Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 22:23

Sujet: Re: Avec grande tristesse   Aujourd'hui à 17:06

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Lia...

Bon voyage: que les étoiles te reçoivent parmi elles comme l'une des leurs.
La chaleur de ton coeur, ton amitié, ta générosité, ta tendresse qui transparaissaient dans tes écrits vont faire briller le firmament plus fort encore.

Quelle chance pour les anges de t'avoir parmi eux.

Et quelle chance avons-nous eu de te connaître un peu.

Merci Lia de ces petits mots et douces pensées parsemées sur le site comme des petites pétales de douceur.

Tu resteras dans nos coeurs.

Lady Elena
 
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Sujet: Chapeau bas Madame Lia   Aujourd'hui à 18:57 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message Supprimer ce message Voir l'adresse IP du posteur Faire un rapport du message à un admin ou un modérateur Verrouiller les rapports de ce post


Il est difficile d'ecrire parfois...
Invité lors de la dernière réunion du cercle j'ai eu le privilège de vous cotoyer
Votre sourire est plus clair encore que sur les photos
Votre personnalité plus généreuse encore que sur le forum
Merci de m'avoir accompagné ,
Il est difficile d'ecrire parfois....

Pensées a vous Mylady,Maitresse Héléna,Maitresse Reine.....

 

  Georges

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Sujet: Maîtresse Lia   Aujourd'hui à 21:46 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message Supprimer ce message Voir l'adresse IP du posteur Faire un rapport du message à un admin ou un modérateur Verrouiller les rapports de ce post
La dernière fois que je vous ai croisé vous m'avez parlé de la mort ....
Vous m'avez dit qu'il valait mieux partir vite plutôt que de souffrir....
Aujourdhui c'est vous qui êtes partie trop vite, je l'espere sans souffrir ....
Je garderai de vous le souvenir d'une Femme exceptionnelle .....
Visionnaire et lucide ...
Je perds une Amie, mon avocate ....
Je présente également mes plus vives condoléances à toutes les Dames du Cercles
qui perdent  une grande amie ..
Adam
             
 
   
                           
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 22:16

Sujet: LIA MON AMIE   Aujourd'hui à 10:16

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Juste encore qq mots rien que pour toi tirés d'une chanson de JJ Goldman qui sont de circonstances et qui te transmettront encore ce que je veux te dire. Lis les ma Lia.
Bisous

Caroline

Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de moi sur mon chemin
Te dire que c'était pour de vrai
Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait
Que c'était pas pour de faux, que c'était bien.
Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
Je vais pas te dire que faut pas pleurer
Y a vraiment pas de quoi s'en priver
Et tout ce qu'on a pas loupé, le valait bien
Peut-être que l'on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici bas, je suis là
Ça restera comme une lumière
Qui me tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas.
 
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Sujet: Re: Avec grande tristesse   Aujourd'hui à 15:52Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post



Je n'ai malheureusement jamais eu l'occasion de croiser Maîtresse Lia, il s'en ait fallu de peu ...
Je garde d'Elle le souvenir d'une Personne fort plaisante, abordable par tous, aimante et souvent rassurante pour tous les chatons ...

Chère Mylady, je n'ose imaginer ton chagrin, si l'envie te vient de parler tu sais où me trouver, à toutes heures du jour et de la nuit, dans ce moment cruel, je t'offre toute ma plus grande sympathie...
Ainsi qu'à tous les proches de Maîtresse Lia.



L'Equipe du Château s'associe en ces moments cruels à la peine de chacune et chacun.


Madame Epineuse.

             
 
 
             
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 22:08

Sujet: Re: Avec grande tristesse   Hier à 18:22

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bien triste nouvelle..........difficile de trouver les mots justes........je me souviens de quelques moments sympathiques partagés avec vous.....je crois que je n'oublirai pas .............
Monique mais Maîtresse Lia m'appelai "mono"
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Sujet: skal   Hier à 20:58Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
Bonsoir,me connectant sur msn,auprès de Mylady,que je comprends avec tristesse,la disparition de Maîtresse LIA..

Madame,
Je ne vous connaissais pas,quelques tchats,quelques boutades échangées,ce n'est rien...mais mon moî ne cache pas sa tristesse,vous deviez être une femme remarquable,généreuse,et à l'écoute de vos minous et des autres en général...

Madame,ces quelques lignes pour un hommage si modeste de la part d'un modeste...soumis.

skal.
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Sujet: Re: Avec grande tristesse   Aujourd'hui à 10:02Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
C'est avec tristesse et émotion que je salut toutes nos Divines, Divins, soumises et soumis.

J'ai appris la triste nouvelle hier en me rendant sur le Cercle de mylady.

Je présente mes plus sincères condoléances à sa famille et à tous ses proches.

Je présente également mes plus sincères condoléances à toutes nos Divines, Divins, soumises et

soumis.

Je n'ai pas eu l'honneur et la chance de connaître Maîtresse Lia, mais, à plusieurs reprises

elle ma faîte l'immense honneur et l'immense plaisir de répondre à mes posts.

Elle m'a également faîte l'honneur de me permettre de lui faire parvenir quelques dessins et

un marque pages en rapport avec Notre Art de Vivre.

Ces moments ont été pour moi, de purs instants de bonheur, des moments inoubliables.

Puisse Maîtresse Lia reposée en paix.

Christian 67.
 
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Sujet: Re: Avec grande tristesse   Aujourd'hui à 12:30Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
Pour moi, un contact virtuel……des rapports très humains…..des émotions réelles…..

Toutes mes pensées vont à Dame Lia et ses proches et amis…….
 
fluffys
 
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Sujet: Maîtresse LIA   Aujourd'hui à 18:19Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
Maîtresse LIA

Nous ne nous sommes jamais rencontrés . Maîtresse Gabrielle et VOUS avez tchatté sur le cercle de l'ouest .
VOUS VOUS étiez donné rendez vous ,tacitement , au hasard d'un prochain week end . Cela n'aura pas lieu .
Pour ma part ,VOUS m'aviez encouragé à écrire .
Maîtresse Gabrielle et moi même VOUS dédions ce texte .

CE QUE NOUS ETIONS L'UN POUR L'AUTRE , NOUS LE SOMMES TOUJOURS .

PARLEZ MOI COMME VOUS L'AVEZ TOUJOURS FAIT.

CONTINUEZ A RIRE DE CE QUI NOUS FAISAIT RIRE ENSEMBLE .

SOURIEZ , PENSEZ A MOI MAIS NE PLEUREZ PAS .

QUE MON NOM SOIT PRONONCE COMME IL L'A TOUJOURS ETE, SANS EMPHASE , SANS UNE TRACE
D'OMBRE .

JE NE SUIS PAS LOIN , JUSTE DE L'AUTRE CÔTE DU CHEMIN ,
SIMPLEMENT, HORS DE VOTRE VUE .
VOYEZ TOUT EST BIEN .

SI VOUS POUVIEZ ENTENDRE LE CHANT DES ANGES ET ME VOIR AU MILIEU D'EUX !

SI VOUS POUVIEZ VOIR LES CHAMPS ETERNELS , LES NOUVEAUX HORIZONS ET LES NOUVEAUX SENTIERS OU
JE MARCHE MAINTENANT .

SI VOUS POUVIEZ CONTEMPLER ,COMME MOI , LA BEAUTE DEVANT LAQUELLE TOUTE LES BEAUTES
TERRESTRES PALISSENT.

ESSUYEZ VOS LARMES , NE PLEUREZ PLUS

JE SUIS EN PLEINE LUMIERE



auteur inconnu .
Bon voyage Maîtresse LIA .

GABRIELLE et berny
 
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Par Mylady - Publié dans : CERCLE DES DOMINATRICES
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 18:33

Sujet: A Vous Maîtresse Lia    Hier à 14:36

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Vous ne me connaissiez pas
J’émergeais de l’éther du Web
Tout de suite vous m’avez parlé
Vous avez créé le premier lien
Nous avons dialogué
Un peu joué
Vous m’avez un peu guidé
Vous étiez comme à mes cotés
Attentive, tolérante
Vous êtes passée de l’autre coté
Dans le monde de l’Amour
Où l’Amour règne en Maître
Règne en Maîtresse
Veillez sur vos Sœurs
Qu’elles gardent en Elles votre image
Que la Paix soit avec vous Maîtresse
Du fonds du cœur
Raymond

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Sujet: Re: LIA MON AMIE   Aujourd'hui à 12:11Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post


Je reste sans voix, mais on se retrouvera Maitresse Lia...!!!!

Alain691
 
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Sujet: HOMMAGE A DAME LIA   Aujourd'hui à 12:15Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
Hommage à Maîtresse Lia
Madame
Votre sourire, Votre joie de vivre, Votre disponibilité a aider tout le monde ( Maîtresses confirmées ou débutantes, soumis) manquera à Toutes et tous. Vous répondiez présente au moment où vos Amies avaient besoin de vous. Je pense tout particulièrement à Mylady qui est effondrée et très affectée par votre disparition au pays des Dominas et a vos Amies Dominatrices que vous avez côtoyée soit lors de week-ends inoubliables ou virtuellement sur internet sur les cercles de l'est , Ouest et Yahoo où vous étiez très active. Vous saviez également trouver les mots justes pour nous les petits minous. Vous saviez donner des conseils aux jeunes Dominatrices.
Je vous ai personnellement connu et rencontré à plusieurs reprise cette année. Quelle chance que j'ai eu et je n'aurai jamais de regrets de vous avoir rencontrer. A notre première rencontre, lorsque vous m'avez accueillit il y a presque un an, je me suis sentit immédiatement en confiance. J'ai ressentit en vous ce petit quelque chose d'apaisant, ce petit truc qui détend par votre calme et votre assurance.
Maîtresse Lia, je vous promet que je répondrai présent pour soutenir et venir en aide à Mylady, je pense que je ne serais pas le seul. Vous et Elle ne faisiez qu'une seule personne. Vous arriviez à vous comprendre à demi mots et par transmission de pensées. Vous étiez comme l'on dit sur ma même longueur d'onde.
Maîtresse Lia je vous ai fait une place dans mon coeur et vous y resterez pour l'éternité.
houmba
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*******Sujet: Avec grande tristesse   Hier à 11:59Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
 

Quelle lourde perte.

Mes amitiés vous accompagnent Divine Lia.

Stéphane. Sad
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Sujet: Re: Avec grande tristesse   Hier à 12:22Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
C'est avec tristesse que j'apprends cette terrible nouvelle!!
Maitresse Lia vous resterez pour toujours dans mon coeur
Merci pour avoir pris la defance des minous lors des seances du tribunal
vous nous manquerez à tous et nous aurons une pensée pour vous chére Divine tout les soirs
Je présente mes plus sinceres condoleances à Toutes et tous membres du cercle de l'Est et principalement à Mylady ainsis qu'au noyau du cercle
houmba
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Sujet: Re: Avec grande tristesse   Hier à 13:44Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
Bonjour Mylady, à tout le cercle,
On a beau savoir que cela arrive à un moment donné, un départ si brusque et d'une personne si douce et si attachante ...ça fait mal...lo
Madame Lia au revoir et bonne continuation
Luc
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Sujet: Re: Avec grande tristesse   Hier à 16:22Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
C'est une terrible nouvelle qui me remplie de tristesse. J'ai eu la chance de rencontrer Maitresse Lia et je garderais un excellent souvenir de ces moments passés en sa compagnie.

reposez en paix au paradis Dame Lia
ptit lu
 
 
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Par Mylady - Publié dans : CERCLE DES DOMINATRICES
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 00:57

 

deces_10-de-Laura.jpg Maîtresse Laura

 

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  Ma chère Lia

 

Tes amies et amis du forum nous ont certifié ce jour, que tu es montée au Paradis des Dominatrices. Tu seras la première à l’avoir trouvé et nous te rejoindrons un jour, car je sais que tu n’aimes pas être seule. Le temps ne compte plus au Paradis.

Toute la journée d’aujourd’hui nous avons veillé pour t’y aider en allumant chacune et chacun une bougie chez soi, ce que nous ferons encore toute la semaine.

Je t’envoie toutes leurs preuves d’amitié et d’amour pour toi, je suis certaine que tu vas être heureuse.

A bientôt ma chérie, je t’aime !!!

 

Ta Mylady

 

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Au revoir, ma Lia chérie... reposes en paix, et veilles sur nous comme tu l'as toujours si bien fait.

