Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 20:30

FENETRE SUR RUE

 

Le jeune homme habitait dans un entresol, donnant sur une rue très passante, avec une fenêtre au ras du trottoir qui ne lui permettait guère de voir plus que les jambes des piétons. Il avait placé son bureau juste en dessous  afin de profiter au maximum de la lumière du jour, qui ne pénétrait pas bien longtemps dans son appartement. Son salaire de correcteur pour une maison d’édition ne lui avait pas encore permis de trouver quelque chose de mieux, et il rêvait souvent à un loft, avec de grandes baies laissant entrer largement le soleil..

 

Et attendant, il voyait passer des chaussures de tous genres et de toutes couleurs sans y prêter vraiment attention. Ce matin là toutefois son regard se fixa sur une longue paire de cuissardes vernies, avec des talons vertigineux, qui lui firent un effet bizarre. Cette vision éphémère revint le hanter plusieurs fois au cours de sa journée. Et même la nuit. Le lendemain matin quand il reprit son labeur, il chercha parmi les pieds qui se bousculaient sur les pavés, mais ne revit pas les bottes espérées. Son esprit se calma un peu et il pu revenir à la correction qui demandait toute son attention, un texte bourré de termes techniques qui l’absorba le reste de la journée.

 

 Cependant les jours suivants son œil avait tendance à revenir vers la fenêtre chaque matin et miracle, enfin,  revoici les longues jambes dont il se souvenait si bien. Il se précipité dehors, la silhouette qu’il découvre confirme sa première impression, une silhouette longiligne, moulée dans un pantalon et une courte veste de cuir, noirs également, et,  surmontant le tout, une crinière rousse flamboyante. Elle est déjà loin mais aucun détail ne lui échappe, il reste interdit sur le trottoir à la regarder s’éloigner, et lorsqu’elle disparaît dans la foule, il revient à son travail la tête vide de tout autre chose, obsédé par cette image .

 

Durant 48h il fut dans l’impossibilité de faire un travail correct, le regard plus souvent aux aguets que sur son livre, chaque matin il se préparait afin de pouvoir sortir s’il la voyait à nouveau, plus de chaussons et de vieille veste confortables. Le 3ème jour, une magnifique journée ensoleillée, il voit arriver d’élégants escarpins de cuir rouge, il en est sur, c’est Elle, il ne fait qu’un bond hors de chez lui claquant la porte sans même prendre le temps de donner un tour de clé. Oui c’est bien la lumineuse chevelure, mais cette fois ramassée en un chignon souple sur la nuque,  elle porte une jupe ample dansant sur ses fines chevilles. Il se hâte dans son sillage, elle marche relativement vite, et il doit presque courir pour se rapprocher d’elle afin de ne pas risquer de la perdre. Elle pénètre dans un bar, il prends le temps de se calmer un peu avant d’y entrer à son tour, il LA voit immédiatement, juchée sur un tabouret au bar, et il peut enfin LA découvrir de face. Son pull-over largement décolleté découvre la base d’une poitrine plutôt généreuse compte tenu de la finesse de la silhouette ; un visage à la peau laiteuse de rousse, aux magnifiques yeux gris vert soigneusement maquillés et une bouche voluptueuse soulignée d’un rouge franc.

 

Il s’installe à une table proche afin de pouvoir la regarder tout à loisir. Il voit son regard dédaigneux errer dans la salle, sa bouche esquisser une moue de dédain. Attends t-elle quelqu’un ?? Les minutes passent, il n’entends même pas le garçon lui demander ce qu’il veut,  qui répète sa question en haussant la voix, ce qui attire l’attention de la jeune femme qui le dévisage un instant, puis détourne les yeux. Après avoir croisé ce regard, il ne sait même pas ce qu’il a commandé, il s’est senti fouillé jusqu’au fond de l’âme. Il boit trop vite le café chaud et se brûle la bouche, peu importe, il la regarde.. Elle  déguste tranquillement son thé en émiettant dans la soucoupe un croissant dont elle ne mangera que la moitié. Elle a croisé haut ses jambes et balance nonchalamment son escarpin à la point de son pied gainé d’un voile couleur de fumée. Il n’arrive plus à détacher son regard de ce pied, il a une envie terrible d’aller le caresser, de se jeter aux genoux de cette inconnue qui le subjugue. Elle sent visiblement l’attraction qu’elle exerce sur lui, un sourire narquois vient de temps à autre éclairer son visage. Enfin elle se lève, il se précipite, accrochant une chaise au passage sans que cela ralentisse son élan, et va lui ouvrir la porte, découvrant au passage son parfum épicé. Elle lui glisse un « merci monsieur » d’une voix chaude et basse qui lui donne à nouveau envie de se coucher au sol pour qu’elle marche sur lui, puis, le plantant là, elle s’engouffre dans la bouche de métro devant le café. Il n’ose la suivre, il est paralysé par la foule d’émotions ressenties.

 

Désormais chaque matin il a le regard fixé sur la fenêtre à l’heure à laquelle il l’a vue les premières fois, il découvre les jours qui l’amènent dans sa rue, il la suit à chaque fois dans le café où elle prend son petit déjeuner. Cela finit par devenir un rituel, elle ne l’encourage pas vraiment, mais accepte sa présence. Il s’enhardit au fur et à mesure, et ose enfin s’asseoir sur le tabouret à ses côtés. C’est elle qui engage la conversation, banale, le temps, les nouvelles, il répond par monosyllabes, trop occupé à regarder le mouvement de ses lèvres, à se bercer de la musique de sa voix.  Puis au moment de partir elle lui glisse :

-        après demain rendez-vous ici, à la table du fond, nous y serons plus tranquilles pour parler.

-        Oui Mademoiselle, bien sur Mademoiselle, bafouille-t-il, éperdu de joie.

