Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 10:45


Je sursautais. Mon corps s’électrisa une fraction de seconde.  Je n’étais plus seul, j’en étais sûr. La bouche endolorie par le port du bâillon, j’émis un gémissement complaignant. Un énorme éclat de rire y répondit. « Qu’est ce qu’il a  mon minou, il a peur ? Il croit que je vais lui faire du mal ?  Mais non rassure toi ! Je ne veux que ton bien. Pour que tu puisses devenir le parfait soumis que tu veux être pour ta Maitresse, c'est-à-dire moi.  D’ailleurs pour te le prouver, je vais te donner à boire. Tu dois avoir très soif avec toutes ces heures qui viennent de passer et la chaleur qu’il fait dehors. »

C’est vrai qu’il devait faire chaud, mais je ne le sentais pas vraiment grâce au carrelage. Tout à coup, je sentis des mouvements autour de moi et j’eu l’impression qu’elle m’enjambait. Elle décrocha très facilement le bâillon grâce à la bande velcro qui le maintenait, et alors que j’allais profiter de cette apparente liberté buccale pour lui exprimer une demande de libération suppliante, je l’entendis me dire « allez bois ! » J’ouvris la bouche, mais c’était chaud et je compris vite ce que c’était.  Alors que je voulais refermer la bouche, Maitresse m’attrapa les cheveux et m’obligea fermement à incliner la tête en arrière. « Tout ce que tu ne bois pas, c’est ta langue qui le ramassera et ce sera une condition pour que je te libère. Donc je te conseille d’en boire immédiatement le maximum tout de suite, d’autant que chaque fois que j’en aurai envie avant que je te détache, je ferai la même chose. Et crois moi, vu la chaleur qu’il fait, j’ai beaucoup bu. » Un nouvel éclat de rire ponctua sa phrase. «  Si tu refuses de boire, tu vas te dessécher et vite tremper dans un vrai mare de mon champagne. Tu ne le trouves pas bon le champagne de ta Maitresse ? » Le ton diaboliquement angélique qu’il y avait dans cette phrase était magique. De cette magie qui vous fait faire les choses sans que vous y réfléchissiez, sans pouvoir y résister. De cette magie qui déconnecte quelques instants votre conscience sociale pour que vous vous laissiez aller à une totale réalisation de votre être. « Si Maitresse » dis-je dans un ton plus capitulateur qu’acquiesceur. La tension de sa main qui s’accrochait à ma chevelure pour me faire relever la tête aida très largement à ma prise de décision. Je rouvris la bouche et le flux qui s’était arrêté quelques instants, repris en m’inondant le visage et la gorge. Je buvais, j’avalais avidement tout ce que je pouvais, m’imaginant en train de lécher le sol du garage pour tout ramasser, comme une chienne qui lape une flaque d’eau. L’idée de la proximité du sexe de ma Maitresse à quelques centimètres de ma bouche mélangé à cette idée entraina une nouvelle érection incontrôlée. Je sentais mon corps ruisseler du liquide dorée que je n’arrivais pas à avaler. Et je voyais Maitresse me tenir en laisse d’une corde improvisée, les membres toujours entravés et qui m’encourageait du fouet pour finir de ramasser le précieux liquide avec la langue. Mon érection redoubla. Le flot se tarissait et j’avalais la dernière goutte encore plus avidement que la première. Quelque part j’étais aux anges. Boire le champagne de ma Maitresse me remplissait de joie, même si  un sentiment de honte s’y mélangeait. Et le faire dans cette situation où il m’était impossible de m’y soustraire renforça mon excitation. « Lèche mon sexe et nettoie-le » dit elle soudain, d’un ton encore plus ferme qu’avant. Je ne me fis pas prier cette fois et ma langue s’activa d’autant plus que je sentais son corps venir s’appuyer de plus en plus sur ma bouche. J’avais l’impression qu’elle s’abandonnait petit à petit, s’asseyant presque sur mon visage. C’était absolument magique pour le soumis que j’étais. Je ressentais le plaisir qu’elle prenait à m’imposer cette caresse avec une telle force et en même temps une telle envie de sa part qu’elle aurait pu durer des heures sans que je cherche à m’y soustraire. Ma nuque me faisait souffrir de par les quelques kilos de pression qu’elle subissait, mais je n’avais pas envie que cela s’arrête. Pourtant après plusieurs minutes où ses soupirs se mélangeaient à ma propre extase, elle se releva « ça suffit, ça me parait très bien comme ça ». Elle avait la capacité de s’extraire de son plaisir avec une telle rapidité que j’en étais toujours émerveillé. Dans ces moments, je lui trouvais une force de géant et je lui reconnaissais encore plus son pouvoir de Maitresse.