Maitresse Petite Etoile et cerise qui sont si tristes

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Ma Lia,

Maintenant que tu es arrivée dans cet endroit où l'on peut tout entendre et tout voir, où l'on comprend tout ce qu'ici bas nous semble parfois obscur ou insensé, tu dois savoir la tristesse qui s'est emparée de nous tous.
tu nous laisses dans le désarroi ma grande. comment Toi as tu pu partir aussi vite? Te souviens tu de la première fois où nous nous sommes rencontrés pour aller chez Mylady pour aller vers cet inconnu qui nous avait réunies toutes les 5? nous sommes parties toi et moi dans ta petite voiture au gré du vent suivant un itinéraire qui n'était finalement pas très clair!!! (nous en avons bien ri à maintes reprises) Mais finalement comme tous les chemins menent à Rome, nous avons trouvé ce havre de paix niché dans la montagne où notre amitié à forci de jours en jours et de rencontres en rencontres. Combien de confidences avont nous échangé! Comme toujours tu savais trouver les mots, donner les solutions Toi que la vie n'avait pas épargnée.

Mon Dieu comment allons nous pouvoir continuer sans toi alors que je sais que tu veux que le Cercle poursuive son chemin!! Mylady est amputée au plus profond d'elle même, nous tes amies sommes orphelines d'une soeur qui nous aimait tant.

Je t'ai souvent dit que je t'aimais et tu m'as dit que tu m'aimais aussi; Je te le redis encore comme d'autres l'ont fait sur ce forum. Ne nous oublie pas ma chérie, veille sur nous et garde nous une place à côté de Toi pour que La-Haut, nous puissions continuer nos réunions.

Je t'aime ma chérie, ma cher amie, ma disciple.....
Mes hommages à toi, Maitresse Lia.

Caroline

 

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Je ne connaissais pas personnellement Lia mais je me joins à votre tristesse. Qu'elle repose en paix et reste dans nos coeurs.

Maîtresse Malicia

 

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Au revoir Lia, je suis fière de t'avoir rencontrée. Toutefois j'ai un regret,

c'est celui de ne pas t'avoir dit "JE T'AIME"

Tu auras toujours ta place dans mon cœur.

Toutes mes condoléances, Mylady , ainsi qu' aux divines et membres du cercle...

Lola

 

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Quelle nouvelle choquante, quelle tristesse de partir aussi subitement; mais je suis sûre que notre Lia repose en paix....
Elle m'a tout de suite parue rassurante, c'est vers elle queje suis allée lors que je me suis inscrite sur ce site. Elle nous a tant aidé, et maintenant elle nous a quitté. Je regrette de ne pas avoir eu l'opportunité de la rencontrer avant.
Encore une fois, mes condoléances à toi Mylady et toutes celles/tous ceux à qui elle va manquer....

Dame Laly.

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.Je suis tellement triste ! je parlais avec Lia ... il y a 2 jours sur MSN !

Tu étais tellement intelligente ... pleine de coeur pour les autres !

Heureuse de t'avoir connu en février 2010 ! JAMAIS JAMAIS je n'oublie les gens que j'aime !

Un principe de ma vie ! la mort fait partie de la vie ... je sais ! d'expériences !

SOIS HEUREUSE LIA ! je t'embrasse de toutes mes forces ... ma tenacité !

SARAH

En ce triste jour, j'ai une pensée pour tous ses proches et amis qui aimaient Lia. Pour ma part, j'ai aimé Lia dans nos échanges sur le forum de l'Est et de sa grande finesse d'esprit et de sa gentillesse à mon égard et sa dextérité dans son rôle d'avocat sur ce même forum. Je suis triste de sa disparition.
Adieu Dame Lia
chrisminou- eva



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A la Reine de la fessée que nous apprécions tant   Hier à 18:09Répondre en citant Editer/Supprimer ce message Supprimer ce message Voir l'adresse IP du posteur Faire un rapport du message à un admin ou un modérateur Verrouiller les rapports de ce post


Je me joins à p'tit lu. J'ai eu un grand moment de tristesse quand j'ai appris cela.

Je l'ai rencontré et je l'ai apprécié. J'en ai gardé un très bon souvenir car elle était adorable.

Une pensée pour elle, Mylady et celles et ceux à qui elle va manquer.

Maitresse Ariciaa
Son hommage sur son blog : http://maitesseariciaa.over-blog.com
 
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Toutes nos condoléances   Hier à 18:32Répondre en citantEditer/Supprimer ce messageSupprimer ce messageVoir l'adresse IP du posteurFaire un rapport du message à un admin ou un modérateurVerrouiller les rapports de ce post
Bonsoir,

C'est avec tristesse que j'ai appris la perte de Lia. Elle illuminait le forum, et j'ai toujours beaucoup apprécié ses interventions. Elle était douce et juste. Toutes nos condoléances à Mylady et à ses proches.

Isiss et Soumisisiss
 
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Je ne crois pas au paradis mais pour Lia , je suis sûre qu'il existe ...

Une grande Dame est partie , sans se plaindre .

Que le temps s'arrète quelques instants pour l'accompagner doucement .

Merci Lia de tes sourires ( mème virtuels ! ) et de tes mots justes , sensibles , droles , calmes et de ce respect émanant de toi .

Je m'associe au chagrin de sa famille et de ses amis .

Françoise

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  Rentrant très tardivement de Bretagne à cause des intempéries, je tiens à m'associer à l'émotion unanimement ressentie sur les cercles à la disparition de Lia.

Poussant la porte de l'ultime connaissance, Lia est partie faire un grand voyage dans un pays où il n'y a ni bureau de poste, ni réseau téléphonique. De ce fait, nous l'excusons par avance de ne pas nous donner prochainement de ses nouvelles et nous lui souhaitons un excellent voyage ainsi qu'un heureux séjour dans ce pays de sérénité où toute souffrance est abolie.

Lia, mon amie, ma soeur, nos pensées t'accompagnent dans ce long voyage au bout du temps, peut être une "tâche" à ta mesure là haut : te faire l'avocate du Diable pour que l'enfer se transforme aus
si
en Paradis.


Hanaé

 

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A suivre ................................ 

             
 
 
             

 

Par Mylady - Publié dans : CERCLE DES DOMINATRICES
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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 11:15

CE RECIT EST  UNE HISTOIRE VECUE QUI DEMONTRE MON IMAGE DE "FEMME DE CARACTERE"

ISBN 978-2-9532064-1-8

Liane LETAILLEUR

2003

 

 

  Mata-Hari.jpg

 

 

 

 

Gisèle éprouve beaucoup d’amitié pour Natacha et admire son courage. Alexandre est plus distant mais s’entend à merveille avec Michel.

Ayant acquis de l’expérience et de bonnes connaissances, l’industriel français commandite Michel pour transporter du matériel nécessaire à sa production. Il est obligé de faire le voyage en camionnette avec Yvan, Gisèle le suit en voiture avec un contremaître qui est chargé de former les ouvrières pour un nouveau produit.

Les files à la frontière polonaise ne sont pas les mêmes pour les voitures et les camions transportant de la marchandise. Gisèle est séparée de Michel mais Yvan s’occupe des formalités pour les deux véhicules. La voiture qui était devant elle, n’avançait plus. Pensant être en France, Gisèle double ce véhicule et suit les autres jusqu’au prochain arrêt, coupe le moteur pour entamer une nouvelle attente. Dans le rétroviseur, elle voit arriver deux mastodontes, le contremaître blêmit et s’aplatit sur le siège. Ils sont armés chacun d’une batte de base-ball et commencent à frapper sur le capot. Gisèle, furieuse, sort de la voiture et hurle.

-        Non mais, c’est quoi ces manières de mauviettes qui veulent s’attaquer à une femme ? Vous croyez que vous me faites peur ?

-        NO FRANCES ! POLSKI !

-        Polski ou pas, je vous interdis de taper sur ma voiture !

-        SPAEK DEUTSCH ?

-        Je viens de vous dire NO, je suis française et si vous n’arrêtez pas, vous aurez à faire à mon ami de la mafia !

 

Debout, raide comme un piquet, ses yeux violets de rage, Gisèle s’avance et saisit la batte des mains du plus maigre, surpris. Elle jette la batte au loin et lui crie en français les mots redoutés «  mafia russe » Même en français, ils ont compris et s’en vont d’un pas lent pour ne pas perdre la face devant l’attroupement amusé.

Gisèle s’installe au volant et ne voit pas son passager. Il est recroquevillé par terre, remonte sur le siège, blafard. Elle tremble d’énervement et de peur.

-        Pourquoi ne leur avez-vous pas parlé en allemand ?

-        Vous plaisantez ? Si je l’avais fait, ils m’auraient massacrée. Dans leur noix de cerveau, le français est encore la langue la plus respectée. Et que faisiez-vous sous le siège ?

-        Je cherchais mon couteau pour les attaquer.

-        A vous voir, permettez-moi d’en douter.

-        Je vous assure, j’allais le faire, et puis ils sont partis.

-        Ben voyons !

 

Plus un mot jusqu’à la frontière russe. Le même principe est instauré, les camions d’un côté, les voitures de l’autre. Le contremaître voit Yvan, il se précipite hors de la voiture, le rejoint et discute nerveusement.

-        Gisèle, le contremaître préfère monter avec nous dans la camionnette, il vient de me raconter votre aventure, nous en parlerons plus tard.

-        Je ne vais tout de même pas passer la frontière russe toute seule, Yvan !

-        Il refuse de rester avec vous, ne vous inquiétez pas tout se passera bien

-        Quelle mauviette celui-là ! Soit, je me débrouille !

 

Comme un chef, Gisèle passe d’un poste de frontière à l’autre accompagnée d’un petit douanier qui ne devait pas excéder ses vingt ans.

-        Madame, française?

-        Oui jeune homme, je suis française.

-        Vous me donnez dix dollars américains et je m’occupe de votre passage, avec moi vous n’aurez pas de problèmes.

-        Vous parlez très bien le français jeune homme, je vous en félicite ! Je suis d’accord, voilà vos dix dollars.

Les tampons se succèdent, le petit douanier est fier de présenter son amie française, les fonctionnaires lui sourient amusés et Gisèle sort du no man’s land non sans avoir posé un baiser amical sur la joue de son copain qui a rougi.

Seulement elle doit attendre Michel et ses passagers, elle stationne dans un petit renfoncement à la lisière d’une forêt et guette leur arrivée. Gisèle commence à s’inquiéter, plus d’une heure a passé, la peur s’empare d’elle. Toute seule, elle a bloqué les portières et se demande pourquoi les gens et les passagers des voitures qui passent la regardent curieusement. Elle voit enfin la camionnette, Michel s’arrête à côté de sa voiture, tout le monde descend.

-        Gisèle ! Ma Gisèle, tu te sens bien ? La peur que tu devais avoir, ma pauvre chérie !

-        C’est vous qui m’avez fait peur, je vous attends depuis deux heures !

-        Ecoutez-la, mais écoutez-la ! Elle avait peur pour nous ! Mais comment as-tu fait pour passer aussi vite ?

-        En faisant du charme à un gentil petit douanier.

-        Tu es incroyable, ma chérie ! Le contremaître nous a raconté ton coup d’éclat à la frontière polonaise, quel cran ! Je suis fier de toi.

-        Je n’avais pas à avoir peur, j’avais un homme à mes côtés.

-        Tu parles ! Il avait tellement la frousse, qu’il ne pouvait plus bouger, il nous l’a avoué. Par contre tu as été repérée depuis la Pologne.

-        Repérée ? Je ne comprends pas.

-        Une vraie traînée de poudre, tout le monde était au courant de ton exploit avec les deux gros, tous les fonctionnaires et toutes les voitures et camions, ils l’ont dit à Yvan.

-        C’est pour ça qu’ils me regardaient tous bizarrement ?

-        Ils te nomment tous la «  Madame française » Tu es la reine du jour !

-        L’adrénaline a jailli à la reine du jour, tu peux me croire, Michel, une vraie overdose !

-        Mais que leur as-tu dit aux deux fous pour qu’ils partent aussi vite ? Tu ne leur parlais pourtant pas en allemand, je t’en félicite d’ailleurs, c’était la meilleure tactique.

-        J’ai crié « mafia russe »

-        Je n’en crois pas mes oreilles, Yvan, tu entends ? A partir de ce jour tu as une consœur, ma Gisèle, c’est Mata Hari !