En descendant du tabouret, elle pose, comme par mégarde, sa jolie main sur sa cuisse, y enfonçant un peu ses longs ongles soigneusement manucurés. Il frémit sous le geste et la regarde, un monde d’interrogations dans le regard. Un sourire énigmatique éclot sur sa bouche, et elle le quitte, le laissant à son bonheur tout neuf.

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Quel bonheur de lire et publier ce beau récit.
Je t'en remercie ma chère Lia
Je t'embrasse

Mylady

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 18:29

UN AVIS QUI N'ENGAGE QUE MOI. DONNEZ-NOUS LES VOTRE .....

 

Sur le phénomène de la différence d’âge d’une Dominatrice par rapport à un soumis.

 

Vous n’êtes pas sans savoir que je n’ai plus 20 ans, ni 40 ni même plus 60. Je vis dans ce monde depuis plus de 30 ans, j’ai écrit des manuscrits et je peux parler d’expérience.

Si à ce jour je suis toujours active, je n’arrive jamais à comprendre ces prétendants qui me contactent de plus en plus jeunes.

Bien sûr je ne suis pas dupe, ne dit-on pas « A défaut de grives, on mange des merles » ?

Quand j’affiche la vérité, ils me répondent tous : « J’adore les femmes mûres » Je veux bien le croire car pour eux ces femmes ont une expérience, une autorité naturelle par rapport à leur âge justement.

Ne cherchent-ils pas à être maternés ? Ne cherchent-ils pas à être fiers de leurs corps ? Que cherchent-ils ?

Assouvir leurs fantasmes trop longtemps refoulés mais certainement pas une relation comme je l’entends.

Ces hommes confondent leurs pulsions avec une vie de vraie soumission, une fois les premières satisfactions réalisées, ils comprennent enfin leur erreur.

Heureusement je suis objective en essayant de leur expliquer ce qu’est justement une vie de couple D/s.

Je disais que je suis toujours active mais aujourd’hui en essayant de les informer, de leurs donner mes meilleurs conseils, de leur expliquer comment se comporter en vrais soumis pour leur éviter des erreurs. Ce monde je ne peux pas le quitter et je pense qu’il s’ouvre à nous car il n’est plus tabou comme il y a 30 ans et j’en suis la première satisfaite.

 

Alors messieurs, soyez conscients que vos pulsions ne mènent à rien et soyez patients de trouver la femme de votre vie dans votre tranche d’âge.

Soyez honnêtes envers vous-même et essentiellement envers vos correspondantes d’âge mur à qui vous voulez faire miroiter votre total dévouement.

Même si vous êtes convaincus de votre franchise et je pense sincèrement que vous l’êtes pour beaucoup d’entres vous, pensez plus loin que le bout de votre adorable petit nez.

 

C’est avec mes amies du Cercle que vous pouvez en discuter sur mon forum :

http://mylady.forumpro.fr

 

Ce forum, je le répète, n’est pas essentiellement un forum de rencontres mais de conseils que nous essayons de vous donner de notre mieux.

Vous pouvez vous connecter sur le chat pour en parler en direct à partir de 21 heures.

 

A bientôt

Mylady

Par Mylady - Publié dans : CONSEILS
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /2009 18:04




CHEIKH

 

 

Je dois tout d’abord me présenter.. Je suis un joli fouet tressé de cuir noir, environ 1m60, qui a été offert à ma propriétaire par ses amies, dominatrices comme Elle. Ce sont elles aussi qui m’ont donné mon nom. Ma taille fait que je peux difficilement être utilisé à l’intérieur, par manque de recul.

 

Pour l’instant je suis confortablement installé, délicatement enroulé sur le dos d’un soumis. Il est à plat ventre sur un lit, yeux bandés, les genoux remontés faisant ressortir ses fesses. Ses chevilles sont attachées à une barre d’écartement, et ses poignets reliés aux chevilles, il lui est ainsi impossible de bouger. Il porte un collier clouté autour de son cou,. un anneau de cuir à la base du sexe, un plug est enfoncé dans son anus. Des boules quies dans ses oreilles l’isolent du bruit, il n’y a d’ailleurs aucun bruit, la chambre est calme, volets fermés, juste un petit rai de soleil traverse la pièce. Des bougies allumées un peu partout répandent leur parfum sucré de cire chaude, et il imagine que, peut-être, tout à l’heure, cette cire viendra étoiler sa chair.

 

Il n’a plus la notion du temps, quand sa Maîtresse l’a-t-elle attaché là, l’abandonnant au silence et à la nuit ?? il ne sait plus.. au début des tas de pensées se sont entrechoquées dans son esprit, des questions multiples, mais peu à peu le calme s’est fait, la paix l’a envahi  progressivement, il se sent presque bien, même si ses muscles s’ankylosent et le tiraillent. Il s’en remet totalement à Elle, elle sait ce qui est bon pour lui, et si Elle le laisse ainsi c’est qu’il l’a mérité, c’est pour qu’il réfléchisse à sa condition, qu’il accepte de n’être que ce qu’elle veut qu’il devienne : un soumis conscient de son rôle et de ses devoirs.

 

Moi je rêve de cingler cette croupe tendue, je le ferai probablement plus tard, mais compte tenu de l’exiguïté de la pièce je ne pourrai pas me dérouler totalement, juste mon extrémité qui viendra rougir fesses, cuisses, mollets, épaules. Relayé par la cravache qui attend aussi son tour au pied du lit, accompagnée du martinet. J’aimerais qu’un jour notre Maîtresse nous emmène faire un tour dans la nature, dans une forêt, j’imagine le soumis, après un voyage en voiture, qu’il ferait ligoté et aveuglé, sortant chancelant pour être attaché à un arbre. Et moi, au poing de la Maîtresse, prenant mon envol, claquant dans l’air frais, avant de tracer sur la peau mon sillon rouge vif, une fois, 2 fois, 10 fois. J’entends les gémissements étouffés par un bâillon, je vois les sursauts des fesses qui se tordent. Je suis sur qu’il aimerait aussi, et qu’il y pense quand il me sent sur son dos. Parfois de petits mouvements l’agitent,  comme s’il imaginait mon cuir en action.