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 19:53


J’eus soudain l’impression que je n’étais plus seul. Tous mes sens se mirent en alerte, du moins ceux qui m’étaient encore disponibles. Je chassais toutes les idées de ma tête pour que toute mon attention se concentre dans mon ouïe et mon odorat. Les minutes s’écoulèrent. Non ! J’étais toujours seul. Mes pensées me reprirent. Pour finalement s’orienter vers ce qu’elle m’avait demandé. Pourquoi une Maitresse ? Et surtout pourquoi elle ? La réponse à la première question était plutôt simple. Le développement de ma sexualité s’était très rapidement orienté vers des rapports qui me plaçait en situation de soumission vis-à-vis de ma partenaire ; et il est vrai que j’adorais voir grandir le plaisir chez elle au point que l’idée d’être un jouet sexuel s’était finalement imposé à moi comme une évidence. Et rien en dehors des relations de domination soumission ne m’avait semblé aussi près de la réalisation de cette nature. J’en avais fait une grande partie de ma vie personnelle et toutes mes aspirations tendaient à cette satisfaction.
  C’était plus compliqué de comprendre pourquoi Ma Maitresse. J’avais passé de longues années à courir des dominatrices « de fortune », cherchant les coups, l’avilissement ultime où les situations d’humiliations forcées se multipliaient, pour me contraindre dans une position animale rejetant parfois toute forme de respect humain. Mais les quelques heures que cela duraient « me remettaient en forme ». J’avais essayé de transformer  une épouse en cette dominatrice sévère, hautaine et cruelle, adorant s’amuser de son jouet. Sans résultat du fait de sa propre nature qui avait fini par mélanger l’indigence et le refus de l’effort dans les situations qui se présentaient et que je provoquai pourtant très généralement pour l’inciter à passer le cap. En rencontrant ma Maitresse, une alchimie s’était produite en moi, celle mélangeant le plaisir et l’amour, l’envie et la joie. J’étais rapidement tombé amoureux d’elle. D’abord parce que notre relation me donnait l’occasion de réaliser pleinement mes fantasmes de travestissement, d’humiliations, de punitions, de servitude forcée, …mais aussi parce que j’étais émerveillé par son esprit si ouvert, si avide d’expériences, si prompt à vouloir la réalisation de l’individu que j’étais. Et il faut reconnaître une chose, elle se démenait pour notre plus grand bonheur. Chaque fois que la voyais, j’avais envie de me jeter à ses pieds pour les embrasser. Chaque fois que la voyais, j’avais envie de lui écrire mon appartenance et la dévotion que je voulais lui prouver. Elle était sans cesse admirable dans un habit de lumière qui faisait d’elle pour moi un soleil, même si je n’étais pas toujours d’accord. Et elle avait su progressivement me faire capituler et renforcer mon plaisir d’être son jouet, parfois sexuel pour son plus grand amusement. Des dominatrices j’en avais connu plusieurs, certains trouveraient même le nombre important, mais aucune n’avait su mêler la force des sentiments et la puissance de mes fantasmes les plus indicibles. Je trouvais finalement normal de me voir ainsi, attaché, attendant patiemment son retour, comme la bonne chienne qu’elle aimait que je sois. Et j’aimais l’être, rien que pour voir l’envie briller dans ses yeux.

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 20:45


FETE DE L’AMITIE DU CERCLE

 

Ou la SAGA DE LA TONNELLE

 

 

La première Fête de l’Amitié du Cercle a eu lieu l’année dernière à la mi juillet 2008. Comme il était prévu de faire un barbecue, Mylady s’était démenée pour trouver une tonnelle assez grande pour que tous soient confortablement installés, à l’abri des rayons du soleil et des regards des passants. Malheureusement ce jour là le soleil avait décidé de bouder et il pleuvait à verse.. impossible de monter la tonnelle, déception générale, mais bon.. on fait contre mauvaise fortune bon cœur et la Fête a lieu à l’intérieur.

 

Cette année, la date de la Fête est fixée au 18 juillet, Mylady compte bien voir enfin sa tonnelle installée et la ressort 2 mois avant pour qu’un ami regarde la façon de la monter. Mais impossible de retrouver la notice de montage. Malgré des recherches approfondies pas moyen de remettre la main sur ces feuilles. Elle contacte le magasin fournisseur qui n’arrive pas à lui procurer le document.

Comment faire ? Interrogé Patou, qui outre ses talents de cuisinier, est un excellent bricoleur la rassure, ça prendra un peu plus de temps mais il finira bien par arriver à la monter cette fameuse tonnelle. Maîtresse Héléna et patou viendront donc la veille pour l’installation et je suis chargée de venir surveiller le montage.. F. ami de Mylady sera sur place pour aider patou.  Donc tout va bien.

 

Dans les jours qui précèdent, nous surveillons la météo, elle ne semble pas vraiment optimiste. Nous comptons quand même sur un peu de chance pour que le temps vire au beau. Hélas, le vendredi après midi nous sommes à pied d’œuvre, mais il pleut, il vente,  il fait froid.. Impossible d’attaquer la mise en place.  Enfin, après le goûter agrémenté d’un kouglof, chef d’œuvre de Mylady, vers 18 h la pluie s’arrête enfin. Courageusement F. et patou décident de commencer et de faire une partie de l’installation, ils finiront demain. Nous les regardons de loin, derrière les vitres, il fait vraiment trop froid et nous n’avons pas prévu de tenues d’hiver et le comble, Mylady décide de faire une flambée dans sa cheminée. Miracle, ils se débrouillent comme des chefs, et nous sommes appelées juste pour tenir les mats quelques minutes le temps de faire les dernières fixations. A 20h30 tout est terminé, et nous pouvons prendre l’apéritif pour arroser cette belle réalisation. Mylady est un peu inquiète toutefois quand ils lui annoncent que l’arrimage a été fait avec des cordes reliées au sapin, à la gouttière de la maison, et surtout … !!! au pare-choc de sa Jaguar de collection ..

