanier. Après avoir pris un café elle me demanda de l'emmener chez moi. J'habite à quelques rues et nous avons marché sous le soleil jusqu'à la petite maison que j'occupe. Très émus, je lui fis visiter et je remarquai qu'elle observait chaque détail avec acuité. Elle s'assit dans un fauteuil du salon et me demanda de lui ôter ses chaussures. Je me mis à genoux pour lui retirer ses escarpins ouverts et elle me tendit son pied nu. Je le pris en main, le caressai doucement. Ce geste m'était venu de façon naturelle. Comme d'ailleurs de déposer un léger baiser sur le dessus du pied avant de passer à l'autre. Je ressentais un intense bonheur, comme si je n'avais vécu jusqu'à ce jour que pour ce moment. Dans un grand sourire, elle me demanda:
- Tu veux me servir ?
- Ce serait un grand honneur.
- Bien, alors déshabille-toi.
Je m'exécutai et lorsque je fus nu devant elle, elle fit la déclaration suivante:
- Tout d'abord tu t'adresses à moi en disant « Madame ». Mets-toi à genoux, les mains sur la tête (je pris la position instantanément). C'est ta position par défaut en ma présence. Tu devras te raser le torse, les aisselles et le sexe. Nous verrons plus tard pour une épilation.
Elle releva sa jupe, dévoilant son entrejambes. Une culotte en coton couvrait son sexe. Me regardant dans les yeux, rabaissa sa jupe, se leva, déposa un baiser sur mon front et me dit:
- A bientôt. Je repasserai te voir.
Je suis resté là pendant un bon moment après qu'elle ait fermé la porte. Je n'en revenais pas. J'étais là, au milieu de mon propre salon, nu, les mains sur la tête et le sexe en érection. Je me suis caressé et ai rapidement joui, l'image de son entrecuisses encore gravée dans ma mémoire. Après avoir pris une douche et m'être rhabillé, j'ai commencé à réfléchir sur ce qui m'arrivait. Une vague d'angoisse est montée de mon ventre, irrépressible. Qu'est-ce que je faisais là ? Je ne connaissais de cette femme ni le nom de famille ni l'adresse. J'étais attiré par une pièce obscure, sans savoir vers quoi je me dirigeais. Est-ce que je ne risquais pas de tomber dans un précipice sans fond ? Deux petits personnages s'agitaient alternativement en moi. Un petit démon rouge logé dans mon sexe: « Allez, fais ce que ton instinct te dicte ». Et un petit ange bleu au sein de mon cerveau: « Tu as toujours été attiré par la soumission ». Ange: « Qu'est-ce que diraient ta famille ou tes collègues s'ils l'apprenaient ? » Démon: « Elle est splendide et tu meurs d'envie de te jeter à ses pieds » Ange: « Ton comportement est anormal, tu es un pervers ». Démon: « Qu'est-ce que ça veut dire ? Tu as besoin d'obéir à une norme ? » Ange: « Cette femme va te faire du mal ». Démon: « Elle est celle que tu as toujours espéré. »
Toute la journée et la nuit qui a suivi mon esprit a fait ces aller-retours entre raison et pulsion. Le lendemain, épuisé, j'ai décidé de me laisser par l'instrument le plus fiable à ma disposition: mon cœur. A mi-chemin entre raison et pulsion, entre cerveau et sexe, les sentiments sont parfois le meilleur guide. Un mail est arrivé sur ma messagerie: « Je passerai en fin d'après-midi. Anne. »
Je me suis donc rasé comme Elle l'avait exigé, j'ai rangé la maison et préparé une collation. A 17 heures on a sonné; elle était là, devant moi, en jupe de cuir noir et chemisier blanc, magnifique dans le soleil rasant de cette fin de journée. C'est à ce moment précis que j'ai réalisé que je venais de tomber amoureux.
Elle me tendit le dos de la main; je me suis courbé pour y déposer un léger baiser puis elle est entrée, est allée s'asseoir dans le salon non sans remarquer l'ordre qui régnait, le bouquet de fleurs posé sur la table et le plateau avec le thé et les petits gâteaux. Elle me regardait sans un mot et je compris que je devais maintenant prendre ma position par défaut. Avant de m'exécuter je mis un disque (Aretha Franklin, une chanteuse qu'elle affectionne) en fond sonore et ai commencé à me déshabiller au rythme des accords. Ce strip-tease aurait sûrement semblé ridicule à beaucoup mais j'y mettais tout mon cœur et elle eut la gentillesse d'afficher un grand sourire, amusée et intéressée. Au bout des trois minutes de chanson, j'étais nu devant Elle, à genoux et les mains sur la tête. Elle me demanda de me lever, de lui tourner le dos, d'écarter les jambes et de me pencher en avant en écartant mes fesses pour vérifier que j'avais passé la lame du rasoir sur les parties les plus intimes de mon anatomie. Revenu en position par défaut, Elle prit mon téton gauche avec entre le pouce et l'index de sa main droite et commença à le pincer.