 

Des pas dans l’escalier, c’est Elle qui arrive, Elle accentue visiblement le bruit de ses pas afin qu’il l’entende malgré ses oreilles bouchées, je le sens se contacter légèrement, il est inquiet certainement. Il murmure dans un souffle 

-        Maîtresse, oh ma Maîtresse…

Elle se penche sur lui, libère ses oreilles, et lui demande s’il va bien s’il a eu le temps de bien réfléchir.

-        Maîtresse je suis tout à Vous ! prêt à vous obéir en tout, à tout faire pour vous être agréable, et tout d’abord recevoir la punition que Vous m’avez promise pour mon indiscipline.

-        C’est parfait, tu vas recevoir 20 coups de cravache, que tu compteras à voix haute. Je pense que Cheikh serait heureux de remplir cette mission mais je n’ai pas la place.

-        Maîtresse je crois que ce manque de place me convient parfaitement.

 

Elle entrouvre les volets afin d’y voir plus clair, se dévêt un peu car il fait chaud, et saisit la cravache, après  m’avoir enlevé de la place où je me trouvais si bien.. Elle passe une main caressante sur le corps ainsi livré, joue un peu de ses ongles sur la peau qui frémit, chatouille la plante des pieds, tapote les fesses du bout de la cravache et soudain assène un coup sec qui le fait sursauter : UN gémit-il. Les claquements se succèdent, posément, plus ou moins forts et il annonce les chiffres d’une voix qui s’essouffle quelque peu au fil du temps. Enfin le 20, soulagement tangible dans l’annonce.

 

Elle le laisse se détendre un peu, il s’est affaissé dans ses liens. De belles lignes strient ses fesses. Il a envie de les toucher car il a l’impression que certaines l’ont déchiré, il sait aussi que ce n’est pas le cas, Elle ne lui a jamais laissé de telles marques. Un regret ? qui sait.. son conscient ne le veut pas, mais son inconscient ?

Elle s’est à nouveau approchée, flattant de la main les fesses échauffées, ses doigts frais lui font du bien, un soupir de bien être lui échappe.

 

Elle le détache lentement, puis le retourne sur le dos, lui pinçant les tétons qui s’érigent immédiatement, le sexe, au repos jusque là, réagit à la stimulation des seins. On dirait d’un lien invisible relie ces 3 points. L’anneau qu’il porte à la base du sexe semble se resserrer. Ses bras se tendent vers sa Maîtresse qui se recule. Une plainte de frustration lui échappe alors. D’une voix plus sèche Elle lui enjoint, tout en enlevant le bandeau de ses yeux, d’aller prendre une douche. Puis Elle quitte la pièce, l’abandonnant. Il ne lui reste plus qu’à s’exécuter, et il se lève péniblement, le long moment passé attaché l’a engourdi. Elle a raison, comme toujours, la douche va lui faire du bien.

 

Me revoici seul avec mes compagnons, instruments au service de LA Maîtresse Je n’aurai pas été utilisé, cette fois encore, à mon grand regret. La vie d’un fouet est faite de frustrations (comme celle des soumis !)


Maîtresse Lia 

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Enfin ma chère amie, nos lecteurs pourront à nouveau apprécier tes écrits.
Ils nous manquaient et surtout ne tiens plus compte des jaloux et des fantasmeurs qui, de toutes façons sont à ignorer.
Ils ne comprennent pas  notre imagination d'écrivaines.
Merci Lia

Mylady

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /2009 23:22

DEUXIEME ANNIVERSAIRE DE LA CREATION DU BLOG

 

 

Date de création le 22 août 2007

 

 

Je remercie tous les visiteurs de leur assiduité en consultant régulièrement mes articles ainsi que ceux de mes amies et amis.

 

Je m’adresse particulièrement à mon amie Lia qui m’a toujours soutenue dans ma tâche et a toujours été fidèle sur le forum.

 

Mes autres amies du Cercle qui ont également contribué et ouvré à notre bonne entente à savoir : Maîtresse Caroline, Maîtresse Héléna, Maîtresse Divina, Maîtresse Petite Etoile.

 

Nous déplorons les départs du Cercle de Maîtresse Perséphone et Maîtresse Fabienne, lesquelles pour des raisons personnelles, nous ont quitté. Je leur envoie mes plus sincères amitiés au nom de nous toutes.

 

Voilà plus de deux ans que vous suivez nos récits, conseils et poèmes, j’espère pouvoir continuer à vous satisfaire.

 

Pour terminer, je pense concrétiser un projet qui me tient à cœur depuis le début mais avant tout j’en parle à mes amies du Cercle et vous réserve la surprise.

 

Un peu de patience, vous en saurez plus le mois prochain !!!

 

MERCI A TOUTES ET A TOUS

 

Amitiés,

Mylady

Par Mylady - Publié dans : CERCLE DES DOMINATRICES
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 20:56



UNE RENCONTRE

 

 

Ils ont dialogué, échangé longuement sur Internet. Pas trop longtemps quand même, à quoi bon se nourrir d’espoirs s’ils doivent être déçus. Autant bousculer un peu les choses. Le rendez vous est fixé, dans un lieu où ils sont tous deux inconnus, un parking, un centre ville dans un endroit riche d’Histoire, qui leur donnera l’occasion de visiter un peu en faisant connaissance. La D/s n’est pas tout dans la vie, et il est bon d’avoir d’autres centres d’intérêt communs.