 

Après une nuit de repos, bien méritée par nos bricoleurs, la matinée du 18 commence sur les chapeaux de roue. Après le déjeuner au kouglof Héléna et moi accompagnons Mylady faire quelques courses car notre cuistot a oublié certains ingrédients indispensables à la paella prévue à midi. La pluie est malheureusement toujours là, mais notre optimisme est intact, le soleil va arriver.

Les heures tournent vite et nos amies arrivent l’une après l’autre, mais toujours pas de beau temps. Tant pis nous mangerons à l’intérieur. Voici Divina, seule car son ami travaille et ne pourra venir que le soir. Ensuite Maîtresse Petite Etoile et harri qui avaient annoncé leur venue  pour 12h30 arrive à 11h45, bousculant le planning de notre cuisinier qui commence à paniquer. Nous le rassurons, rien ne presse, et nous mangerons à l’heure prévue. Cela nous laisse le temps de papoter un peu en attendant Maîtresse Caroline qui n’est pas encore là.  Elle arrive en même temps que l’apéritif. Il avait été prévu que nous aurions toutes et tous des chapeaux, ils auraient été plus agréables à porter sous le soleil, mais tant pis, nous les portons quand même.

 


La paella est splendide, nous nous régalons, les invités ont fourni le rosé qui l’accompagne, c’est un moment convivial de pur plaisir. La pluie est oubliée ! Les dialogues vont bon train, comme toujours lorsque nous nous retrouvons. Après le fromage une délicieuse salade de fruits complète le repas, avec bien sur le kouglof de Mylady ! Elle les fabrique à la chaîne depuis vendredi. Il y en a toujours un qui tourne dans le batteur, qui monte au dessus du buffet ou cuit dans le four ..

 

L’après midi, un timide rayon de soleil nous incite a faire une petite promenade sur les hauteurs autour du village. Le grand air est agréable après ce bon repas, et aide à la digestion. Mais il ne fait toujours pas assez chaud pour que nous puissions envisager le repas du soir sous la tonnelle. Au retour, après le goûter, une surprise attendait notre amie Petite Etoile. Une place dans le Cercle s’étant libérée avec le départ de notre chère Bébé Domina, nous avions décidé, à l’unanimité, de l’offrir à Petite Etoile. Harri avait été prévenu, et nous lui avons confié le soin d’offrir à sa Maîtresse le petit paquet contenant la rose blanche, emblème de notre Cercle. Mylady a fait l’annonce publique et Petite Etoile a été particulièrement surprise car elle ne s’attendait pas à cette intégration, qu’elle a acceptée avec plaisir. Ensuite Mylady a annoncé à harri qu’il allait devoir subir la sentence du dernier tribunal : 50 coups qui lui seraient appliqués par une des Maîtresses présentes, tirée au sort. C’est Héléna qui a eu ce grand plaisir et s’en est acquittée avec entrain après que Petite Etoile ait installé son soumis à l’étage sur un tréteau. Lorsqu’elle est redescendue, elle se sentait très en forme et a envoyé patou s’installer afin de subir la même récompense, pour ses efforts de ces 2 jours. Caroline a fait remarquer que, s’agissant d’une récompense, il fallait quand même qu’elle soit inférieure à la punition, et à proposé de limiter le nombre de coups à 49, puis l’assemblée a finalement décidé qu’il n’y en aurait que 48. Les 2 minous nous ont ensuite montré des fesses soigneusement rougies par notre chère Héléna qui s’en était donnée à cœur joie.

 

Ensuite le cuisinier patou et F. commencent à préparer le barbecue pour les grillades. C’est tout un art et ils font cela avec minutie.. Lorsque arrive l’heure de l’apéritif, il faut toute la persuasion de Mylady pour faire venir patou qui surveille les aubergines  qui grillent doucement. Il fait juste une apparition et retourne très vite à l’extérieur. L’ami de Divina arrive enfin mais dès qu’il a salué tout le monde, c’est Maîtresse Caroline qui nous abandonne, à notre grand regret, des obligations familiales l’obligeant à partir.

Héléna prend les commandes : combien de côtes d’agneau, de saucisses, de merguez. Des effluves appétissantes se faufilent dans la maison. Nous en salivons d’avance. Des salades ont été apportées par les invités, Divina a oublié ses tomates, heureusement il y en a dans le jardin de Mylady, qui a également préparé une grande salade verte décorée de fleurs de bourrache et de capucines. Enfin les aubergines grillées et fondantes arrivent - un régal – suivies des grillades. Les plats se vident rapidement, les cuisiniers ont préparé une 2ème série de grillades qui suivent le même chemin. Les fromages avec la salade aux capucines je le recommande ! Enfin le dessert, patou nous a préparé des croque en bouche accompagnés de chocolat qui font le régal de tous et surtout de certaines amatrices. La soirée se poursuit tranquillement entre café, tisanes, kouglof et discussions. La nuit est déjà bien avancée quand nous regagnons nos chambres pour une nuit réparatrice. L’air des Vosges est un excellent somnifère.