-        Tu es géniale, Gisèle, je te félicite. En plus tu m’as rendu un grand service, je suis devenu populaire grâce à toi.

-        Tout est bien qui finit bien, Yvan ! En route, messieurs ! Je ne tiens pas à pousser ma témérité en conduisant de nuit.

 

En arrivant à l’hôtel, le Vaguemestre-directeur et Alexandre nous accueillent chaleureusement. Le téléphone russe a fonctionné, surtout la ligne du directeur lequel a été informé par un de ses correspondants de la frontière polonaise. Il félicite Gisèle, mais se voit obligé de doubler de surveillance, ses ennemis étant nombreux.

Le séjour se passe sans encombre. Gisèle, possédant un bon sens de l’orientation pour reprendre le retour et connaissant la route, roule devant la camionnette de Michel. Elle est seule dans la voiture mais rassurée, Michel et les hommes ne sont pas loin. Par inattention, elle prend de la distance, s’aperçoit qu’une voiture est derrière elle avec quatre passagers. La voiture double Gisèle en ralentissant à sa hauteur, elle se sent dévisagée, ce sont des hommes, plutôt jeunes. Puis ils  s’arrêtent sur le bas côté, reprennent la route pour la doubler à nouveau et s’arrêtent une deuxième fois. Michel ayant compris le manège, accélère et revient à sa hauteur. Gisèle reprend ses esprits pour rouler à la cadence du camion. Elle passe normalement les douanes russe et polonaise, arrive dans la première ville et attend Michel dans une brasserie, comme convenu.

-        Tu n’as pas eu trop peur, Gisèle ? Un nouveau coup d’adrénaline, j’imagine ; Ma pauvre chérie !

-        Qui étaient ces types ? Je n’ai rien compris à leurs manœuvres, ils ne voulaient tout de même pas violer une femme de mon âge ?

-        Rien n’est moins sûr, d’après Yvan. Mais la voiture étant française, avec une femme seule à bord, ils voulaient surtout te dévaliser et s’en emparer.

-        Ils ont dû constater que tu me suivais et que tu as la même immatriculation.

-        C’était la première raison en effet, la deuxième était quand Yvan leur a plaqué sa carte du K.G.B.à la vitre en passant à leur hauteur. Ils ont compris !

-        Comme c’est excitant, mon chéri ! J’ai faim, l’adrénaline a brûlé toutes mes calories.

-        Les amis ! Mata Hari a faim !

 

Tout le monde discute et s’amuse de tous ces événements, sauf le contremaître qui ne voulait plus monter dans la voiture de Gisèle, il se confond en excuses.

Avec quel délice Gisèle aurait aimé raconter ses aventures à sa chère maman et à son adorable Suzanne ! Elle est convaincue que toutes les deux l’ont protégée, elle leur envoie une douce et tendre pensée.

 

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 18:56

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RECIT A 4 MAINS – 11ème et dernier épisode-

Par Maîtresse LIA

 

 

J’ai quitté mes amies, à  la fin de cet après midi si fort en émotions pour jean, il a repris sa place dans le coffre, mais cette fois sans doute beaucoup moins anxieux qu’à aller, bien que certainement un peu plus courbaturé. Je souriais au volant et ceux qui pouvaient me voir devaient se demander ce qui m’amusait ainsi. J’étais tout simplement très satisfaite. Mon soumis m’avait prouvé souvent depuis que je le connaissais à quel point il m’était dévoué, et aujourd’hui il en avait fait la démonstration en public.

Je possédais enfin la perle rare que j’avais si longtemps cherchée !!

 

Arrivés à la maison, j’ordonne à jean d’aller m’attendre dans la chambre, en position sur le lit. Je passe à la salle de bain me rafraîchir un peu, enfile une tenue légère, puis vais chercher dans mon secrétaire un document que j’avais préparé à tête reposée durant la semaine. Je le relis rapidement pour être sure de n’avoir rien oublié, puis retourne auprès de jean. Il est installé selon mes ordres, à 4 pattes sur le lit, fesses en l’air, la tête entre ses bras. Il glisse un regard vers moi en m’entendant arriver, il se demande visiblement ce que je lui prépare encore.

 

Je m’assoie près de lui, je passe doucement ma mais sur son dos, caresse ses cheveux, flatte ses fesses qui frémissent légèrement, ce qui me donne une idée :

-        tes fesses semblent réclamer quelque chose.. il est vrai que personne ne s’en est occupé tantôt. Je vais y remédier très vite.

-        Oh Maîtresse, le reste du corps a été bien sollicité et je ne suis pas sur qu’elles aient tant envie que ça, mais si tel est Votre bon plaisir, je l’accepterai avec joie comme tout ce qui vient de Vous.

-        Auparavant lis ce document, et si tu es d’accord avec ce qu’il contient tu le recopieras de ta main et tu le signeras de ton sang.

 

         Je vois le regard de jean s’éclairer, il a sans doute compris ce que contient ce papier, il s’en saisit, et le lit avidement, son sourire s’élargit, et dans le même temps ses yeux s’embrument. Il prend ma main et la baise avec une infinie tendresse.

 

-        Madame Vous ne pouviez me faire plus grand plaisir que de m’offrir ce contrat, qui, pour moi équivaut à un mariage. Voulez vous que je le recopie immédiatement ?

-        Non, tu feras cela tranquillement, en t’appliquant à en faire une œuvre d’art, sur parchemin, tu as un don pour le dessin tu pourras y ajouter quelques enluminures. Par contre la signature se fera devant moi, je te piquerai le doigt pour que tu utilises ton sang et nous ferons une petite fête pour l’occasion.

-        Merveilleuse idée ma chère Maîtresse, j’amènerai du champagne,  et Vous préparerai un repas de fête.

-        Tu prendras à partir de cette date un nouveau nom, que moi seule utiliserai, ton nom de soumission : « MIEN »

-        Maintenant afin de marquer encore plus cette journée dans ton souvenir, je vais t’appliquer 50 coups : 30 de cravache et 20 de canne. Chaque fois que tu t’assiéras, et tout particulièrement pour recopier ton contrat, la douleur des marques t’aidera à t’appliquer encore plus pour me satisfaire.

 

Sans rien dire, il reprend sa position sur le lit, m’offrant la blancheur de ses fesses à rougir. J’attache un lien aux bracelets de ses poignets que je relie à ceux de ses chevilles, puis fixe la barre d’écartement qui maintient celles-ci bien écartées. Je me recule un peu pour admirer le tableau, je ne peux m’empêcher de déposer un baiser sur les fossettes qui creusent les fesses de chaque côté. Un gémissement de bonheur m’en remercie.

 

Je saisis ma cravache préférée, terminée par une petite main de cuir qui laisse de jolies marques rouges. Je commence assez doucement, il compte avec application, j’augmente progressivement la force des coups, des stries s’inscrivent sur la blancheur de la peau. Une pause après les 15 premiers, quelques caresses et les 15 suivants sont beaucoup plus énergiques, et tirent à jean quelques plaintes. Je m’assoie un instant à ses côtés, j’ai besoin d’un peu de repos, il tourne la tête vers moi et m’adresse un sourire mouillé, je pose un baiser sur ses lèvres, encouragement pour la suite, car je sais qu’il craint beaucoup la canne. Quelques minutes de détente, et je passe l’instrument sur tout son corps qui frémit et se crispe dans l’attente du premier coup, je prends tout mon temps, j’aime ces instants où le soumis ne sait plus s’il doit apprécier le calme ou souhaiter que l’attente prenne fin ..

 

Le premier coup arrive en plein milieu de la croupe, il pousse un petit cri avant de dire 31, les suivants s’étagent, parallèles, 10 sur chaque fesse, la voix s’enroue un peu plus à chaque chiffre. Enfin le 50 est annoncé avec un visible soulagement et un long soupir, tout le corps se détends, s’affaisse. Je prends sa tête entre mes mains pour la lui lever, ses yeux sont pleins de larmes, une grosse goutte roule sur ma main, mais il trouve quand même le courage de plaisanter un peu :

-        Merci Maîtresse, je penserai beaucoup à Vous ces prochains jours.

        

Je le détache, et lorsqu’il se lève avec difficulté je le prends par la main et l’entraîne devant la glace pour lui faire admirer les stries qui marquent son fessier. Il plaisante toujours :

-        joli travail Madame ! Chaque fois que j’écrirai un J je verrai une canne inversée.

Je lui applique une grande claque pour lui apprendre à respecter mon travail, mais en même temps je ne peux retenir un fou-rire, qui le gagne aussi. Nous rions tous deux en nous regardant dans le miroir. Instants de détente et de douceur quand son bras vient se glisser autour de moi, et son regard fixe le mien dans notre reflet pendant qu’il me dit :

-        Madame cette journée, si riche, restera gravée dans mon souvenir. Je Vous aime de tout mon cœur, Vous le savez ! Ce contrat sera la concrétisation de mon Amour pour Vous, en tant que soumis mais aussi en tant qu’homme !

-        Merci pour cette déclaration, je l’apprécie à sa juste valeur, et tu sais que je partage ce sentiment.

-        Va te rafraîchir un peu, tes fesses vont sûrement aimer un peu d’eau fraîche, et tu iras nous préparer un petit en-cas, je n’ai pas très faim ce soir, mais tu as sans doute besoin de te restaurer !

-        J’y cours Madame, Vous allez voir, je vais vous faire quelque chose qui va vous mettre en appétit.

 

         Je le regarde se précipiter. J’ai décidément beaucoup de chance de l’avoir trouvé, je savoure mon bonheur en allant m’installer dans mon canapé ; quelques minutes après il est à mes pieds avec un apéritif et quelques biscuits. Il a juste mis son petit tablier, et je souris en regardant ses fesses rougies sous la coque des attaches. Il repart à la cuisine, il semble voler, il est visiblement sur un petit nuage, très heureux. Il faut si peu de choses pour rendre un soumis heureux finalement !! Il lui faut à peine un quart d’heure pour apporter un joli plat de crudités et charcuteries, si bien présenté qu’effectivement cela me donne faim. Nous le dégustons ensemble, j’adore le voir se tortiller de temps à autre sur sa chaise avec une petite grimace. Dès le repas fini je donne le signal du coucher, je n’ai pas fait grand-chose aujourd’hui, mais je suis malgré tout fatiguée et je pense qu’il doit l’être encore plus. Il me fait un long massage avant de s’écrouler à mes côtés, endormi.

 

Le week-end suivant c’est la fête du contrat. Jean est arrivé les bras chargés de sacs, il s’est installé en cuisine, m’interdisant presque d’y aller, « surprise » dit-il.. J’en profite pour aller faire un petit tour à la piscine, quelques longueurs me relaxent de ma semaine de travail, assez stressante. Je fais le vide, je sais que je vais passer une excellente journée, je n’ai rien prévu de spécial, je laisse jean organiser, c’est agréable de se laisser chouchouter, je lui fais entière confiance !

 

Lorsque j’arrive, d’appétissantes effluves m’accueillent en même temps qu’un soumis jovial qui me débarrasse, et m’entraîne dans le salon, m’installe confortablement et s’agenouille à mes pieds en me tendant un rouleau noué d’une faveur, dans laquelle est glissée un bouton de rose blanche . J’apprécie la présentation, et déroule le parchemin avec une émotion non dissimulée. Le contenu tient les promesses de mon soumis, un texte écrit à l’encre de chine, une calligraphie parfaite, et de jolies enluminures ornant chaque paragraphe. J’admire et je félicite l’auteur de ce chef d’œuvre. Je lui ordonne de fabriquer un cadre dans lequel exposer son travail. Je le vois rougir sous mes compliments, il est vrai que je n’en fais pas souvent, mais là ils sont amplement justifiés.

Toujours à genoux, il me tend un petit cutter et sa main gauche, je saisis l’outil et le glisse sur l’extrémité de son majeur, quelques gouttes de sang perlent aussitôt. Il a préparé une minuscule coupelle dans laquelle il laisse couler le sang, assez pour pouvoir y plonger la plume avec laquelle il signe de son nouveau nom, puis il me le tends, je n’avais pas imaginé signer moi aussi avec son sang, mais pourquoi pas… Nos noms figurent maintenant en bas du Contrat. Il a également prévu un petit sparadrap pour arrêter l’épanchement. Il pense vraiment à tout ! Je reste plongée dans le ravissement devant son œuvre, il est toujours à mes pieds, son regard qui ne me quitte pas me ramène au présent. Je reprends pied, et lui demande de nous servir ce fameux repas mystère. Je l’autorise cette fois encore à déjeuner avec moi, c’est fête ! le champagne emplit nos coupes et nous grise un peu.. La vie est belle !!