 

Lui est un soumis débutant, même s’il n’est plus un tout jeune homme il n’a jamais eu beaucoup le temps et l’occasion de réaliser ce dont il rêve : se livrer à une femme qui lui fera découvrir ce monde qui l’intrigue et l’attire. L’idée de cette rencontre l’excite et le fait trembler, la dernière nuit est très courte, il attend beaucoup.

 

Elle, ayant un peu plus d’expérience ne lui a rien caché, et lui a conseillé de modérer son enthousiasme. Les choses se passent rarement comme on les rêve. Elle n’y a que très peu pensé, c’est une rencontre.. une de plus.. ce n’est pas la première et probablement pas la dernière. Combien en a-t-elle croisé de ces hommes qui fantasment sur une soumission dont finalement ils ne savent rien.. que ce qu’ils ont lu sur des sites faits avant tout pour faire saliver et rêver les hommes qui les visitent. Combien l’ont déçue, enfin.. déçue est un bien grand mot.. Elle l’a trop été, maintenant elle espère simplement passer une agréable journée ! (ce n’est pas toujours le cas, elle est parfois tombée sur des rustres, ou même parfois il n’y avait personne au lieu de RDV..) Celui qu’elle va rencontrer aujourd’hui semble un homme courtois, sensible, cultivé, donc tout devrait bien se passer sur ce plan là.  Pour la suite ? elle verra bien s’il y en a une possible..

 

Voilà ils sont face à face, le sourire qu’ils échangent est de bonne augure. Ils se promènent, parlent, visitent la Cathédrale, déjeunent rapidement dans un petit resto, repartent en visite hors de la ville. La promenade les mène dans les vignes, où il s’arrête dans un coin tranquille. Il a visiblement envie de tester sa domination, elle se prête au jeu, de bonne grâce. Il faut qu’elle sache ! Elle annonce ensuite qu’il est temps de la ramener à sa voiture car elle doit rentrer. Ce petit « test » - le mot n’est pas beau, mais enfin il dit bien ce qu’il veut dire – l’a déjà renseignée, ce n’est pas un vrai soumis mais un homme à pulsions, comme elle en connaît pas mal. Ce ne sera pas encore le bon..  Tant pis.. Dommage il était vraiment sympathique.

 

L’alchimie n’a pas fonctionné, elle a pourtant mis les bons ingrédients dans le chaudron magique, mais un petit grain de sable est tombé au milieu de la potion, et le vil métal ne s’est pas transformé en or. Hélas… ! Elle va devoir enfourcher à nouveau son balai de sorcière pour courir le monde à la recherche du graal.

 

Peut-être lui a-t-elle au moins rendu service, en l’éclairant sur sa véritable nature, et en lui conseillant de laisser la soumission au rang de fantasme. Mais rien n’est moins certain, il est probable que lorsque la pulsion reviendra  - dans 15 jours, dans un mois ou dans 6 mois, car elle revient toujours – il se précipitera à nouveau à la recherche d’une dominatrice.

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Chère amie,

Très beau récit qui plus est, relate la majorité des rencontres.
Pour la fin du récit je rajouterais la phrase suivante :

Il se précipite à nouveau à la recherche d'une Domintarice, mais n'aura peut être pas la chance de tomber sur une personne aussi compréhensive.

Alors un bon conseil à vous messieurs les sois-disants soumis : laissez tomber votre recherche, cela ne vous mène à rien car si vous ne cherchez que du sexe ou des sensations fortes, il ne faut pas embêter les vraies Domintarices. Vous avez d'autres sites voir d'autres paliatifs pour calmer vos ardeurs.


Mylady

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 18:41

soumis, minou, d'une femme battante avec un « surmoi » dominant
pour ton bonheur … « gardienne de cette complémentarité »


Je te veux « esclave de mes désirs profonds »
Agenouillé au sol en signe d'obéissance
Etendre mes jambes sur ton dos...
Saisir ton sexe « pivot de la joie » et unique ustensile du vice
et de mes phantasmes !!

Te former à l'attente jusqu'à la soufrance et l'extase
Je te veux serviteur de mes caprices …
T'utiliser dans les tâches rituelles de la vie de chaque jour afin
D'être « ta Divine » que tu aimes entourer et chérir ….
Te soumettre à ma convenance et te punir pour t'imposer mes règles !

Je veux être « MOI » pour ta plus grande JOIE
Dans cette relation la plus épanouissante qu'il puisse exister …
Puisque c'est notre « REEL » à nous DEUX

Jamais rien n'est gagné ! Utiliser nos vices, notre imagination pour
Découvrir plaisirs et besoins secrets !
Avec ce respect, ce souci de protéger l'autre dans notre VIE !
Et pourquoi pas dans le sublime de se « chérir » dans le plaisir D/S …

NOMMER « AMOUR » , tout simplement d'une Divine et d'un soumis ...*

AVEC ESPOIR SI INTENSE, qui hante mes jours et mes nuits …

Par Mylady - Publié dans : POEMES
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 20:38

POEME DOMINANTE

 

Cet amour, cet amour soumis
Elle contemple cet homme nu
Qui à ses pis s’est étendu
Cet homme à ses pieds qui frémit
Mademoiselle chantonne
Elle ne désirait rien sinon
Que dans son coeur ce qui résonne
Joie de posséder ce garçon
Qui est tout à sa dévotion
Mademoiselle enfin rayonne
Mademoiselle rêva
Si longtemps, si longtemps en vain
Mais à la fin elle le trouva
Celui qui chaque beau matin
Lui baise tendrement la main
Toute tristesse alors s’en va
Mademoiselle domine
Celui qui l’aime et la vénère
Pour le griffer devient féline
Elle le dompte sans colère
Elle savoure sa prière
Car pour lui elle est la Divine
Mademoiselle se souvient
De ces jours et de ces années
Dont le souvenir lui revient
Rêves brisés et fleurs fanées
De ses envies inavouées
Auxquels ils ne comprenaient rien
Mademoiselle rit
Et s’éclaire son doux visage
Car ces temps-là sont bien finis
Dominer est son apanage
Pour la servir, lui rendre hommage