 

Dimanche matin, les levers s’échelonnent, et les cafetières se succèdent sur la table du petit déjeuner. Les derniers levés (que je ne citerai pas !) arrivent pour l’apéritif, ils n’auront pas droit au café, tant pis pour eux. Néanmoins Mylady leur a fait une agréable surprise la veille au soir en cueillant les roses odorantes de son jardin et en éparpillant les pétales sur leurs coussins. Ce dont elle a été remerciée chaleureusement pour cette charmante attention

Il restait des salades et des grillades, les cuisiniers ont réactivé les barbecues et nous finissons tout. Même la paella et les derniers croque en bouche !  (le séjour va encore me valoir un kilo supplémentaire, c’est sur). Tout de suite après le repas Maîtresse Petite Etoile et harri reprennent la route. Ils ont un assez long trajet à faire. Nous les voyons partir à regret, c’est l’inconvénient de nos rencontres, il faut nous séparer trop vite ! Héléna et patou préparent aussi leur départ, c’est un véritable déménagement car patou amène tout ce qu’il lui faut pour cuisiner !  Puis c’est le tour de Divina et son ami, je vais faire de même. Nous laissons Mylady retrouver le calme de sa montagne.

 

Toutes les meilleures choses ont une fin, mais nous nous reverrons bientôt !

 

Maîtresse Lia

 

 

Merci à toi, ma chère Lia pour ce compte rendu de notre merveilleux week-end de l’amitié.

Je rajouterais que j’ai toujours plaisir de vous recevoir dans mon humble demeure et l’essentiel est que vous en soyez heureuses et heureux.

La preuve de notre amitié se confirme au fil des mois et se consolide. Nous pouvons être fières que notre Cercle est un exemple de partage et de compréhension. Une soudure s’est ancrée, nous nous libérons de nos joies comme de nos peines. C’est ça, la vraie amitié !!!

 

Merci à vous mes amies !!!

 

Merci à toi patou, qui malgré quelques petits énervements, tu as su maîtriser la situation et nous satisfaire du meilleur de toi-même. Il était temps que tu apprennes la « zen attitude »


 

Je vous souhaite à toutes et à tous d’agréables vacances et vous envoie ma sincère amitié.

 

Mylady

Par Mylady - Publié dans : CERCLE DES DOMINATRICES
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 16:53




La douche de champagne

 

J’avais entendu le cadenas se refermer sur la chaine qui m’entourait le cou. Je sentis le souffle de ma Maitresse contre mon oreille et la force de ses dents se mêler délicatement à un baiser qu’elle me fit dans le cou, me laissant ainsi sa marque sur la peau.  La douceur de ses lèvres me fit encore plus frissonner que la force de ses dents.  Je ne la voyais déjà plus depuis de nombreuses minutes du fait du bandeau qu’elle m’avait posé sur les yeux, mais doucement, presque tendrement, elle me dit :

« Tu vas rester ainsi jusqu’à ce que je revienne. Tu pourras méditer et penser  à toute l’importance que j’ai pour toi. Quand je reviendrai, tu pourras ainsi me l’expliquer. Et si je suis satisfait de ta réponse, je te libérerai et tu pourras retourner à ton office pour mon service. Sinon, je te laisse là et tu auras encore toute la  nuit pour y réfléchir.  Passe une bonne journée mon minou ». Le ton plutôt doux, avec une pointe d’ironie dans ces derniers mots, se mélangeait avec la grâce de son sourire qui m’envahissait l’esprit. Il n’était pas question pour moi de lui répondre. D’ailleurs hormis un borborygme, je n’aurais pas pu émettre le moindre son du fait du bâillon boule dont elle avait soigneusement revêtu ma bouche. Certainement pour éteindre  ma loquacité habituelle et toute tentative pour l’amadouer.

J’entendis son pas s’éloigner. La porte du garage qui donnait sur la maison se referma et le bruit du moteur de la voiture s’éteignit dans le lointain. Je restai ainsi, à genoux sur le carrelage de son garage, face au mur. La chaine enserrant mon cou, cadenassée à un anneau, était particulièrement courte pour ne me laisser la possibilité de tourner la tête que de quelques centimètres. D’ailleurs dès que j’essayais, je sentais la rugosité de la surface bétonnée qui me faisait face, venir me rappeler ce qui se passait. J’étais là, sans la moindre possibilité de m’échapper,  puisqu’elle m’avait en plus soigneusement attaché les mains et les pieds, à me demander ce qu’il m’arrivait. Totalement nu, je sentais la fraicheur du carrelage se  répandre dans mon corps. Il faisait déjà très chaud dehors, malgré l’heure peu avancée de la journée (je supposais que c’était encore le matin, mais j’avais l’impression de rapidement perdre la notion du temps du fait de mes sens qui étaient partiellement diminués). Le temps passait. Des idées folles me traversaient, rallumant peu à peu la puissance de mes fantasmes. Maitresse était divine. Elle savait si bien jouer avec eux que j’avais l’impression que son imagination était intarissable. Elle répondait à mes idées de soumission dans la plus belle des dominations, celle guidée par l’amour de deux êtres qui se complétent si bien dans leurs envies respectives. Les pensées continuaient à affluer dans mon esprit quand soudain je me dis « et si elle ne revenait pas ?». Je me voyais là, pendant des jours, attendant, finissant par être affamé, avant de voir un inconnu apparaître devant moi le visage frappé de stupeur.