 

 

Les jours ont coulé, mon soumis a encore progressé dans sa soumission au fil des mois. Mes exigences sont de plus en plus grandes, les punitions se succèdent et l’amènent à quelque chose qui ressemble presque à de l’esclavage : un regard, un geste de ma part et mes souhaits, même non exprimés, sont réalisés. Mes amies me l’envient, certaines ont même essayé de le détourner de moi. Seulement son amour est inconditionnel, et moi seule compte pour lui ! Il a déménagé et s’est installé chez moi, il est tout à la fois : homme de ménage, cuisinier, secrétaire, il se débrouille pour gérer son entreprise en même temps, je me demande même souvent comment il arrive à tout conjuguer, mais le fait est là, tout est toujours fait, et bien. Je ne lui dis pas bien sur combien j’en suis satisfaite, je dois continuer à trouver des fautes de temps à autre pour satisfaire mon sadisme latent.. et son masochisme par la même occasion ..  Je suis une dominatrice pleinement heureuse !

 

*************************************************************************************

 

Que de tension, d'impatience de bonheur pour suivre vos récits ma chère amie Lia et mon fidèle fidèle.

 

 

Nos lecteurs vous félicitent et moi je vous remercie de votre imagination fertile  digne d'écrivains  (méconnus certes) mais oh combien   remplie de bonheur .

 

A bientôt

 

Mylay

 

 

 

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 20:12

écrivains

 

Anne s’éloigne, suivie d’Emilie qui se confond en remerciements, elle embrasse sa belle-fille. William observe l’effusion de sa mère et s’approche.

-        Que se passe t-il encore avec mes petites femmes bien-aimées ?

-        Anne a réussit à convaincre papa de partir un mois en Autriche. Il a même avoué ses faiblesses de ces derniers mois, pourtant elle n’a absolument rien dit de mes soucis. Je me demande comme elle arrive à transmettre ses pensées.

-        Tu devrais dire ses volontés, maman ! Personne ne lui résiste, tu en as la meilleure preuve avec papa, ce qui n’est pas peu dire.

-        Je suis certaine que Georges et Elisabeth lui viennent en aide du haut du ciel, elle ne pourrait avoir cette force toute seule.

-        Détrompes-toi, maman !

 

Anne remplie son devoir d’hôtesse au bras de William, celui-ci est sollicité par un collègue et s’excuse auprès d’elle. Tout en continuant d’honorer ses hôtes, la jeune maman se dirige vers une femme qui semble l’observer depuis un moment. C’est Alice, l’épouse d’un ouvrier de William, sa fille se tient à ses côtés.

-        Quelle magnifique journée, Alice, ne trouvez-vous pas ?

-        Oui, Lady Anne, vos enfants sont superbes. Je vous présente ma fille Pierrette.

-        Je suis ravie de faire sa connaissance, c’est une belle jeune fille, vous devez en être fière !

-        Je l’étais jusqu’à ce jour, mais nous avons un problème. Pourrions-nous vous rendre visite prochainement ?

-        Volontiers, Alice ! Dés demain si vous voulez, je vous propose à 17 heures pour le thé.

-        Nous vous remercions, Lady Anne !

 

La journée se termine, les invités partent les uns après les autres non sans féliciter une dernière fois les heureux parents. Maxime, remercie chaleureusement ses amis, son épouse Claire s’efforce de sourire.

-        Je suis fier de mon petit filleul, William ! Me permettez-vous de le gâter et de lui rendre visite régulièrement ?

-        Ne le gâtez pas trop tout de même, Maxime ! Vous êtes toujours le bienvenu, vous avez accepté cette responsabilité, votre présence est légitime.

-        J’aimerais en finir avec ces mondanités, nous pourrions nous tutoyer, ne faisons-nous pas partie de votre famille, William ?

-        Tu as raison, Maxime, avec grand plaisir ! Anne semble apprécier ton souhait, tu connais sa simplicité.

-        Tu es comblé, William !

 

Claire rougit de colère, l’allusion de son époux était désobligeante, Anne comprend son état et la prend par le bras.

-        Avant de nous quitter, Claire, j’aimerais vous faire visiter nos écuries, je sais que vous êtes passionnée d’équitation comme moi.

-        Avec plaisir, Anne, je vous suis !

-        Je vous suggère de nous tutoyer également, ne sommes-nous pas de grandes amies ?

-        Oui, Anne ! Je te remercie de ne pas m’en vouloir. Maxime a raison, je me sens inutile.

-        Je sais, Claire. Je te propose de venir régulièrement, nous pourrons faire des balades à cheval dans les forêts, ou pouponner, qu’en penses-tu ?

-        Tu es admirable, Anne ! Ta compagnie me fera le plus grand bien, c’est avec joie que j’accepte ta proposition.

-        Regarde comme ils sont beaux, Claire ! Je te présente Pénélope, c’est une jument très douce, tu pourras la monter tant que tu voudras. Et voici mon fougueux étalon Ulysse, il n’accepte que moi, c’est un coquin mais il m’adore et c’est réciproque.

-        Comment ne pas t’aimer, Anne ? Ils sont magnifiques, je peux rester un peu avec Pénélope ?

-        Elle t’aime déjà, Claire.

 

Leur appartement à la Préfecture, aussi grand et luxueux soit-il, ne dispose pas des espaces verts du château. Claire est subjuguée, reconnaissante également de pouvoir s’adonner à son sport favori. Anne est convaincue qu’elle retrouvera ainsi la joie de vivre, qu’elle sera heureuse d’être auprès des jumeaux et que sa jalousie s’estompera. Les jeunes femmes rejoignent leurs époux, Maxime est stupéfait de constater l’air radieux de Claire.

-        Tu as raison, Maxime, Anne est formidable !

-        Et toi, tu es transformée, ma chérie ! Quel miracle a t’elle encore opéré ?

-        Celui d’être mon amie !

 

William propose de les garder pour dîner afin de sceller cet événement. Le couple accepte volontiers et se joint à cette grande tablée. La famille autrichienne profite de leur dernière soirée en Alsace et trinquent joyeusement. Emilie et Herbert sont satisfaits de cette merveilleuse journée à laquelle ils ont activement contribué. Les jumeaux et la petite Stéphanie dorment paisiblement dans la nursery. Stéphane et Rose participent au repas, car eux aussi, dorénavant, font partie de la famille.

 

Alice et sa fille se présentent le lendemain comme convenu. Anne les reçoit dans son boudoir, les invitées admirent la finesse de la décoration. Un petit bureau de style Empire, un charmant secrétaire, des Voltaires confortables, une liseuse placée devant la cheminée éteinte, une bibliothèque avec des livres anciens et contemporains, une table ronde dressée avec goût, agrémentent cette délicieuse pièce. On y est enclin aux confidences dans cette atmosphère égayée de magnifiques bouquets de fleurs. Anne leur propose de s’installer à table pour prendre le thé. Elle bavarde gentiment avec elles pour les mettre à l’aise.

-        Ces pâtisseries étaient délicieuses, Lady Anne.

-        Madeleine est une fée, elle adore les confectionner, je vous remercie pour elle ! Nous pourrions parler de votre problème, Alice.

-        J’ai longuement hésité, mais je sais que je peux vous faire confiance. C’est très délicat, il s’agit de Pierrette.

-        Je vous écoute !

-        Elle va avoir dix huit ans dans deux mois, elle est enceinte de huit semaines, mon mari n’est pas au courant, elle a été violée, Lady Anne !

-        Violée ? Et par qui ?

-        Je n’ose vous le dire, mais Pierrette est formelle.

-        Si vous êtes là, Alice, c’est pour me confier votre malheur.

-        Oui, Lady Anne. Le coupable, c’est Pierre, le fils de votre ami Edmond.

-        Le jeune Pierre ? Mais c’est incroyable, comment est-ce arrivé ? Est-il au courant de son état ?

-        Non, vous comprendrez que nous n’avons pas osé en parler, encore moins le dénoncer. C’était suite à une soirée en discothèque, Pierre a proposé à ma fille de la raccompagner, elle a accepté. Ses copines l’ont vu s’éloigner avec lui, jamais elles ne pourraient croire à un viol. Pourtant ma fille me jure qu’elle n’avait nullement l’intention de faire l’amour avec lui.

-        Alors il faut croire à sa franchise. Laissez-moi quelques instants pour réfléchir, Alice.

Anne est outrée, Pierre lui semblait être un charmant jeune homme, il accompagnait souvent ses parents en venant au château. Ce garçon ne peut pas être vraiment mauvais.

-        Pierrette, peux-tu me dire pourquoi tu as accepté qu’il te raccompagne ? Avais-tu une attirance envers lui ?

-        Nous sommes copains depuis longtemps, Lady Anne, je n’y voyais aucun mal. Je l’aime bien, oui !

-        Ne te semblait-il pas qu’il puisse éprouver un sentiment envers toi ?

-        Nous n’en avons jamais parlé, nous ne nous sommes même pas embrassés, je ne sais pas ce qui lui a pris. Il faut dire qu’il avait un peu bu, peut être même beaucoup. Je me suis débattue mais il est si fort, il a déchiré mes vêtements.

-        Les as-tu toujours ? En as-tu parlé à ta mère aussitôt ?

-        Oui, je les ai cachés, j’en ai parlé à maman le lendemain, je ne voulais pas la réveiller et surtout pas en parler à mon père.

-        Je te comprends, ne t’inquiète pas, Pierrette ! Seulement je me demande comment je peux vous aider.

-        Je suis si malheureuse, Lady Anne ! J’ai même pensé avorter, mais je suis encore mineure, mon père ne me le pardonnera jamais.

-        Ton père n’a rien à te pardonner, tu n’es qu’une victime. Mais je pense avoir trouvé une solution. Tu reviens seule demain, à la même heure et tu m’apportes tes vêtements déchirés, je convoque Pierre une demi-heure plus tard.

-        Je n’oserai jamais être confrontée à lui !

-        Il le faudra pourtant, Pierrette ! Tu attendras à la nursery pendant que je discute avec lui et selon sa réaction, j’aviserai.

-        Oui, Lady Anne.

 

Alice console sa fille et remercie Anne de ses attentions, même si celles-ci ne peuvent aboutir à un dénouement satisfaisant. La médiatrice trouve un prétexte pour convoquer le jeune Pierre, passionné d’horticulture. Elle lui demande de la conseiller pour agrémenter son parc de haies et prévoir une aire de jeux pour les enfants. Ce qui, tout compte fait, lui semble indispensable.

 

Pierre s’attendait à trouver Anne dans le parc, mais Stéphane l’invite à le suivre au boudoir.

-        Bonjour Pierre, c’est gentil d’être venu, tu vas bien ?

-        Bonjour, Lady Anne, merci et vous ?

-        J’irai droit au but, Pierre ! Assieds-toi !

-        Oui !

-        Reconnais-tu ces vêtements ?

 

Pierre rougit affreusement, le ton de son interlocutrice présage une sanction sévère. Il reconnaît les vêtements déchirés, une envie de fuir l’envahit mais il reste cloué dans son fauteuil. Anne attend patiemment sa réponse en changeant d’attitude, il ressent comme une compassion.

-        Je les reconnais, Lady Anne. Ce sont ceux de Pierrette.

-        Et qu’aurais-tu à me dire, Pierre ?

-        Pardon ! Je suis conscient de mon acte, je n’en dors plus depuis, je suis malheureux.

-        Et pourquoi es-tu malheureux ?

-        Parce que j’aime bien Pierrette, je ne cherche pas d’excuses, je suis impardonnable.

-        Au moins as-tu le mérite d’être sincère, Pierre. Seulement voilà, ce n’est pas tout, un  acte aussi vil demande réparation. Les conséquences sont graves, Pierrette est enceinte !

-        Oh ! Mon Dieu !

-        Comme tu dis ! Mais je ne veux pas te brusquer, je vais te laisser avec elle, tu lui demanderas pardon, et vous essayerez de trouver une solution. Par contre celle-ci sera décidée en toute connaissance de cause, il ne sert à rien de précipiter les évènements.