- « C'est bien, je suis contente de toi. Tu feras en sorte de rester parfaitement lisse »
Elle serrait de plus en plus fort, pinçant méchamment avec ses ongles en me fixant droit dans le yeux. Elle mit à tourner mon mamelon entre ses doigt. La douleur était si intense qu'une larme commença à se former dans mon œil. C'est ce symptôme que la décida à me relâcher.
Très beau récit fidèle, je t'en félicite, nous attendons tous la suite de cette merveilleuse histoire**
Ta Mylady
LETTRE DU MOIS DE MARS 2011
L’Académie des soumis a débuté ce mois-ci avec 6 inscrits mais, à ce jour, il y a eu un désistement et une radiation. Je pensais comme mes amies Maîtresse Petite Etoile et Maîtresse Caroline que cette initiative aurait davantage de succès, mais il faut croire que les soumis rêvent d’éducation mais ne sont pas chiches de la recevoir.
Alors que leur faut-il d’autre ? Que nous cautionnons leurs fantasmes ? Mon forum n’a pas cette vocation et je l’ai toujours soutenu.
Il m’a été reproché qu’il n’y a plus beaucoup de monde sur le chat, je suis d’accord mais je ne suis pas la seule à avoir ce problème.
Ce que les soumis demandent c’est de venir sur le chat pour leur donner des ordres ou que sais-je, afin que leur libido soit exacerbée, eh bien non et tant pis pour eux.
C’est un forum de discussions amicales sur notre mode de vie et c’est tout. Je tiens à ce qu’il reste ainsi et suis convaincue qu’un jour ces messieurs en reviendront et se diront que finalement nous avons raison.
Alors j’aimerai vous voir plus nombreuses sur le chat Mesdames afin que nous puissions en débattre et échanger nos sentiments.
Quant à vous messieurs, voyez la réalité en face et soyez sérieux et honnêtes envers vous- même.
Comme chaque mois, je vous tiendrais au courant de l’évolution et compte sur vous pour y contribuer.
Cordialement vôtre
Mylady
Il ne saurait être question d’une Académie pour Dominatrices. Toutefois
quelques conseils d’une vétérante pourraient vous être utiles.
Il est certain que je n’ai pas la science infuse dans notre domaine, en plus chacune de nous à sa propre opinion et son propre savoir-faire et je ne me
permettrai pas de juger qui que ce soit.
Alors le premier conseil est que fassiez de même : ne jamais critiquer ni juger car, j’en suis convaincue, vous n’aimeriez pas qu’on le fasse à votre
encontre.
« NE FAIT JAMAIS A AUTRUI CE QUE TU N’AIMERAIS QU’ON TE FASSE A TOI MEME »
Ceci est le premier conseil et le plus important.
Pourquoi vouloir convaincre telle ou telle consoeur ou amie de faire ou ne pas faire ceci ou cela ? La plupart du temps il s’agit de jeune couple BDSM, si
je dis « jeune » c’est dans la relation. Ils peuvent être ensemble depuis des années et années mais ont découvert cette nouvelle forme de vivre, soit par l’homme ou la femme, (plus souvent
l’homme, il va de soi)
Ils essayent en toute complicité et, jours après jours, semaines après semaines, années après années, ils deviennent complices et de plus en plus
imaginatifs et ce, à leur rythme..
Jeunes en âge ou moins jeunes ne les critiquez pas de leur ignorance actuelle ou de leur naïveté.
J’ai crée ce forum justement pour les aider et répondre à leurs questions. Vint ensuite Lia qui m’a secondé dans cette tâche. Mais je me retrouve seule et
j’espère pouvoir continuer cette route que je me suis tracée.
A ce jour, je suis la plus âgée et j’ai appris, au fil du temps, la patience, le respect et la diplomatie. J’espère que mes jeunes ou moins jeunes
consœurs et amies sauront apprécier mon entreprise à sa juste valeur.
Voilà ce que j’avais sur le cœur et voulais vous en faire part.
N’hésitez pas, Mesdames, à me poser des questions par MP ou mail, je vous répondrai avec franchise, et ce, le mieux que possible.
Amicalement et Cordialement à vous
Mylady
PS Cet exposé n’est qu’un premier jet, je ne manquerai pas d’écrire des suites, ne serait-ce que des réponses que je garderai secrètes quant aux questions
de ces Dames et leur provenance.
Il tourne autour d’elle, indécis, malheureux, hésitant. Il erre, nu, de pièces en pièces, puis revient auprès d’elle dans un silence de plomb. Il voudrait croiser
son regard, il voudrait être confronté à sa colère, à ses mots, à ses cris.
Mais seul le silence glacial, pesant et lourd de cet aveu terrible l’entoure et l’oppresse.