Je fus soudain pris d’une panique folle. Je cherchais à détacher  les liens de mes chevilles, tirant sur les cordes pour les détendre, pour les assouplir. Mais mes mains enchainées et cadenassées dans le dos, m’empêchait réellement de voir ce que je faisais et ma dextérité habituelle à défaire des liens me manqua du fait de mon affolement. Je sentais ma panique s’accentuer. Soudain, je réussis à reprendre mes esprits et à me calmer. Pendant les quelques minutes où j’avais perdu mon self control, un long filet de salive avait commencé à s’écouler le long de mes lèvres. Je fus pris d’une véritable honte quand je m’en aperçus. Qu’allait penser ma Maitresse quand elle reviendrait? J’étais ridicule. Que pouvait elle en penser, alors que j’étais complètement nu et dans l’impossibilité de me libérer de son fait. Elle allait certainement en sourire, rajoutant à mon humiliation actuelle le plaisir d’un rire expressif. Un peu quelque chose comme : « désormais je contrôle même ta salive ! ». C’était étonnant comme de simples mots que j’imaginais dans sa bouche pouvaient devenir terriblement excitant. Je sentis mon sexe se durcir. Même lui, lui obéissait comme s’il ne faisait en sorte plus partie de moi. C’était autant étrange qu’agréablement rassurant et je me surpris à sourire en l’imaginant commenter mon érection.  Le temps passait, mais je n’arrivais plus à évaluer depuis combien de temps j’étais ainsi. J’avais l’impression que cela faisait des heures. J’entendais des voitures passer dans la rue, mais aucune ne s’arrêtait. Sans savoir comment, le vide se faisait peu à peu dans mon esprit, ne laissait de la place qu’à l’image du visage de ma Maitresse et à ses magnifiques pieds se tendant vers mes lèvres. Je les trouvais tellement gracieux que j’en étais devenu totalement fétichiste. Et la voir se pâmer quand mes lèvres s’en occupaient était pour moi une des liqueurs les plus enivrantes que je connaissais. Je me souvins d’un moment particulièrement intense où elle m’avait demandé cette caresse dans un club. J’avais fini par m’abandonner totalement à son plaisir pour oublier où je me trouvais, pour oublier tous ces yeux qui étaient rivés sur moi. Rien que ce souvenir justifiait tout l’amour que je portais à ma Maitresse.

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Très beau récit de brice autorisé à publier sur mon blog par sa Maîtresse.

Merci à toi DS
Bros bisous
Mylady

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 16:56



LE SERVICE

 

Nous avons fêté notre troisième anniversaire de vie commune la semaine dernière et je souhaite vous faire part de mon expérience concernant le sujet de la douche dorée ou du champagne.

Maîtresse a, dès le début de notre relation, instauré un rituel concernant ce qu'elle appelle son « service ». Deux règles ont été posées au préalable: Premièrement, pas de contact avec les excréments ou autre coprophagie. Deuxièmement, je ne suis pas autorisé à voir Maîtresse Nue ou dans une position  d'infériorité.

Dès le début de notre relation Maîtresse m'a montré son goût pour ce qu'elle appelle son « Champagne ». Lors d'un de nos tout premiers rendez-vous, chez elle, elle a servi deux coupes sur un plateau pour l'apéritif. Mon verre n'avait pas la même couleur que le sien et n'avait pas de bulle. Mais elle m'avait déjà parlé de son penchant pour ces pratiques et je ne me suis pas étonné lorsque, trempant mes lèvres dans le liquide, je reconnus de l'urine. Bien que n'ayant jamais goûté, je bus par petites gorgées, tout en continuant la conversation sur un tout autre sujet sous l'œil amusé de ma Maîtresse. Le verre fini je le reposai et elle me demanda si je voulais être resservi. Devant ma réponse positive elle s'éloigna dans la cuisine pour remplir à nouveau mon verre que je dus boire avant de passer à table.

Maîtresse est aussi amatrice de « douches dorées » et elle ne manque jamais une occasion de se livrer à cette pratique, ce qui me permet, lorsqu'elle l'autorise,  de boire son nectar directement à la source.

Il faut avouer qu'au début je n'étais pas très amateur, trouvant cela vaguement sale. Mais je me suis renseigné et ai appris que l'ingestion d'urine est absolument sans danger pour la santé et que ce liquide est stérile et donc garantit une parfaite hygiène.

Ayant fait part de mes réticences à Maîtresse, elle m'a fait me masturber sous sa douche pendant trois mois, c'était ma seule façon de jouir et non seulement je m'y suis habitué mais j'y ai pris goût, sans doute par association de mon propre plaisir avec le contact du son nectar. Je dois avouer que L'idée machiavélique de Maîtresse a été très efficace puisque je suis et resterai un grand amateur de « Champagne ».

Du point de vue du soumis, le fait de voir sa maîtresse relever sa jupe et s'accroupir pour uriner est très beau et très érotique.. Quant au soumis qui ouvre la bouche pour recevoir le précieux liquide, il constitue un véritable acte d'amour. D'autant plus fort si , et c'était mon cas, c'est la seule occasion pour le soumis d'avoir un contact visuel avec l'intimité de sa maîtresse.