-        Ses parents sont au courant ? Les miens me tueraient, Lady Anne !

-        Uniquement sa mère et pour le moment, nous ne dirons rien à son père ni à tes parents, c’est à toi de le faire. Je vais chercher Pierrette, elle est avec nos bébés.

 

Anne se veut rassurante auprès de Pierrette, elle sourit en la voyant s’occuper des jumeaux. La jeune fille rejoint Pierre au boudoir en refermant la porte derrière elle. Après un long moment ils ressortent ensemble, Anne les attend dans le parc et les conduit à l’endroit qu’elle envisage pour l’aire de jeux. Pierre lui présente ses idées et lui propose de lui dessiner un plan.

-        Maintenant vous allez me dire ce que vous avez décidé. Je veux que ce soit Pierrette qui réponde !

-        Pierre m’a demandé pardon, Lady Anne. Nous éprouvons un autre sentiment mais ne savons pas encore lequel.

-        Ne précipitez rien, mes enfants ! Apprenez à vous apprécier, l’amour profond ne se commande pas. Comptes-tu toujours avorter, Pierrette ?

-        Non, Lady Anne ! Pierre en serait malheureux et moi aussi, nous en avons parlé.

-        Revenez me rendre visite dans deux semaines, d’ici là vous devriez vous voir le plus souvent possible, mais chez vos parents respectifs. Ensuite nous aviserons.

-        Qu’aurions-nous fait sans votre aide, Lady Anne ?

-        Vous auriez été malheureux toute votre vie, mes chéris ! L’essentiel est que tu aies pu comprendre et pardonner, Pierrette. Tout cela restera entre nous.

 

Ils repartent en se tenant par la main, William les croise en les saluant, amusé de leur comportement. Etonné de leur présence, il pose la question à son épouse. Anne lui parle du projet de l’aire de jeux pour les enfants qu’elle veut confier à Pierre. Il ne sert à rien d’informer William qui éprouverait probablement une aversion envers le jeune homme et une gêne profonde envers son ami Edmond.

-        Ce n’est pas un peut tôt pour songer à une aire de jeux, ma chérie ?

-        Les haies auront le temps de pousser en même temps que les jumeaux et Stéphanie, William.

-        Suis-je bête ! C’est évident, tu penses vraiment à tout. Mais tu as raison d’avoir fait appel à Pierre, il est vraiment doué ce garçon.

-        Comment s’est passée ta journée ?

-        Figures-toi que j’ai enfin une ouverture vers la Californie. Ils ont mis du temps mais ma patience et ma ténacité ont porté leurs fruits, si l’on peut dire sans jeu de mots. Compte tenu des quantités, je serai obligé de transférer des commandes aux autres viticulteurs.

-        C’est une merveilleuse nouvelle, William ! Nos amis te seront reconnaissants et redevables, la région sera prospère. Surtout que la production de cette année promet une quantité supérieure aux dernières.

-        En sauvegardant la qualité, ce sera un millésime. Une merveilleuse année avec nos bébés, mon amour. Sont-ils toujours aussi sages ?

-        Elisabeth est déjà plus turbulente que Philippe, mais ils sont adorables tous les deux.

-        Ne dit-on pas : telle mère, telle fille ?

-        Alors ça promet, je plains déjà son époux ! Mon pauvre William !

-        Mais je ne m’en plains pas du tout, bien au contraire !

-        Dans mes bras mon cher époux !

Depuis la naissance des jumeaux, William redouble de fougue envers son épouse. Leurs actes sexuels deviennent très érotiques, les préliminaires plus longs et voluptueux. C’est tout naturellement qu’Anne dirige leurs ébats, des fantasmes surgissent de leurs esprits. William lui propose qu’elle lui bande les yeux, elle se prend au jeu en le surprenant de maintes caresses.

-        C’est délicieux, de te voir à ma merci, William !

-        Et pour moi de m’abandonner à tes caresses, mon amour.

-        N’appelle t’on pas cela de la soumission ?

-        Tu es ma Dominatrice, Lady Anne !

-        Oui, Willy !

 

C’est de façon spontanée qu’elle lui donne ce diminutif, tout autant que William la reconnaît comme dominatrice. Anne, soucieuse de leurs relations sexuelles, songe à se documenter sur ces pratiques méconnues mais sensuelles. Cette découverte l’émoustille, elle prend les tétons de Willy entre ses dents et les mordille. Le sexe de son époux gonfle et se dresse à la verticale, ses gémissements emportent Anne, elle s’empale sur cette verge tendue. La surprise est telle que son orgasme s’accompagne d’une ondée faramineuse, rarement ressentie, elle bouge ses fesses avec des mouvements langoureux, elle crie sa délivrance, William éjacule aussitôt dans un râle de plaisir. Ils restent ainsi accouplés, rompus, le temps de retrouver leurs esprits.

-        Je vous appartiens, Lady Anne !

-        Toujours davantage, Willy !

-        Prenez mon corps pour vos plaisirs !

-        Dès que j’en éprouve l’envie, de jour ou de nuit, Willy !

-        De souffrir pour vous, de ramper devant vous, de vous lécher les pieds !

-        Ta bouche et ta langue dans mon sexe !

-        Pour vous faire jouir et m’abreuver de votre liqueur !

-        Alors lèche mon clitoris et fais-moi jouir, encore et encore, Willy !

 

Il s’exécute admirablement, Anne éprouve un déferlement d’orgasmes, elle est redevenue insatiable. Willy lèche et boit sans se lasser, il se sent contraint de donner du plaisir à sa Lady en patientant entre chaque ondée. Anne, éreintée mais heureuse, le repousse enfin, elle lui enlève le bandeau et le prend dans ses bras. Ils s’endorment au petit matin.

Le regard de William a changé, il est devenu humble et grave, ils sont seuls au petit-déjeuner.

-        J’aime ce regard, William !

-        Tu as révélé ma condition, Anne.

-        Cependant, je ne veux pas que les autres puissent la déceler.

-        Ne t’inquiète pas, je saurai différencier les situations. Nos jeux resteront intimes.

-        Et seulement selon mes désirs.

-        Oui, Lady Anne ! Je vous aime, je t’aime !

 

William, toujours matinal pour se rendre à l’exploitation, retarde son départ. Il n’a pas envie de quitter sa Lady, celle-ci se voit obligée de le bousculer. Elle sent qu’un désir l’empêche de bouger, Anne réfléchit aux paroles murmurées la veille. Elle a trouvé ! Pieds nus dans ses mules, d’un signe, elle signifie à son époux de se mettre à genoux.

-        Lèche mes pieds et applique-toi, Willy !

-        Quel bonheur, Lady Anne !

-        Ensuite tu files au travail, tu dois être productif !

-        Oui, ma Lady !

-        Et ne t’avise pas de rentrer plus tôt que d’habitude !

-        Pourtant, j’ai déjà hâte de vous retrouver, Lady.

-        Justement, je te connais trop bien !

-        Je vous le promets, ma Lady.

 

Anne le laisse encore lécher ses pieds quelques instants puis elle le repousse de la jambe. Willy a compris et redevient William en l’embrassant tendrement. Avant de faire sa toilette, Anne se rend à la nursery, les jumeaux l’attendent sagement malgré son retard. Rose leur a déjà donné leur bain, ils sentent bon le savon, le talc et l’eau parfumée. Les biberons sont prêts, Anne les installe côte à côte pour les faire boire à deux mains. Elle leur a donné cette habitude, ils se tiennent correctement et avalent doucement leur nourriture du matin. Tous les jours, elle joue avec eux durant une heure  matin et  soir en leur racontant une histoire ou fredonnant une chanson pour les endormir.

Dans son bain, Anne se remémore cette folle nuit de découvertes. Il faut qu’elle consulte la bibliothèque, il lui semble avoir vu plusieurs livres qui n’avaient pas particulièrement retenu son attention jusqu’à ce jour. Habillée, elle retrouve son boudoir et consulte les auteurs inconnus. Apollinaire, Verlaine, Maupassant, Nerciat et Sade font partie des anciennes éditions. Elle les feuillette les uns après les autres, se demandant pourquoi ses parents avaient de telles lectures. Leur héritage est confirmé, leur fille apprécie, comme eux.

Tous les matins, elle s’adonne à la lecture de ces récits après avoir reçu Stéphane pour consulter les comptes et donner ses directives d’intendance. Elle en parle avec William durant leurs soirées intimes, installés confortablement au salon. Willy, instinctivement se met à terre, à ses genoux pour écouter et commenter les passages sélectionnés par sa Lady.

-        Je veux que tu ailles dans une librairie spécialisée et choisir des livres et des revues plus récentes, Willy !

-        J’irai dés demain, Lady Anne !

-        Je t’interdis de les lire avant moi !

-        Je vous le promets !

-        Depuis quand éprouves-tu ces fantasmes ? L’as-tu déjà réalisé avec une autre dominatrice ?

-        Depuis mon jeune âge, Lady. J’étais toujours en admiration devant ma tante Helga. Hautaine, directive, méchante, elle me fascinait. J’ai rencontré plusieurs fois une dominatrice professionnelle en Californie.

-        Tu ne m’en as jamais parlé pourtant, pourquoi ?

-        Je n’osais pas, d’une part de peur de vous offusquer mais d’autre part dès le premier instant où je vous ai rencontrée, je l’ai pressenti à votre regard.

-        Nous avons mis du temps pour l’extérioriser, William.

-        Ma patience est récompensée, ma chérie.

 

Une promenade est prévue avec Claire, elle arrive souriante au château, déjà vêtue de sa tenue de cavalière. Anne la reçoit amicalement et l’invite dans un premier temps à rendre visite aux jumeaux. Elle tient à l’habituer à leur présence afin de l’aider à oublier son malheur et apprendre à aimer les enfants. Claire prend Philippe dans ses bras, le bébé lui fait de grands sourires.

-        Le petit filleul de Maxime m’a reconnue, Anne !

-        La marraine d’Elisabeth lui manque beaucoup. Tu accepterais de la remplacer de temps en temps, Claire ?

-        Avec joie, je pourrai la gâter aussi ?

-        Comme Maxime avec Philippe, mais soyez raisonnables !

-        C’est l’heure de leur promenade, non ? Si nous y allions ensemble ?

-        Et notre projet à cheval ?

-        Plus tard, d’abord les bébés, Anne !

 

Le résultat a dépassé les espérances d’Anne, le sourire complice de Rose la félicite. Les deux mamans et la marraine par intérim bavardent allègrement en promenant les enfants dans les allées du vaste domaine. C’est déjà l’heure du thé.

-        Il va falloir changer nos habitudes, Claire.

-        Oui, notre ballade est compromise aujourd’hui, mais tu ne peux savoir le plaisir ressenti grâce aux gazouillis de ma petite Elisabeth.

-        Nous allons convenir d’une journée entière par semaine, le matin pour l’équitation et l’après-midi avec les enfants.

-        Je suis heureuse, si heureuse ! Merci ma grande amie !

-        Tu le mérites, Claire !

 

William s’est empressé, comme un enfant, d’acheter plusieurs livres et revues sur la domination. Délicatement, pour prouver son obéissance, il a demandé au vendeur d’en faire un paquet cadeau. Au salon, il le présente humblement à sa Lady en se mettant à genoux devant elle. Anne défait le paquet lentement et minutieusement, l’impatience de Willy la transperce d’un plaisir sadique. Cette nouvelle sensation prouve sa prédisposition à aimer faire souffrir psychologiquement. Chaque être possède deux facettes. En ce qui la concerne : bonne, généreuse, douce, aimante d’un côté et sadique, machiavélique, hautaine, sensuelle de l’autre. Les facettes de William sont complémentaires : dirigeant, sévère, méthodique, intransigeant d’un côté et humble, obéissant, affable, sensuel de l’autre. La philosophie de Sade s’avère exacte.

Anne découvre la carte accompagnant le cadeau.

 

«  Pour ma tendre Anne et Hautaine Lady,

 

Je te remercie de ton ouverture d’esprit. Je Vous remercie de Votre bienveillance.

Je te remercie de ton amour. Je Vous remercie de votre sensualité.

Je te remercie d’être mon épouse. Je Vous remercie d’être ma Maîtresse.

Je te jure fidélité et soutien. Je Vous jure obéissance et dévotion.

Je t’aime. Je Vous vénère !