Celui qui l’aime est son soumis

Cet amour, cet amour soumis
Elle contemple cet homme nu
Qui à ses pis s’est étendu
Cet homme à ses pieds qui frémit
Mademoiselle chantonne
Elle ne désirait rien sinon
Que dans son coeur ce qui résonne
Joie de posséder ce garçon
Qui est tout à sa dévotion
Mademoiselle enfin rayonne
Mademoiselle rêva
Si longtemps, si longtemps en vain
Mais à la fin elle le trouva
Celui qui chaque beau matin
Lui baise tendrement la main
Toute tristesse alors s’en va
Mademoiselle domine
Celui qui l’aime et la vénère
Pour le griffer devient féline
Elle le dompte sans colère
Elle savoure sa prière
Car pour lui elle est la Divine
Mademoiselle se souvient
De ces jours et de ces années
Dont le souvenir lui revient
Rêves brisés et fleurs fanées
De ses envies inavouées
Auxquels ils ne comprenaient rien
Mademoiselle rit
Et s’éclaire son doux visage
Car ces temps-là sont bien finis
Dominer est son apanage
Pour la servir, lui rendre hommage

Celui qui l’aime est son soumis


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Félicitations Sarah

Mylady

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /2009 19:08

LECTURE POUR REFLECHIR !   



LES ESPOIRS D UN JEUNE SOUMIS

 

 

Lorsqu'un homme prend conscience de son attirance pour la soumission, il se plait à penser qu'une littérature pléthorique l'attend sur le net. Trompé par des stéréotypes véhiculés le plus souvent par des non-pratiquants, il assimile souvent ce mode de vie à la sexualité. Le réseau des réseaux s'étant développé par la pornographie qui est restée longtemps le thème de recherche prédominant, il cherchera sur ces sites des réponses à ses questions. Il en trouvera autant que de tours de magie dans Harry Potter, échouant avec le même ridicule dans un cas comme dans l'autre à les appliquer à la réalité.

 

La seconde étape consiste à chercher effectivement une femme dominatrice. Utilisant le même outil où il est dit qu'on peut trouver absolument n'importe quoi, il réussira cette fois pleinement en trouvant principalement n'importe quoi. Des dizaines de sites lui proposeront de rester tranquillement assis, lui promettant de lui montrer tout ce qu'il désire, des dizaines d'autres lui offrant de vivre exactement ce qu'il veut ce qui, au final, correspond à peu de choses près à l'exact contraire de ce qu'il cherche.

 

La troisième étape consiste à croire en sa bonne étoile en cherchant à rencontrer une dominatrice par le seul hasard. Tous les indices sont alors passés au crible, regard hautain, jupe en cuir, tous les stéréotypes sont appelés à la rescousse. L'homme s'efforce alors d'oublier qu'il cherche à rencontrer une catégorie de femme dont il ignore tout ce qui revient à peu de chose près à se planter sous la tour Eiffel et demander aux passants « Je cherche quelqu'un dont je ne connais rien, pouvez-vous m'aider ». Pour une raison qui tient sans doute de l'hypotension intra-cranienne par transfert périno-sanguin, l'homme s'étonnera de ne rien trouver.

 

Une âme compatissante et raisonnée recommandera à coup sûr les forums. Ces lieux de discussions permettent en général aux débutants d'apprendre qu'ils ne savent rien et aux experts de comprendre qu'ils ne peuvent tout enseigner. Malheureusement, le propre d'une discussion est de présenter plusieurs points de vue et c'est bien là le malheur de celui qui n'en a toujours pas. Ce sujet est de ce point de vue encore plus frustrant puisqu'il est bien souvent expliqué au soumis qu'il ne peut comprendre, qu'il ne doit rien espérer et qu'il lui est même vivement recommandé d'exprimer le minimum requis d'idées.

 

Pour ma part, je ne sais pas ce qu'est une dominatrice, et peut-être moins encore ce qu'est un soumis. Mais j'ai lu tellement de définitions définitives et d'imprécations imprécises qu'il me semble que je suis capable d'être au moins autant dans l'erreur que la masse. C'est un objectif certes peu glorieux, mais le savoir servant avant tout à mesurer l'étendue de ce qu'on ignore, je commencerai par étaler mon ignorance.

 

 

Prenons le couple le plus ancien, celui qui aura établi les premières règles de comportement entre un homme et femme. L'histoire veut qu'Adam et Eve vivent dans un charmant jardin. Au coeur de ce jardin pousse l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Brisant l'interdit divin sur les conseils de leur animal de compagnie rampant, Eve en croque un fruit, puis invite Adam à en faire de même. Dieu dans une colère noire condamne le couple à l'exil. Adam mangera son pain à la sueur de son front et Eve enfantera dans la douleur.

 

Une lecture littérale tout autant qu'édifiante de cette histoire a sans doute conduit au modèle judéo-chrétien du couple Homme qui travaille/Femme au foyer. Dans cette interprétation, la femme est condamnée pour avoir brisé les tabous et l'homme pour s'être laissé tenter par celle-ci. Si l'on assume l'idée qu'il n'a probablement jamais existé de serpent qui parle, de pomme de la connaissance ni même de couple né du souffle de Dieu, on peut sans doute voir dans ce passage de la Génèse une allégorie que chacun est libre d'interpréter.