C'est après ces quelques semaines d'initiation que Maîtresse a mis en place les règles du service qui perdurent encore. Chaque fois qu'elle en donne l'ordre en prononçant le mot « service » ou qu'elle se dirige vers les toilettes, je dois m'agenouiller et mettre sur mes yeux un bandeau que j'ai toujours en poche. Ce peut être à tout moment et en tout lieu. Lorsqu'elle va aux toilettes je dois m'agenouiller face à la porte, les mains dans le dos jusqu'à ce qu'elle ait fini. Maîtresse ouvre alors la porte et me saisit généralement par les cheveux. Je m'avance sur les genoux jusqu'à ce que ma bouche soit en contact avec son sexe encore mouillé pour y passer ma langue et l'essuyer le plus soigneusement possible. Ce rituel toujours identique se répète plusieurs fois par jour – au moins autant de fois que ma maîtresse va se soulager. Lorsqu'elle est sous la douche ou dans le jardin, elle prend alors soin de se soulager directement dans ma bouche. Je m'évertue de boire son nectar qui coule à flot et il n'est pas rare que j'en sois éclaboussé, recouvert. Je dois toujours attendre l'ordre de Maîtresse pour  me relever et il peut arriver que je reste ainsi à genoux, les mains dans le dos, trempé de son Champagne, dans la douche ou dans le jardin, aveuglé par le bandeau. Une fois je suis resté une bonne heure dans le jardin à attendre l'ordre de me relever. J'étais au soleil, j'avais chaud mais j'ai aimé souffrir ainsi pour ma maîtresse.

Chaque fois que je dois faire le service, je me précipite, heureux à l'idée d'être en contact avec l'objet de toutes mes convoitises, même si je sais que je ne pourrai me délecter de sa vue. J'aime son  goût et son odeur, sentir son clitoris gonfler sous ma langue. Avec l'espoir parfois récompensé qu'elle m'autorisera à la faire jouir ainsi.

Car le plaisir de ma maîtresse est ma seule et unique motivation. Lui apporter ce plaisir sur un plateau.

Ma raison de vivre: être à son service.

Fidèle



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Très beau récit Fidèle qui va faire rêver nos lectrices et lecteurs.

Félicitations pour ta belle imagination qui t'a valu être nommé écrivain public à GYNARVILLE;
NOUS EN ATTENDONS D'AUTRES !!!

Mylady

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 10:46
UN REVE SUR LE CHAT DU FORUM.

VENEZ NOUS REJOINDRE !!!

CREER UN VILLAGE GYNARCHIQUE



GYNARVILLE
Par Mylady - Publié dans : ARTICLES
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 22:52


MARQUES (2)

 

 

Aujourd’hui c’est le grand jour pour mon soumis. Depuis plus d’une heure il est attaché à une poutre verticale, face à la cheminée où brûle un grand feu, dans lequel les fers destinés à son marquage sont en train de rougir. Je torture un peu ses tétons pour le conditionner à la douleur qu’il va devoir supporter. Je sais que cela l’excite et l’excitation l’aidera probablement.

 

Il y a plusieurs mois que nous parlons de cet instant. C’était un fantasme pour lui : être marqué au fer rouge ! Mais passer du fantasme à la réalité n’est pas si facile. Moi-même, si je considérais cela comme une magnifique preuve d’Amour, je voyais aussi le côté définitif de cet acte. Il fallait être surs de nous, sur de lui surtout car plus jamais il ne pourrait cacher totalement sa soumission et son appartenance. Si plus tard je me sépare de lui, il restera pour toujours marqué de mon signe. En deux endroits : la fesse et le pubis.

 

Nous avons pris la décision d’un commun accord, jamais je ne pourrais imposer un acte de cet importance sans que le soumis l’accepte au plus profond de son âme. Je vais encore lui poser la question une dernière fois, mais s’il changeait d’avis, sous l’effet de la peur – car il a terriblement peur maintenant, ça se lit dans ses yeux – je lui rendrais sa liberté, il le sait !

 

Je vais lui annoncer qu’il n’a plus que 15 minutes à attendre. Et m’occuper un peu de ses tétons, j’adore cela et lui aussi. J’aime les pincer, les tordre, l’entendre gémir sous mes mains, voir son sexe se dresser en même temps, sous l’aiguillon de la douce torture.

J’ai revêtu pour cette soirée la tenue qu’il aime :  guêpière écarlate et bottes à talons aiguilles. Je le regarde depuis la pièce à côté, je vois son regard fixé sur les flammes et les fers, le pauvre chéri doit angoisser.. Le claquement de mes talons quand je vais le rejoindre le fait sursauter, il me regarde d’un œil interrogateur.. Je le laisse dans l’inquiétude le temps de tirer et tourner les pinces sur ses seins, il en oublie un instant le but de cette journée, que je lui rappelle très vite, en lui posant la question de confiance :

 

-        Es-tu prêt ? tu peux encore dire « non » et je te laisserai partir ..

 

     Sa réponse est celle que j’attendais. Il est prêt à m’offrir sa souffrance pour m’appartenir définitivement. Il avoue également sa peur. Il n’est pas le seul, je tremble aussi à l’idée de brûler sa chair..