 

William, Willy »

 

Anne, émue le serre dans ses bras et l’embrasse tendrement. Ses sentiments sont contradictoires, elle aimerait lui prouver son amour, mais également lui faire subir l’abstinence. Lequel de ces sentiments l’emporte ?

-        Willy ! Tu vas m’attendre sur le lit, nu, les yeux bandés !

-        Oui, Lady Anne.

-        Je veux feuilleter quelques-unes de ces revues en prenant mon temps !

-        Oui, Lady Anne.

-        Je t’interdis de te toucher, tes mains seront derrière le dos !

-        Promis, Ma Lady.

-        File, Willy !

-        De suite, Maîtresse !

 

En lisant les articles sur certaines méthodes et pratiques de domination, Anne éprouve de véritables jouissances. William n’a choisit que les thèmes d’hommes soumis, cependant il y a quelques textes et images de femmes de même nature. Anne est surprise de ressentir des ondées de plaisirs en observant ces femmes nues dans des positions obscènes, livrées à des Dominatrices munies de superbes cravaches. Willy doit être impatient mais Anne ne peut s’empêcher de poursuivre ses lectures sans se rendre compte de l’heure tardive. Fatiguée, elle prend ses livres et revues ainsi que la carte pour les mettre sous clé dans le secrétaire du boudoir.

Willy est endormi nu sur le lit, les yeux bandés mais en position de fœtus. Anne se glisse doucement sous les draps pour éviter de le réveiller. Le lendemain matin, William se confond en excuses.

-        Tu mérites d’être puni, je t’ai ordonné de m’attendre, Willy !

-        J’en suis conscient, Ma Lady. Comment puis-je me faire pardonner ?

-        Par deux nuits d’abstinence ! Cela t’apprendra à me désobéir !

-        Vous êtes dure, Maîtresse.

-        Trois ! Suite à cette réflexion !

-        Pardon, Lady Anne.

 

Satisfaite de son emprise, voir étonnée, Anne vaque à ses occupations avec une nouvelle énergie. Leur délai de réflexion arrivé à terme, Pierre et Pierrette ont obéi à sa convocation. Le jeune homme remet son plan qui satisfait pleinement la maman, elle le félicite pour son talent en lui suggérant de le réaliser.

-        Ce sera avec plaisir, Lady Anne, mais j’insiste pour ne pas être rémunéré.

-        Je pense avoir compris la raison. Qu’avez-vous décidé ?

-        Nous avons découvert nos sentiments, nous nous aimons Lady Anne !

-        C’est merveilleux, mes enfants ! Vous en êtes certains ?

-        Je vous le jure ! Nos parents sont ravis, ils nous acceptent réciproquement.

-        Avez-vous parlé mariage ou vie commune ? Savent-ils que Pierrette est enceinte ?

-        Oui, Lady Anne, depuis hier, nous ne pouvions vous faire cet affront. Mes parents préconisent le mariage en accord avec ceux de Pierrette et nous-même.

-        Je suis la première à vous féliciter.

 

Anne s’adresse à Pierrette.

-        Tu es amoureuse de Pierre, ma chérie ? Il ne faut pas que votre union soit basée sur une obligation, elle serait vouée à l’échec !

-        Bien au contraire, Lady Anne, je suis comblée de bonheur, j’aime Pierre de tout mon cœur.

-        L’incident est oublié et pardonné ?

-        Au point que je me demande si je n’étais pas un peu consentante ?

-        Alors garde ce sentiment dans ton esprit et n’en parlons plus !

-        Maman avait raison de vous consulter, Lady Anne. Elle est dehors et aimerait vous remercier de vos bontés.

-        Petits malheureux ! Allez vite la chercher !

 

Alice, les bras chargés de fleurs et de pâtisserie, s’empresse d’embrasser sa bienfaitrice. Elle pleure de joie, n’arrive pas à sortir un mot, Anne ouvre l’emballage du gâteau.

-        Ce kouglof est sublime, Alice, j’ai envie de le déguster sur-le-champ. J’en ai l’eau à la bouche.

-        Il est frais de ce matin, Lady Anne.

-        Asseyez-vous les enfants, vous êtes certainement aussi impatients que moi ! A vous l’honneur de le découper Alice.

-        C’est si peu par rapport à votre bienveillance, Lady Anne. Je ne pourrai jamais suffisamment vous prouver ma reconnaissance.

-        Madeleine fait de délicieuses pâtisseries, mais le kouglof n’est pas son fort et je l’adore, vous comprenez mon allusion, Alice ?

-        Avec joie, Lady Anne. Je vous l’apporterai tous les dimanches à l’aube. Et autant que vous désirez si vous avez des invités.

-        Vous voilà promue pâtissière spécialisée du château, Alice !

-        Quel bonheur !

 

L’heureux dénouement satisfait pleinement la médiatrice, elle se félicite de son inspiration. Le scandale aurait été terrible et aurait ruiné la vie et la carrière de ce jeune écervelé. Sans compter le désastre et la honte pour deux familles respectables. La jeune fille et son enfant auraient du subir une compassion mal acceptée et douloureuse. Tout est bien qui finit bien !

 

Par Mylady - Publié dans : MES MANUSCRITS
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 10:26

écrivains

 

Pour remercier nos visiteurs qui ont fait que nous soyons au top des blogs « over-blog », je vais publier mon deuxième manuscrit.

Je vous souhaite bonne lecture en vous signalant que le récit est fictif et protégé en droit d’auteur.

Mon pseudonyme d’écrivaine étant « Liane Letailleur »

 

Si un éditeur est interessé, n’hésitez pas de me contacter.

 

DEUXIEME CHAPITRE

 

Le scandale

 

 

Stéphane est heureux de retrouver son épouse, il remercie Anne de sa bienveillance à propos du bébé et lui présente les comptes. Satisfaite, elle le félicite mais William lui apprend que deux autres disparitions ont été signalées. Deux jumelles polonaises, qui avaient travaillé chez un des amis du couple. Le retour de Lady Anne lui ayant été signalé, ce dernier s’empresse de lui rendre visite.

-        William et Charles m’ont conseillé de m’adresser à toi, Anne. Te rends-tu compte de ma responsabilité ?

-        Je te comprends, Edmond. Tu as bien fait de prévenir William, il a immédiatement informé la préfecture, le scandale doit être évité. Comment est-ce arrivé ?

-        Les parents des jumelles m’ont appelé, les vendanges étaient terminées, ils s’inquiétaient de leur absence et pensaient que je les avais gardées pour des tâches supplémentaires. Elles étaient présentes jusqu’au dernier jour et sont parties comme les autres, ravies de leur séjour et du salaire. Pourrais-tu interroger discrètement les saisonniers, je te laisse leurs coordonnées.

-        Volontiers, Edmond, mais en premier lieu je veux plus de précisions, j’appelle Monsieur le Préfet. Je te tiens au courant.

-        Je te remercie Anne, tu m’enlèves un poids. Ton bébé se porte bien ? Je ne voudrais pas te fatiguer avec mes problèmes.

-        Ne t’inquiète pas, il se porte comme un charme, il gigote avec vigueur.

 

Le Préfet reçoit Anne avec complaisance, heureux de pouvoir compter encore une fois sur elle. Ils décident de s’appeler par leurs prénoms, ils ont besoin l’un de l’autre, une amitié s’instaure. L’affaire est grave, le monde viticole est menacé, Maxime tient à la discrétion et propose de se rendre régulièrement au château pour éviter les déplacements de sa nouvelle amie. Le fait de la voir trop souvent à la Préfecture pourrait entraîner des suspicions erronées.

-        Ne faites aucun commentaire auprès des saisonniers, Anne, il faudrait trouver un moyen de les interroger sans qu’ils puissent en saisir la véritable raison.

-        Je leur dirai que notre ami Edmond nous a conseillé les jumelles pour l’année suivante, qu’en pensez-vous Maxime ?

-        Bonne idée ! Que vous prenez des renseignements avant de les engager ! Je vous fais confiance, vous saurez les mettre à l’aise.

 

Ce qui est le cas, les langues se délient, tantôt se répandant en louanges amicales, tantôt laissant paraître une certaine jalousie. Les jumelles sont très belles, blondes comme les blés, elles adoraient sortir et danser, rentraient tard la nuit, très actives malgré cela, Anne n’aura rien à craindre. Elles comprennent la langue allemande mais la parlent difficilement, un seul détail est à retenir : Les jumelles se réjouissaient de visiter la « Volerie des Aigles » avec un ami avant de quitter la région.

 

Près du Haut-Koenigsbourg et de la route des vins, se dressent les ruines du château médiéval de Kintzheim, en haut d’une colline de sapins noirs. On peut y voir évoluer au-dessus des vieux murs moussus, de grandes ailes sombres. La volerie donne à ses visiteurs l’occasion unique de pouvoir admirer en plein ciel ou à quelques centimètres des spectateurs, les plus beaux rapaces de la terre. Les aigles et condors naissent dans le centre de reproduction et sont dressés pour leurs démonstrations. Ils sont en vol libre et reviennent toujours à leur gîte. Les visiteurs sont sensibilisés à une protection efficace des rapaces.

Les spectacles permettent d'observer d'impressionnantes évolutions de rapaces en vols libres. Des milans, aigles et faucons effectuent divers piqués à grande vitesse. Des faucons travaillent au leurre. Des vautours survolent les têtes du public ébahi. Un condor des Andes marche sur les genoux des jeunes spectateurs. Un aigle pêcheur est présenté en action de pêche dans un petit bassin situé au milieu de l'aire de présentation qui se situe dans la cour du château.

Anne se demande qui serait cet ami et si les autres jeunes filles disparues ont également été invitées à visiter d’autres parcs animaliers de la région. La montagne des singes et le parc des cigognes sont des particularités attrayantes et se situent à quelques kilomètres l’une de l’autre.

-        Maxime, ce serait peut être une piste importante. Ce détail a certainement échappé aux autres saisonniers, car au fond, il est normal, pour des personnes venant d’autres régions françaises et étrangères, de visiter les sites alsaciens

-        Le Procureur est avisé de ces disparitions inquiétantes, l’enquête judiciaire est en cours, les autorités compétentes sont alertées, une cellule spéciale est ouverte, tous les dispositifs sont en place, je fais uniquement le relais avec vos renseignements.

-        Je pense qu’il faudrait les informer de cette nouvelle recherche, Maxime.

-        Certes, Anne, mais comment pourrions-nous trouver cet homme parmi les milliers de visiteurs.

-        Les jumelles ne sont certainement pas passées inaperçues, il suffirait d’un employé observateur ou une caissière. De mon côté je recontacte nos ouvriers de l’an passé, surtout le jeune breton qui semble avoir souvent parlé avec Olga.

-        Votre ténacité m’incite à suivre votre exemple, ma chère Anne. Cependant nous avons un problème, la saison est terminée, les permanents ne sont plus les mêmes.

-        Alors comptons sur le facteur chance, Maxime !

-        Rien de plus simple aux yeux de ma chère Lady Anne !

 

Maxime est bel homme, la quarantaine, ses brillantes études l’ont amené à ce poste honorable. Son épouse Claire, est une jeune femme effacée, issue d’une famille de magistrats. Son grand malheur est celui de ne pouvoir enfanter, sa stérilité pèse sur le couple. Anne compatit à sa douleur mais n’arrive pas à nouer une amitié avec elle. Claire est distante, certainement jalouse de la savoir enceinte et de constater le rapprochement qui se dessine entre son époux et elle. Maxime doit vanter l’énergie de sa nouvelle amie, ses nombreuses relations, l’amour de ses proches et le respect des habitants de la région.

 

Le pressentiment d’Anne est à nouveau justifié. D’après les renseignements pris auprès de Loïc et Charles, Olga et Nathalie ont effectivement envisagé l’agréable perspective de visiter les parcs animaliers avec un ami. Mais ni l’un, ni l’autre ne peuvent donner de détails concernant ce mystérieux inconnu. D’après Maxime, pour le moment aucun employé de la volerie n’a remarqué la présence des jumelles. L’investigation auprès des autres permanents, exerçant leurs fonctions à la date concernée, suit son cours.

-        J’ai eu un appel de mon cousin Rolf, ma chérie, il paraît que tu as réussi un exploit.

-        J’ai oublié de t’en parler, William, cela me semblait naturel. Tante Helga était en train de détruire toute la famille.