 

On peut ainsi remarquer que la femme est la première à s'élever de sa condition pour gouter au fruit de la connaissance. Elle brise l'interdit pour exister par elle-même, et ce n'est qu'à sa suite que l'homme franchit le pas. Le couple placé dans un enclos délimité de règles précises et d'interdits arbitraires vit en enfants de l'univers. Eve en exerçant son libre arbitre est la première qui parvient à l'age adulte, alors qu'Adam, en la suivant, est au plus un adolescent sous l'influence d'une mode.

 

On trouve alors chez ce couple les bases d'une relation D/S. L'homme se tournant vers la femme pour qu'elle lui indique le chemin, et la femme tentant d'élever l'homme de sa condition sans jamais y parvenir car toujours il sera celui qui suit. En adolescent, il verra en elle à la fois une mère et un fantasme sexuel. Elle, tentera de l'enfanter dans la douleur et malgré la sueur qui sera son pain quotidien, il restera celui qui attend d'elle les réponses. Devenant guide et gardienne, elle prend petit à petit la place de Déesse construisant l'enclos dans lequel il évoluera, rassuré, à l'ombre de ses règles et de ses interdits.

 

 

C'est ainsi que naquirent les Divines.


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Merci à toi Sarah pour ce très bel article qui fera réfléchir bon nombre de nos lecteurs.
Ils attendront également tes beaux poèmes.
Je t'embrasse
Mylady

Par Mylady - Publié dans : CONSEILS
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /2009 10:47

REHABILITATION

 

Il est médecin mais aussi soumis… Cela n’a rien d’incompatible, beaucoup de soumis sont des personnes qui ont des postes à responsabilités dans leur vie quotidienne. Ils ont besoin par moments de se laisser aller, de ne plus rien décider, de remettre leur vie entre les mains d’une « dominante » qui leur dira ce qu’ils doivent faire, comment se comporter, leur imposera des actes, des tenues, des positions, des punitions.

 

Celui çi, appelons le jean, avait rencontré une Dominatrice sur le net. Ils avaient dialogué à plusieurs reprises et ils devaient se rencontrer ce soir là., dans son cabinet médical. Il avait tout préparé selon les directives qu’elle lui avait données. Maintenant il l’attendait, à genoux, nu derrière la porte d’entrée, depuis plusieurs minutes qui lui paraissaient des heures. Ce n’était pas sa première expérience dans ce domaine, mais il avait l’impression que celle çi serait particulière, il ne savait pas pourquoi. Durant ses dialogues avec cette femme il l’avait sentie différente, la domination pour elle n’était pas que des châtiments, des humiliations, des insultes. Elle prônait la Gynarchie, mais dans le respect mutuel, un minimum de sentiments, le soumis ne devant pas n’être qu’un objet même s’il devait s’offrir et faire tout pour le plaisir, le bonheur de sa Maîtresse.

 

Il lui avait raconté avoir commis ce qu’il considération comme une faute grave, sans la lui révéler, et il attendait une punition qui le laverait de ses remords. Et ce soir, il allait subir cette punition, il ignorait en quoi elle consisterait, et il attendait .. peut-être pourrait-il ensuite construire une relation BDSM sur la durée avec cette Femme.  La sonnette de la porte retentit, 3 fois comme convenu, il déclenche l’ouverture et la porte s’ouvre lentement, il réalise qu’il ne lui a même pas demandé comment elle était, ce n’était pas cela l’important pour lui. Elle lui apparaît.  Pas très grande semble-t-il, mais vue d’en bas elle le paraît, brune, plutôt forte, les talons de ses bottes claquent sur le carrelage quand elle s’approche de lui, il baisse les yeux sous son regard, tout en lui tendant une rose blanche, symbole de sa soumission. :

 

-        Bonsoir Madame, je suis à vous, tel que vous l’avez exigé, faites de moi ce que vous souhaitez.

-        Bonsoir jean, je vois en effet que tu as respecté mes ordres, nous allons voir si le reste de mes conditions le sont aussi.

Elle sort du grand sac qu’elle porte un collier de cuir qu’elle lui passe autour du cou, une laisse y est fixée.

-        Maintenant tu me guides vers ta salle d’examen ! à quatre pattes .. tu n’auras le droit de te relever que lorsque tu auras subis la punition que tu estimes avoir méritée, et recouvré ainsi le droit à mon respect.

-        Bien Madame.

 

Tirant sur sa laisse il la guide vers une porte dans le fond de l’entrée, elle ouvre et jette un coup d’œil circulaire sur la pièce. Ses desiderata ont été suivi a la lettre : la table d’examen se trouve au centre de la pièce, le tour libéré de tout ce qui aurait pu la gêner. Sur une petite table à l’écart sont posés un fouet court et une cravache.

-        installe toi sur la table à plat ventre !

-        tout de suite Madame ..

 

Lorsqu’il est allongé, elle sort des bracelets de cuir qu’elle fixe à ses poignets et ses chevilles, puis des cordes avec lesquelles elle attache les membres aux pieds de la table, en passe une autour de la taille qui passe sous la table, l’immobilisant totalement. Elle lui pose un masque sur les yeux, et un bâillon.

-        voilà qui t’évitera d’ameuter les voisins pendant ta punition, bien que je suppose que cette salle est insonorisée.

Il ne peut que grogner une affirmation inaudible.

-        je te laisse un instant, j’ai aperçu un distributeur d’eau dans  la salle d’attente, je vais me désaltérer avant de m’occuper de toi.

Elle sort de la pièce en fermant la porte,  va s’asseoir dans la salle d’attente, et feuillette un magazine, le laissant à ses inquiétudes, la solitude est bonne pour faire monter le stress..