Vanille est assise, sur le lit, la tête baissée, pas un cil ne bouge. Hiératique dans sa douleur, mutique dans sa souffrance, en un seul bloc
d’incompréhension…
Il part et revient encore, hésite, la peur de la douleur le tenaille…mais une peur plus grande encore lui tord le ventre: qu’elle se fige dans sa douleur, qu’elle
s'emmure, qu’elle l’oublie, l’efface, ne l’aime plus…
Alors il revient, cette fois-ci avec les escarpins noirs à talons vertigineux entre les mains. Les escarpins de Cruella, ceux qu'il a choisi pour elle. Il lui a
d'abord offert les escarpins de Domina, juste divines. Puis les escarpins de Devila quand elle devient perverse. Et enfin, ceux de Cruella, terrible, ceux de l'expiation douloureuse.
De les toucher, il frissonne : la peur et l’excitation se mêle en un tourbillon qui le fait trembler.
Mais il n’a pas le choix : il doit appeler sa Maîtresse à la rescousse afin que Vanille sorte de son univers de souffrance.
Alors il s’agenouille et, délicatement, lui glisse chaque pied dans un escarpin, noue les lanières et contemple les petits pieds aux ongles vernis qui luisent dans
la semi-obscurité.
Il bande déjà, rien qu’à contempler les pieds si beaux de sa Maîtresse, de sa Divine, de sa tortionnaire.
Vanille semble sortir d’un songe profond, relève les yeux et contemple l’homme agenouillé à ses pieds. Puis regarde les escarpins…les Cruella…
Il a donc choisi de souffrir…
Vanille s’efface, disparaît : il ne reste plus que la Maîtresse qui contemple avide et satisfaite le soumis agenouillé à ses pieds.
La magie des escarpins opère, comme toujours.
Les talons des Cruella s’enfonce dans les cuisses du soumis qui tressaille de douleur mais ne bouge pas.
De sa voix grave, caressante, inquiétante, elle murmure : « Tu vas payer !Tu vas avoir mal, affreusement mal car tu as blessé ma Vanille…tu n’avais pas le droit. Je
vais la venger et plus jamais, tu ne voudras recommencer, fais-moi confiance… ».
Il sait qu’elle n’exagère pas. Son cœur bat à rompre mais il murmure tandis qu’elle lui met son collier de soumis : « Pardon Maîtresse, pardon, pardon…je regrette
tellement.. ».
Il a réellement peur, les larmes coulent sur ses joues.
Loin de s’attendrir,celle-ci prend entre ses mains la tête de son soumis, l’incline vers l’arrière et le regardant dans les yeux, gronde d’une voix sourde : « Pas
de pardon !!! Jamais !!! Pas tant que tu n’auras pas eu autant mal que ma Vanille…alors prépares-toi… ».
Elle le baillonne, lui met un bandeau sur les yeux, menotte ses pieds et attache ses poignets au lit, les bras en croix, les genoux à terre.
Elle s’empare du martinet et le fait glisser délicatement sur le dos de son soumis,transpirant et affolé. Elle lui demande, presque gentillement : « Combien de
coups, Soumis… ? ».
A travers le baillon, il ne peut que grogner. De toute façon, la réponse est inutile.
Elle lui caresse les fesses, fait durer l’attente et contemple ravie les frissons qui parcourent le corps si beau de l’homme offert à ses coups. Elle jouit de cet
abandon, de cette peur, de cette douleur qu’elle va lui infliger.
Surtout,son esprit de Domina s’émerveille : la douleur de Vanille sera réparée à travers la douleur de son Soumis.
Alors,penchée vers lui, elle murmure : « 50 coups…40 de martinet et 10 de badine… ». Soumis voudrait se débattre, tente de crier à travers son baillon, mais en
vain. Il se résigne : il doit payer.
Alors le martinet noir et rouge siffle dans les airs. Les coups, méthodiquement, s’abattent sur les fesses blanches et les marquent d’une strie rouge. Après 10
coups, la Maîtresse s’interrompt quelques secondes pour contempler le spectacle si beau. Elle caresse les fesses et constate, amusée, que son Soumis, malgré ses protestations, semble trouver le
martinet à son goût.
Alors elle continue…
Quand la badine, à son tour, mord sa chair, le Soumis geint…Le plaisir n’y est plus,seule la douleur l’habite…
Les 50coups s’achèvent…La Maîtresse dénoue les liens du soumis et le prend contre elle. Elle caresse son corps transpirant et tremblant. Elle passe sa main sur les
marques rouges. Embrasse sa nuque mouillée.
Elle l’admire, elle l’aime, elle le désire…
Elle le veut esclave de son plaisir, alors d’autres liens entravent à nouveau son Soumis, bien plus doux, bien plus érotiques…
Plus tard, bien plus tard, Vanille retrouvera apaisée et sereine l’homme qu’elle aime.
La rancune a été effacée par la punition du coupable. L’amertume s’est évaporée à travers la douleur subie…
Il a payé sa faute : sa douleur physique contre celle infligée à la femme qu’il aime.
Il s’est racheté.
Quel exutoire extraordinaire et viatique fabuleux que celui fournit par la DS, n’est-ce pas…
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Je te remercie de ce beau récit Eléna qui fera rêver plus d'un et plus d'une aussi......
Je t'embrasse
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