-        Je ne comprenais pas la raison de son appel, ils ont acheté une belle propriété située à quelques kilomètres de l’exploitation. Rolf a exprimé sa joie et je dois te transmettre leurs remerciements.

-        Je suis vraiment heureuse, Sabrina mérite de l’être également. Elle aime son époux et son attirance envers oncle Dieter ne me plaisait qu’à moitié.

-        Pourrais-tu me raconter cette histoire, petite cachottière ?

 

Anne lui confie les problèmes et les discussions qu’elle avait eu avec la famille durant son séjour en Autriche. William est sidéré de l’emprise exercée par son épouse sur sa chipie de tante, il la félicite tendrement. Depuis qu’il a appris son état, William redouble d’attentions envers Anne, il la comble de cadeaux, allant des fleurs aux bijoux, mais ses effusions se font rares. Comme tous les hommes, il a peur de perturber sa grossesse, malgré les explications contraires de son épouse. Se montrant câline et sensuelle, elle tient à le persuader de son erreur, sa libido les entraîne au firmament du plaisir. William se laisse emporter malgré ses réticences, l’amour est  le plus fort, mais sa conviction le retient de jour en jour davantage..

En revenant de sa visite en clinique obstétricale, Anne s’empresse de passer à l’exploitation pour annoncer la surprise à William et à ses beaux-parents.

-        Ce sont des jumeaux, William !

-        Dieu du ciel, Anne ! Que fais-tu là, tu devrais te reposer !

-        C’est tout ce que tu as à me dire ?

-        Pardonne-moi, ma chérie ! Je n’arrive pas à exprimer ma joie.

-        Embrasse-moi !

-        Viens ! Entrons dans la maison, maman te fera un thé, ensuite je te reconduis chez nous, je ne veux plus que tu prennes la voiture !

-        Tu exagères, William ! Je ne suis pas malade, simplement enceinte comme des millions de femmes.

-        Quand bien même, tu es la mienne et je suis responsable de ton état. Des jumeaux en plus, je suis mort de peur, Anne !

-        Je comprends parfaitement ton attitude, mon pauvre amour ! Je te promets d’être raisonnable.

 

Emilie et Herbert sont fiers et heureux, ils s’empressent de cajoler leur belle-fille et de rassurer leur fils. Celui-ci ne peut se contrôler, il insiste pour ramener Anne au château en lui demandant de se reposer devant le feu de cheminée du salon. Il se hâte de chercher Rose en lui signifiant de ne plus quitter sa patronne.

-        Ce sont des jumeaux, Rose ! William n’arrive pas à comprendre que ce n’est pas une catastrophe, il ne faut pas lui en vouloir.

-        Bien au contraire, Lady Anne. Il a entièrement raison, vous auriez du consulter auparavant, je vous trouvais bien ronde.

-        Je ne vais tout de même pas rester alitée jusqu’à l’accouchement ! Le professeur m’a précisé que je suis en pleine forme et que l’air me fera le plus grand bien ainsi qu’aux bébés.

-        Je pense que vous ne voulez toujours pas savoir leur sexe ? Stéphane a insisté pour moi, ce sera une fille.

-        Non, je ne sais toujours pas, mais je suis heureuse pour toi, Rose. Il ne faudrait pas que j’accouche de deux garçons ils pourraient se disputer la main de votre fille.

-        Vous êtes incroyable de malice, Lady Anne ! Votre humour est sans égal, je vous adore !

-        Tu ne me quitteras jamais Rose ? J’ai besoin de toi et Stéphane m’est devenu indispensable.

-        Je vous le promets, Lady Anne ! Je me porte garante pour Stéphane, nous sommes tellement heureux parmi vous, votre famille et vos amis. On nous envie d’habiter au château, nos parents en sont fiers.

-        Vous pouvez disposer de toute l’aile, recevoir vos parents et amis. Avoir d’autres enfants aussi, vous avez suffisamment de pièces.

-        Vous êtes si bonne avec nous, Lady Anne, comment pourrions-nous vous quitter ?

-        Je suis heureuse, Rose ! J’imagine déjà les cris, les pleurs, les jeux et les joies de nos enfants. Tu seras très occupée ma pauvre amie ! Ne m’appelles plus Lady !

-        Pour mon immense bonheur, Anne.

 

Les fêtes de fin d’année restent intimes, William ne tient pas à fatiguer Anne avec les invités habituels, ce que ceux-ci comprennent aisément. Rolf et Sabrina sont heureux, ils ont enfin une petite fille après leurs trois garçons. Ils l’ont appelée Anne et demandent à leur bienfaitrice d’être sa marraine, ce qu’elle accepte avec joie en leur conseillant toutefois d’attendre son accouchement pour célébrer le baptême du bébé.

Maxime se rend régulièrement au château afin d’informer Anne de l’évolution des recherches.

-        Vous êtes resplendissante, Anne ! Votre grossesse vous rend encore plus belle et féminine.

-        Je vous remercie, Maxime, pourtant j’avoue être impatiente d’accoucher. Je n’aime pas rester inactive ! Quelles sont les dernières nouvelles ?

-        J’ai le plaisir de vous annoncer que vous aviez raison, les jumelles ne sont pas passées inaperçue. La caissière a été retrouvée, elle a formellement reconnu les jeunes filles sur la photo.

-        Ne me tenez pas en haleine, mon ami ! Se souvient-elle d’un homme qui les a accompagnées ?

-        Oui, Anne ! Elle avait  pensé que ce pouvait être leur père et qu’ils étaient allemands.

-        Leur père ? Allemands ?

-        Elle les a entendus parler en allemand, l’homme est d’un certain âge, la cinquantaine d’après son observation. Il est évident qu’elle n’a pu préciser le jour de leur visite, toujours est-il qu’elle était de permanence à cette époque.

-        Mais ce n’est pas leur père ?

-        Bien sûr que non, Anne ! Celui-ci n’a pas quitté la Pologne. Ce n’est que la déduction de cette brave dame. Nous n’avons pas insisté.

-        Elle n’a pas pu donner d’autres renseignements ? La voiture peut être ?

-        C’est impossible, le parking est éloigné de la caisse. Mais nous cherchons encore les gardiens.

-        Bonne initiative, Maxime.

-        Vous me l’auriez rappelé, Anne, je n’en doute pas un seul instant.

 

Malgré toute la discrétion des enquêteurs, les rumeurs ne peuvent être évitées. Les visites de Maxime au château, les amis viticulteurs concernés, les saisonniers interrogés propagent des ragots. Anne conseille à William de convoquer ses ouvriers au château, elle rassemblera également le personnel. Un buffet campagnard leur est offert avant l’intervention de la « châtelaine » Celle-ci, tout en rondeur affiche une plénitude et un épanouissement qui font l’admiration des convives. Emilie et Herbert sont présents, ils tenaient à manifester leur approbation quant à l’action de leur belle-fille. William, toujours aussi anxieux, a cependant accepté la nécessité d’éclaircir la situation en faisant confiance à son épouse.

-        Nous sommes convaincus que vous êtes conscients des fugues de ces jeunes filles. Par conscience professionnelle et civisme, nous étions obligés de prévenir Monsieur le Préfet ainsi que les autorités concernées. Vous n’ignorez pas que Monsieur le Préfet et son épouse sont des amis très proches. Je sais également que vous faites tout votre possible pour les recevoir. Au nom de mon époux, mes beaux-parents et de moi-même, je tiens à vous remercier et vous féliciter de votre efficacité dans les tâches propres à vos fonctions. Vous pouvez toujours compter sur moi et ma discrétion si vous rencontrez des problèmes, vous pouvez en parler autour de vous. Néanmoins, avant de propager des informations erronées, je vous conseille vivement de venir m’en rendre compte. Rien n’est plus désagréable que d’entendre des allégations plus ou moins mensongères, je présume que vous avez la même aversion. Je ne veux plus de cancans, je sanctionnerai les récidivistes ! Avez-vous des questions ?

-        Qu’est-il advenu de ces jeunes filles, Lady Anne ?

-        Vous savez qu’elles sont étrangères, la France est le paradis pour elles. La plus petite maison est plus grande que notre château à leurs yeux. Un arpent de terre est un Eden et un super marché remplace un millier de boutiques de leurs pays. Si elles sont heureuses, tant mieux pour elles !

-        Que vouliez-vous dire en nous proposant votre aide, Lady Anne ?

-        Que je serais votre médiatrice pour tous vos problèmes ! Qu’ils soient administratifs ou juridiques ou familiaux, je me tiens à votre disposition pour essayer de les résoudre.

-        Lady Anne, nous vous sommes reconnaissants de vos bontés et vous souhaitons de magnifiques bébés. Nous sommes entièrement de votre avis et ne manquerons pas de veiller ou de remettre en place les personnes médisantes.

-        Il n’existe rien de plus beau au monde, qu’une parfaite entente. Je suis ravie de votre complaisance et je vous fais entière confiance. Permettez-moi de me retirer, je sens que mes petits monstres veulent se reposer. Nous vous invitons tous à leurs baptêmes !

 

William enlace son épouse sous les applaudissements des convives et l’embrasse tendrement. Rose et Emilie s’empressent d’accompagner Anne dans ses appartements. Belle-maman s’inquiète de la pâleur de sa belle-fille.

-        Anne, il faut prévenir ton professeur, ton intervention t’a terriblement fatiguée.

-        Je pense qu’il s’agit simplement de l’impatience des bébés, Emilie.

-        Je vais appeler William !

 

Son époux est affolé, l’ambulance arrive et conduit Anne à la clinique. Le professeur l’attend pour l’ausculter.

-        C’est normal, Anne ! Les jumeaux arrivent rarement à terme, ne vous inquiétez pas.

-        Je n’ai aucune crainte, vous devriez rassurer William, il lui faut un calmant. Je ne pense pas qu’il soit en état d’assister à l’accouchement, le pauvre !

-        L’infirmière s’occupera de lui, concentrez-vous sur vos bébés, ne pensez à personne d’autre !

-        Nous n’avons même pas choisi les prénoms ! Si l’un d’eux est un garçon, le seul qui me vient à l’esprit sera Philippe, comme vous, cher ami.

-        Vous êtes incroyable Anne, mais si cela vous plaisir, j’en suis ravi. Et si vous avez une fille ?

-        Elisabeth !

 

Anne met au monde deux magnifiques bébés, un garçon et une fille, Philippe et Elisabeth. Elle a pensé à sa maman qui serait fière de serrer sa petite-fille dans ses bras ainsi que son petit-fils. William tenait à assister mais n’a vu que la naissance de Philippe, le pauvre s’est évanoui avant l’arrivée d’Elisabeth.

La plus belle chambre de la clinique est emplie de joie, de pleurs et de cris. Anne, ses deux bébés dans les bras, est souriante et en pleine forme. William l’observe, ahuri.

-        Je me sens vraiment ridicule par rapport à toi, ma chérie. Tu accouches de deux enfants et moi je te fais faux bond.

-        C’est le résultat de tes mois d’anxiété, William. Il était temps que tu sois soulagé !

-        Je ne peux que te remercier de l’immense bonheur que tu m’apportes, mon amour. Tu es merveilleuse, nos enfants sont superbes, je t’aime !

-        Le choix des prénoms te satisfait, William ? Ce fut spontané, je n’ai pas réfléchi.

-        Entièrement, Anne ! Surtout celui de ta maman, mais Philippe me plait également.

-        Reste le choix du parrain et de la marraine, qui proposes-tu ? Il en faudrait quatre.

-        Que penses-tu de Maxime et Rose pour l’un, Stéphane et Sabrina pour l’autre ?

-        L’épouse de Maxime va être vexée, William.

-        Elle comprendra que Rose le mérite, sinon tant pis pour elle. Je ne la porte pas vraiment dans mon cœur.

-        Cette démarche te revient, je te laisse cette charge.

 

Maxime ne se soucie pas de son épouse et accepte avec joie d’avoir Philippe comme filleul, Rose est émue et fière ainsi que Stéphane et Sabrina. Anne tenait à avoir ses bébés à proximité et avait préparé leur nursery dans l’aile centrale. L’enfant de Rose aura sa propre chambre dans l’aile de ses parents mais partagera celles des jumeaux durant les journées. Emilie passe les nuits des premiers mois au château, elle tient à soulager sa belle-fille et Rose qui arrive elle-même bientôt à terme.