 

Une dizaine de minutes plus tard, elle revient vers son « patient », elle lui caresse doucement le dos, les fesses, les cuisses, glisse sa main entre les cuisses tendues et durcies par la tension, et constate que le sexe est un peu érigé. La situation n’est pas pour déplaire à jean dirait-on !

-        tout va bien à ce que je vois ! tu es prêt ?

Le borborygme qui lui répond ressemble à un acquiescement, elle le prend en tout cas comme tel, et se dirige vers la table, hésite un instant puis se saisit du fouet, le fait claquer. Elle voit les muscles du dos de jean se tendrent., elle fait glisser la lanière sur toute la surface du corps de la nuque aux pieds, lentement, la peau frémit sous le cuir, léger comme une aile de papillon pour le moment. Soudain, sans prévenir, le fouet s’abat en diagonale sur les épaules, il pousse un gémissement, plus de surprise que de douleur probablement. Les coups se succèdent, réguliers, parallèles, 10 d’abord. Puis elle passe de l’autre côté de la table et en assène 10 autres toujours sur le dos, mais dans l’autre sens, les lignes se recoupent et aux points de croisement perle parfois une goutte de sang. Le supplicié halète, gémit, le corps se tord dans ses liens. Elle s’arrête enfin, et admire son œuvre, satisfaite.

-        alors, que pense tu du début de ta punition ?

-        ah oui c’est vrai tu ne peux pas me répondre, mais je suppose que tu apprécies ?

Un vague grognement encore, c’est bien tout ce qu’il peut proférer, alors  qu’elle ressort du cabinet et retourne dans la salle d’attente, boire un verre d’eau fraîche. C’est pratique ces distributeurs … pense-t-elle. Ce soumis semble endurant, il a bien réagi à ses coups de fouet ! il lui plait et elle aimerait instaurer avec lui une réelle relation D/s. L’avenir le dira.

 

Elle revient tranquillement, le bruit de ses pas fait tendre l’oreille de jean qui se demande ce qu’elle lui réserve encore. Les coups ont été durs, mais il a aimé et attend la suite avec une certaine impatience, mêlée de crainte. Le trouvera-t-elle assez résistant à son goût ?

 

Cette fois c’est la cravache qu’elle prend, elle lui tapote les fesses avec l’extrémité, c’est une belle cravache de cuir, très souple et lourde à la fois. Lorsqu’elle s’abat sur une fesse, la trace est immédiatement rouge sombre, les traits là aussi se succèdent dans un sens puis dans l’autre, créant un quadrillage, presque un damier. Les gémissements ont changé de registre, ils semblent indiquer plus le plaisir que la douleur. Lorsqu’elle passe sa main sous le ventre de Jean  le sexe est en effet en totale érection, elle lui fait une légère caresse, puis reprenant la cravache elle lui en applique 10 coups rapides sur chaque cuisse, parallèles, lorsqu’elle s’arrête, essoufflée et le bras raide, le soupir de jean est un soupir de jouissance, tout son corps s’est raidit, puis retombe épuisé.

 

Elle le regarde, un léger sourire sur les lèvres, un vrai masochiste celui là. Il lui plait de plus en plus. Sa main glisse sur les cheveux, effleure les blessures, puis elle dépose un rapide baiser sur la nuque qui frémit sous la douceur de cette bouche. Elle lui enlève bâillon et bandeau. Jean reprend lentement ses esprits, il était parti bien loin.. dans ce pays merveilleux où souffrance et plaisir se mêlent en un inexplicable  bonheur. Il redescend sur terre, lève un regard embrumé sur sa « tortionnaire » qui pose sur lui des yeux qui reflètent une douceur qu’ils n’avaient pas à son arrivée. Elle achève de le débarrasser de ses liens, il descend, tremblant, de la table et lui dit :

 

- je crois que maintenant je peux rester debout devant Vous !

 

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Merci chère amie et consoeur écrivaine pour ce beau récit dont l'histoire fera rêver plus d'un de nos lecteurs.
Votre imagination est un délice à lire !!!
Mylady
   