 

Je le laisse encore un quart d’heure, ses tétons douloureux doivent lui faire trouver le temps long d’un côté, mais l’appréhension de la suite raccourcit les minutes en parallèle. Quant à moi je regarde les aiguilles de la pendule tourner avec de plus en plus de trac.  Enfin l’instant fatidique est arrivé, je vais le rejoindre. Je retire les pinces de ses seins. Nos regards s’accrochent et se confient ce que nous ressentons. Il me redit son appartenance et confirme qu’il est prêt.

 

C’est la première fois que je vais procéder à un tel acte, et je me sens faiblir. J’ai la sensation que mon bras n’a plus de muscles ni de nerfs et que je ne vais même pas pouvoir soulever la tige de fer. Je me reprends, je ne dois surtout pas montrer ce moment de faiblesse. J’essaie d’assurer mon pas pour aller retirer l’instrument des flammes. Je sens sa chaleur devant moi, pendant que je contourne le pauvre soumis qui voudrait rentrer sous terre en cet instant. Je respire un grand coup et j’applique le fer rouge sur sa fesse, la chair grésille, l’odeur de chair brûlée me saute aux narines, la plainte qui lui échappe me tord le cœur.. heureusement qu’il ne me voit pas en cet instant, je dois être livide. Vais-je réussir à procéder à la 2ème marque, juste au dessus de son sexe ?? Je me hâte pour l’instant d’appliquer une crème calmante et antibiotique sur la plaie.

 

Lorsque mon regard plonge à nouveau dans le sien, j’ai repris mon calme, son visage défait dit sa souffrance, mais ses yeux sont toujours déterminés. Il est courageux mon amour de soumis.

 

Je retourne chercher l’autre fer beaucoup plus léger, toute petite cette marque, mais tout aussi rouge, quand je l’approche de son ventre, je vois le corps onduler comme sous l’effet d’une houle … Je pose le fer juste un instant, je suis incapable d’appuyer vraiment, mais la brûlure est là quand même, et il hurle. Je n’ai qu’une envie : le serrer dans mes bras comme un enfant souffrant. Je jette au loin la tige, et me hâte de défaire ses liens.

 

Nous avons réussi cette épreuve, je suis si fière de lui et  je le lui dis.

Il est à moi pour toujours !!!

                   

*********************************************************

Quel beau texte, chère amie !!!
On ressent l'amour qu'éprouve cette Maîtresse pour son soumis, ce qui rejoint entièrement la conception de notre Cercle.
Pourquoi ne trouve t'on pas ces sentiments dans beaucoup de cas?
Tout simplement car ces Dames n'ont pas trouvé le compagnon soumis qui s'abandonne à part entière...........
Ou il s'agit de "consommateurs" ou il s'agit d'une simple expérience à vivre sans vouloir se "prendre la tête"
Ce qui est fort dommage car une telle relation est si belle et profonde.
Ne dit-on pas ce qui est rare est précieux?

Je le souhaite à toutes celles et ceux qui rejoignent notre opinion !!!!

Bisous chère amie.
Mylady
Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 20:56



Réunion du Cercle des Dominatrices de l’Est

 

Samedi 6 juin 2009

 

 

Cette journée de samedi démarre pluvieuse mais le soleil est dans nos cœurs. Nous avons toujours un immense plaisir à nous revoir même si, pour la majorité, nous sommes en contact quotidiennement sur notre forum.

C’est avec impatience que nous attendons cette réunion mensuelle. Voir nos yeux sourirent de joie, pouvoir nous embrasser amicalement et rire aux éclats.

J’avais deux heures de route pour rejoindre mes amies car la réunion avait lieu chez Maîtresse Lia, mais au moins j’avais mon chauffeur attitré. En quittant mes montagnes sous la pluie, au fur et à mesure que nous franchissions les départements, le soleil fit son apparition, mais pas pour longtemps. Cela nous semblait pourtant de bonne augure, comme si le ciel voulait nous confirmer que nous passerions une agréable journée.

Arrivés à destination, je constate, qu’effectivement la jungle de Lia s’est transformée en un agréable et magnifique jardin de fleurs et d’arbustes bien taillés. Je ne peux que féliciter son jardinier attitré…..sourire.

A chacune le sien……….

Mon chauffeur est crispé, c’est une première pour lui. Il appréhende de voir autant de Maîtresses à la fois et craint de ne pas être à la hauteur de leurs minous et de me décevoir. Durant le trajet je l’ai briffé en lui disant que le baise-main est de rigueur tout en le rassurant sur la compréhension de mes amies.

Je sonne à la porte, Lia nous ouvre souriante et heureuse de nous recevoir. Cela le déconcerte et il en oublie le baise-main, ça commence bien !!!!!!

Maîtresse Héléna et Petite Etoile nous accueillent chaleureusement mais, comme notre Divine du siècle lui tend la main à une hauteur significative, il ne peut plus oublier son devoir et s’exécute enfin selon mes règles ainsi que pour Petite Etoile. Je m’amuse follement de le voir tellement gauche dans ce geste.

Patou et Bernard me saluent comme il se doit selon leurs habitudes maintenant bien ancrées. C’est l’heure de l’apéro mais Maîtresse Caroline n’est pas encore arrivée étant donné qu’elle a eu un petit contretemps dans la matinée, nous l’attendons.