William et Anne se rendent en Autriche pour assister au baptême de la petite Anne. La famille de la petite est heureuse dans leur nouvelle propriété, tante Helga est transformée et très attentionnée envers sa belle-fille. Leur devoir accompli, le jeune couple ne tarde pas à retrouver leurs bébés et leurs activités en invitant toute la famille autrichienne à partager les mêmes festivités prévues en été après la naissance de l’enfant de Rose.

Les jumeaux sont adorables, ils passent leurs nuits sans se réveiller, cependant Emile prétexte l’attente de la naissance du bébé de Rose pour prolonger son séjour.

-        Emilie, les jumeaux sont sages, vous ne devriez pas laisser Herbert seul plus longtemps.

-        Il ne s’en plaint pas, je t’assure, Anne ! De toutes façons, je ne lui manque pas.

-        Que voulez-vous dire par-là ?

-        Il n’est plus le même depuis quelques temps, il se renferme. Sa retraite doit lui peser énormément car William le sollicite de moins en moins. Son seul refuge est sa parcelle de vignes.

-        Comme son frère Dieter ! Comment pourrions-nous l’aider à votre avis ?

-        Nous envisagions de voyager, mais il est casanier, peut être arriverais-tu à le convaincre, Anne !

-        Comme Helga et Dieter habitent seuls maintenant, ce serait l’occasion d’aller faire un séjour chez eux. Qu’en pensez vous Emilie ?

-        J’en serais ravie, j’aime énormément leur pays. Tu peux lui en parler ?

-        Je vous le promets, Emilie, vous méritez d’être heureux tous les deux.

 

Ne tenant pas à brusquer son beau-père, Anne attendra l’occasion de la visite des cousins autrichiens. Rose accouche enfin d’une ravissante petite fille qu’ils prénomment Stéphanie. Le papa est fier comme Artaban, il profite de son congé parental pour courir les boutiques spécialisées et passe le reste des journées à la clinique. La chambre de la petite est remplie de peluches et d’accessoires en tout genre. Rose resplendit de santé et l’enfant est adorable.

Ce n’est pas une surprise pour William et Anne lorsqu’ils sont sollicités pour être parrain et marraine. L’avantage sera de réduire le nombre d’invités pour la cérémonie du baptême.

 

La fête bat son plein, le soleil d’été a permis un magnifique buffet dans le parc. Comme convenu, les ouvriers et le personnel sont de la partie ainsi que les amis viticulteurs, les notoriétés de la région, Maxime et Claire et, naturellement, les familles de Stéphane et de Rose, et bien entendu les parents de William et les cousins d’Autriche avec enfants et parents. Anne trouve enfin un moment de retrouver ces derniers réunis.

-        Notre grande famille va bien ? Vous ne manquez de rien ?

-        Comment le pourrions-nous, ma chère Anne ! Ta fête est une parfaite réussite.

-        Je te remercie tante Helga, ce sont tous des gens que j’aime, comme vous !

-        Et ils te le rendent au centuple ! Comme je les comprends ! J’en suis la première convaincue, ma chérie.

-        J’aurais un souhait à formuler, tante Helga.

-        Je te l’accorde aveuglément !

-        Emilie a  passé ses nuits avec les jumeaux ces derniers mois, elle aurait besoin d’un repos bien mérité. Seriez-vous d’accord  pour qu’elle fasse un séjour chez vous avec Herbert ? Bien que beau-papa ne soit pas au courant de mon initiative, je pense qu’il ne pourra refuser ma quête pour le bien-être de son épouse tant aimée.

-        Pour ma part, j’en serais heureuse et me réjouis de les avoir parmi nous. Et, ainsi formulé, je ne pense pas que mon beau-frère puisse refuser, tu es une adorable diablesse, Anne !

 

Herbert est sidéré mais ému, sa belle-fille le désarçonnera toujours, il n’a d’autre solution que d’accéder à ses désirs.

-        Ce sera avec grand plaisir, Anne ! De toutes façons tu arrives toujours à tes fins. D’autre part, je suis curieux de revoir l’exploitation de mon frère.

-        Sans parler de la joie de votre épouse, Herbert !

-        Il va sans dire, Anne ! J’avoue avoir manqué à mon devoir d’époux ces derniers temps, ce séjour nous fera le plus grand bien.

-        C’est parfait, je vous laisse choisir la période en vous suggérant de vous décider au plus vite. Les vendanges seront fructueuses cette année.

-        J’ai compris, Lady Anne ! Nous prenons tout le mois d’août.

 

Par Mylady - Publié dans : MES MANUSCRITS
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 14:41

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CHAPITRE 10  (par Fidèle)

 

 

Combien de temps au-je passé dans le coffre de la voiture ? Un quart d'heure ? Une heure ? Impossible pour moi de le dire tellement j'étais anxieux. Étrange sentiment que cette peur panique tout en sachant pertinemment que maîtresse Colette ne fera jamais rien qui me nuise.

 

Lorsque je suis arrivé dans le salon, j'ai reçu un nouveau choc en voyant maîtresse VERA, la sachant de nature très exigeante envers les soumis mâles dont elle dispose ; d'autant plus cruelle qu'elle avait trois spectatrices pour juger du bien fondé de sa réputation de maîtresse impitoyable.

 

Maîtresse Clotilde est une grande femme brune au regard sévère. Elle est sanglée dans un pantalon de cuir noir et un gilet qui dégage ses épaules musclées. Lady Emily quant à elle a environ 25 ans, un petit sourire moqueur au coin des lèvres, Étonnamment elle est habillée de façon très classique, jupe droite, chemisier et pull. Sous sa chevelure blonde elle ressemble à une étudiante sage.

 

 

Ces dames discutent entre elles pendant que je prépare le thé à la cuisine. Lorsque je reviens,  maîtresse Clotilde a passé son bras autour des épaules de Lady Emily, dans une posture qui laisse penser qu'elles entretiennent des relations intimes. Je dépose le plateau sur la table basse, dispose les tasses de porcelaine et commence à verser le bouillant liquide. Alors que je suis encore courbé, je sens une main se glisser entre mes jambes pour empoigner mes testicules. Je sursaute mais me reprends vite, conscient de la grave punition qui me serait infligé si je renversais ne serait-ce qu'une goutte du breuvage sur le tapis. C'est Maîtresse Clotilde qui me tient par les boules. Elle a une poigne de fer et tire vers le bas jusqu'à ce que je m'agenouille.

                  « Voilà, c'est mieux ainsi. » déclare-t-elle en me libérant. J'aimerais pouvoir masser mon entrejambes douloureux mais je préfère croiser mes mains sur ma nuque, adoptant la position de soumis recommandée par ma maîtresse.

 

Maîtresse VERA se dirige alors vers un coin de la pièce et, derrière le repli d'un rideau saisit une corde. Il s'agit d'un système presque invisible de poulies qui fait descendre un mousqueton au milieu de la pièce. Maîtresse Colette me conduit et y attache mes poignets après m’avoir dévêtu, dévoilant à l’assistance mon sexe encagé. Puis elle me fait écarter les jambes, découvre sous le tapis des anneaux au sol et m'y attache les chevilles jambes toujours écartées. Je suis toujours à genoux, les mains sur la nuque.

 

J'ai l'impression d'être exhibé comme un animal de foire devant les regards amusés de ces quatre femmes. Lady Emily est la plus curieuse, elle s'approche pour éprouver la solidité du dispositif en tirant dessus. Elle ne profite pour saisir entre ses ongles un de mes tétons et le pincer durement. Elle plonge son regard dans le mien, serrant plus fort. Mon téton me brûle. Son visage est tout proche du mien. Elle pince de toutes ses forces. La douleur est intense. Une larme coule sur ma joue : c'est le signal qu'elle attendait pour desserrer son étreinte. J'aurais dû me douter qu'elle cachait bien son jeu...

 

En buvant leur thé, elles discutent de la cage de chasteté et de ses bienfaits tout. Parfois elles me posent des questions auxquelles je dois répondre de façon aussi précise et concise que possible. Elles semblent y trouver bien des avantages et je suis fier d'avoir contribué à faire des nouvelles adeptes de ce dispositif, tellement utile à toute dominatrice.

 

Après une bonne heure de conversation, Maîtresse VERA se lève à nouveau pour se diriger vers le coin de la pièce où se trouve l'extrémité de la corde. Elle tire dessus, me faisant me lever jusqu'à ce que mes bras attachés soient tendus vers le haut. Je suis debout, jambes attachées écartées au sol et bras touchant presque le plafond, avec pour seul ornement une cage de chasteté qui emprisonne depuis une semaine mon sexe qui essaie vainement de se tendre.

Les maîtresses s'amusent beaucoup de la situation. Maîtresse Colette prend alors la parole :

-« Il est temps de nous amuser maintenant. » Elle me pose un bandeau sur les yeux et continue « Jean porte cette cage depuis une semaine déjà et je l'en félicite. C'est une preuve de dévotion et d'amour envers sa maîtresse que j'apprécie. Et pour lui signifier ma gratitude, je vais l'autoriser à éjaculer. »

 

Les autres maîtresses approuvent en riant, sachant que ma jouissance sera conditionnée par quelque jeu sadique. Lady Emily m'explique qu'elle va poser des pinces à linge sur mon corps. Les yeux bandés, je sens les pincements successifs sur ma peau. Les pinces sont assez rapprochées et disposées en deux bandes partant d'entre mes cuisses, courant sur l'aine, ma taille et pour finir sur mes seins. Elle pose chaque pince avec soin, en tout sans doute une vingtaine de chaque côté. Les pinces qu'elle pose sur mes tétons sont de toute autre nature : elles serrent plus fort et sont lestées. Elle les pose avec encore plus d'attention, jouant avec le lest une fois qu'elles sont en place.

 

La douleur est lancinante, générale et croissante. Je reste ainsi quelques longues minutes tel un tableau vivant, exposé au regard satisfait de ces dames. J'entends des doux gémissements et devine que maîtresse Colette n'a pu résister à la beauté de mon supplice et est tombée dans les bras d'une de ses amies ou se caresse seule.

 

Malgré la douleur l'image de ma maîtresse se caressant devant moi m'excite. J'entends mon cadenas s'ouvrir, sens alors que maîtresse Clotilde me retire ma cage et mon sexe est libéré. J'ai du mal à bander car la douleur est très présente.

 

- « Je t'ordonne de jouir, le plus rapidement possible. » me dit maîtresse Clotilde pendant que je sens la main de son amie s'activer sur mon sexe qui commence à se tendre. Elle me branle sans ménagement et malgré la douleur des pinces je sens le plaisir monter. Lorsque je suis sur le point de jouir, elle lâche mon pénis pour passer son index sous mon membre tendu. Le supplice est atroce. Encagé depuis si longtemps, j'ai une folle envie d'éjaculer. Je donnerais tout ce que je possède pour que Lady Emily empoigne mon sexe et en fasse jaillir le sperme qu'il a maintenant du mal à contenir. Mais elle est diabolique et continue à effleurer. Soudain je suis pris de soubresauts incontrôlables et le liquide blanc jaillit. Lady Emily exprime sa joie par un « Bravo » sonore. Je sens mon sperme s'écouler mais je ne jouis pas. Mon étonnement est de courte durée puisque je sens les pinces placées entre mes cuisses tirées par une main ferme. En fait - je le réalise maintenant - toutes ces pinces à linge sont réunies par une ficelle et Lady Emily est en train de tirer dessus. Les pinces sautent les une après les autres. La douleur est atroce et atteint son paroxysme lorsque les poids sont arrachés de mes tétons. Une fois mon sexe redevenu flasque, maîtresse Colette remet en place la cage et me délivre de mes liens.

Je suis autorisé à aller me doucher rapidement pour ensuite revenir au service de ces dames. Maîtresse Colette prend la parole :

-      « Je suis contente de toi. Tu est un bon soumis. Mais tu as mis trop longtemps à jouir. Maîtresse VERA a chronométré 3 minutes entre le moment où ta cage a été retirée et celui où ton sperme a jailli. Tu porteras donc la cage trois semaines de plus, sans interruption.

-       

Je m'agenouille devant ma maîtresse et la remercie de m'avoir choisi comme soumis. Ma maîtresse se tourne vers ses amies:

- « Voilà, chères amies, le bienfait majeur du port de la cage : votre soumis vous sera reconnaissant en toutes circonstances.

 

 

 

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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