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 22:46



J’entendis le clic du cadenas qui s’ouvrait. Je pouvais enfin bouger la tête. Je la tournais à droite à gauche, comme si je voulais en tester l’élasticité et effacer les raideurs qui ont peu à peu gagner mon cou. Mon esprit vit soudain mon corps libéré de toute entrave. Je crus qu’elle me  libérait. Mais son « tu vas tout nettoyer maintenant » me rappela ce qu’il en était.
J’attendais qu’elle me détache pour me mettre à l’ouvrage. De longues secondes s’écoulèrent avant qu’un « qu’est ce que tu attends ? » claque. Je répondis, faignant d’oublier le travail annoncé de ma langue « je ne peux pas passer la serpillère avec les mains attachées dans le dos ». Un rire tonitruant me répondit. « La serpillère ? Mais tu as oublié ce que je t’ai dit ! C’est ta langue qui va servir de serpillère ». Je voulu tenter un «je vous en prie, Maitresse ! Pas cela, c’est trop humiliant ! » qui finit par s’étrangler au fond de ma gorge. «  Ah, bon ! C’est comme ça ! Tu ne veux déjà plus obéir, bouge pas, je vais t’aider ! ». J’entendis son pas s’éloigner. Elle monta les escaliers et quelques instants plus tard, je l’entendis redescendre pour la sentir rapidement évoluer autour de moi.  Le premier coup de martinet me surprit. D’ailleurs mes reins en ont encore le souvenir. « Compte et répète, j’obéis Maitresse ! Je ramasse tout avec ma langue ». Mon manque de conviction au premier énoncé me valu un nouveau coup de martinet tout aussi puissant que le premier. « Tu te moques de moi ! Mets-y du cœur ! Je veux entendre ton envie de m’obéir ». Je n’avais pas vraiment envie de la faire. Mais au coup suivant, je me mis à répéter « trois, j’obéis Maitresse ! Je ramasse tout avec ma langue. » Mes mots étaient encore trop timides. Je le savais. « Comment ça trois ? Recommence à un ! » qu’elle ponctua d’un coup sur les fesses. Je m’exécutais soudain conscient que je n’y échapperais pas « Un ! j’obéis Maitresse ! je ramasse tout avec la langue ». Les coups tombaient méthodiquement « deux ! j’obéis Maitresse ! je ramasse tout avec la langue » « trois, j’obéis Maitresse ! je ramasse tout avec la langue ». au neuvième coup, tout aussi appuyé que les autres, je m’entendis dire « neuf ! j’obéis Maitresse ! je veux tout ramasser avec la langue ». « Et bien voilà, ça progresse ! » je ne sais si c’était les pensées de tout à l’heure me voyant lécher le sol, mais mon sexe se remit à bander. Dans un éclat de rire, un dixième coup vint m’arracher ma dernière tirade « dix ! j’obéis Maitresse ! je veux tout ramasser avec ma langue ». Mon ton était sans équivoque. On aurait dit que je n’aspirais qu’à cela. Et je crois bien qu’à cet instant, c’était vrai. Je ressentais sa victoire au fond de mon ventre.«je vois que tu es motivé en effet. Ca te fait bander de nettoyer ma pisse avec ta langue, sale petite chienne. Allez, au boulot ! » Ma tête s’inclina jusqu’à ce que je ressente le carrelage contre mon front, soudain humide. Et je me mis à laper. Avidement, comme si je n’avais rien bu depuis des jours. Comme si c’était un élixir de vie. Elle me dirigeait du bout de la chaîne. Mon érection ne me quitta pas pour autant et je sentis soudain ses doigts se refermer sur mon membre, comme si elle voulait en entretenir la fermeté. Cette caresse disparut aussi soudainement qu’elle avait commencé.  Une tension sur la chaine de mon cou me faisait avancer. Je continuais à laper, méticuleusement, presque gloutonnement.

« C’est bien ! C’est fini ! Redresse-toi ! » Il y avait un mélange de contentement, de satisfaction et de plaisir dans ces derniers mots.

 

Elle m’enleva le bandeau. La lumière pourtant blafarde du garage m’aveugla. Mon premier réflexe fut de fermer les yeux et de les rouvrir tout doucement. Elle m’apparut progressivement, dans toute la lumière qu’elle était, dans la myriade de couleurs qui envahissait mes perceptions. Qu’elle était belle !  Je ne trouvais pas de mots pour qualifier la magnificence qui l’habitait à mes yeux. Son charisme m’éblouissait encore plus qu’au premier jour et je m’enivrais de la beauté de ses formes. Elle était tout bonnement extraordinaire ! Une femme extraordinaire ! Je ne sais pas comment, mais elle dut ressentir mon émerveillement. Nous nous regardâmes pendant de très longues secondes et je crois pouvoir dire qu’une satisfaction réciproque pouvait se lire dans notre expression muette. Le silence fut plein de sens. Elle, femme définitivement victorieuse de cet homme dévoué à jamais, lui voulant d’une vie à ses pieds et chanter sa divinité. Même si ça lui coûtait un quelconque inconfort.  Surtout si ça lui coûtait cela ! Je voulu embrasser ses pieds. Elle me repoussa.

« Va te laver d’abord !  Tu pues ! ». C’était la dernière humiliation qu’elle m’imposait. Elle était fabuleuse dans cette tenue. Car c’était ses actions qui m’avaient mis dans cet état. Et elle faisait comme si  je n’en étais que le seul responsable. La magie de cette humiliation me fit baisser la tête. Toujours à quatre pattes, je me retournais et disparu par la porte. Je sentais son regard sur moi. Je n’avais même pas songé à me relever.

J’étais éreinté, mais je me lavais en imaginant d’innombrables situations où elle manifestait toute sa puissance  de Maitresse. Je sortis de la salle de douche, sentant la fraicheur sur mon corps parfumé. Elle m’appela. Je la rejoignis prestement et me jetais à ses pieds pour enfin les embrasser. Elle me caressa les cheveux, comme on caresse parfois le poil de son animal de compagnie,  avec une tendresse qui fait briller ses yeux d’amour. Je me mis à pleurer. C’était des larmes de remerciements. C’était de larmes de plaisir et de joie. C’était des larmes pour la beauté de son cœur. J’étais déjà avide de la prochaine fois, de son prochain jeu. Elle me regardait. Je sentais en elle à la fois un sentiment amoureux et une certaine admiration, du moins je croyais. Elle attendait. Mon « merci Maitresse » sembla ponctuer toutes ces heures qui venaient de s’écouler, comme si elle n’avait attendu que cela. Son sourire tendre m’enveloppa. Elle m’embrassa. C’est ma Maitresse.

Ses divins pieds enfilèrent des escarpins et à genoux devant eux, j’en accrochai la bride avant de leur donner un nouveau baiser amoureux. Je me relevai pour l’aider à enfiler son manteau et nous sortîmes diner, pleins de nos pensées merveilleuses et personnelles pour nous accompagner. Mais une seule pensée nous guiderait désormais : la beauté de l’autre et tout ce que nous avions encore à découvrir dans le partage de nos êtres.

Merci à toi brice pour ce magnifique récit qui aura su nous tenir en haleine et toutes mes félicitations.
Je remercie également ta Maîtresse qui a permis de le publier et vous souhaite à tous les deux de passer d'agréables vacances.

Amicalement à vous
Mylady
Par Mylady - Publié dans : RECITS
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