Je dis à mon chauffeur de rejoindre les minous en cuisine et, entre femmes nous discutons de choses et d’autres. Il me rejoint dans les cinq minutes qui suivent, ne trouvant pas sa place entre patou qui s’active dans ses préparations de plats, avec sa dextérité exemplaire, et bernard qui lui donne un coup de mains. Décidément il se pose de plus en plus de questions et constate qu’il ne pourra jamais ressentir le plaisir de patou à servir ces Dames. Une nouvelle fois je le mets à l’aise en le nommant sommelier étant donné qu’il est originaire du pays des bons vins. La détente s’installe enfin.

Maîtresse Caroline, dès son arrivée y contribue avec sa bonne humeur et ses petites taquineries. Nous trinquons au Crémant d’Alsace et nous souhaitons joie et bonheur pour notre Cercle.

Une pensée va vers notre amie Maîtresse Divina qui ne pouvait participer à la réunion de ce jour ainsi que Maîtresses Fabienne et Perséphone qui, pour des raisons personnelles, ne peuvent plus être présentes.

Bonheur pour vous aussi chères amies, nous souhaitons vous revoir au plus vite  !!!

Une autre pensée va vers harri, le minou de Maîtresse Petite Etoile qui se trouve à des milliers de kilomètres et se morfond en songeant à notre agréable journée. A très bientôt harri, nous te réservons une surprise pour le mois de juillet !!!

La table mise avec finesse par Lia nous ouvre déjà l’appétit.

Patou et bernard nous servent le hors d’œuvre qui est un chef d’œuvre bien sûr………


Une verrine de légumes assaisonnés « façon patou » et une belle rose blanche découpée dans un radis blanc. Toujours une pensée pour ces Dames traverse l’imagination de notre chef-cuisinier pour leur prouver son admiration.

Le sommelier ayant apporté un bon vin blanc de Bourgogne ouvre solennellement cette bouteille pour la servir.

Le repas se poursuit avec paupiettes de saumon dans filet de sole accompagnées de tagliatelles, et une délicieuse sauce aux herbes, ravissement pour les yeux autant que pour le palais.


Arrivent Maîtresse DS et brice qui avaient prévenu qu’ils ne pourraient participer au repas. D’un petit geste de la main, j’intime à mon chauffeur de se lever pour saluer les nouveaux arrivants, ce qu’il fit.

Le dynamisme de brice nous épatera toujours, à peine arrivé, il est déjà en cuisine pour aider son bon copain lequel est heureux de le revoir. Ils s’entendent comme larrons en foire ces deux là !!!

Maîtresse DS, toujours souriante et avenante nous prouve une nouvelle fois son plaisir de nous retrouver.

Pour le dessert, patou réserve une petite surprise pour sa marraine, Maîtresse Caroline, qui adore les framboises, elle sera la seule à le déguster car celui des autres convives est aux fraises. Bien sûr, le tout, confectionné « façon patou »


Maîtresse Petite Etoile nous montre en photos le prochain jouet pour harri : un bracelet de Kali. Cet objet de chasteté nous fait frémir mais, selon notre charte, nous ne jugeons pas et souhaitons bon courage à ce valeureux chevalier de sa Reine.

J’ai oublié de citer un détail important que j’avais à transmettre à mon amie Petite Etoile. Sur le net, j’ai demandé à harri ce que je devais dire de sa part à son épouse et Maîtresse en la voyant : « Dites-lui que je l’aime profondément » Cela l’a beaucoup ému ainsi que nous toutes et tous.

Avant qu’elle ne parte, nous convenons de reporter la « réunion barbecue », étant donné qu’harri n’arrive de son désert qu’à cette date.

Voilà ta surprise harri !!!!

L’après-midi file à une vitesse vertigineuse, après un goûter au kougloff traditionnel, nous ne trouvons que dix minutes pour discuter entre nous. Une décision importante était à prendre, ce que nous fîmes succinctement mais en reparlerons plus sérieusement.

Nous revoilà servie pour le dîner, une autre surprise cette fois-ci. Pour la petite histoire patou taquinait souvent son copain brice sur le forum à propos des orties.

Pour commencer, il a offert un pot d’orties à Lia avec les racines qu’il a cueilli dans une forêt limitrophe car même dans sa jungle elle n’en possédait pas…….. Je me demande bien pour quelle raison elle veut les cultiver……..sourire

Il avait cueilli 500 grammes de feuilles d’orties pour en faire une tarte et l’a gentiment présentée à brice pour le faire bisquer. Nous l’avons tous goûtée pour la première fois, évidemment agrémentée de crème et fromage. Le goût fut tout de même surprenant mais nous l’avons mangée en pensant au mal qu’il s’est donné, rien que pour cette tâche contraignante.



Cette entrée est suivie d’un bon jambon fumé accompagné de salades variées, suivi de fromages et d’un dessert glacé spécial patou bien sur. La soirée se termine dans la bonne humeur comme de coutume.

 

Nous nous quittons toujours avec une certaine amertume, mais songeons à notre prochaine rencontre, ce qui nous met du baume au cœur.

 

Dans un prochain article, je vous donne les impressions de mon chauffeur…….

 

 

Merci à toi Lia, pour cette merveilleuse et amicale journée !!!

Merci les minous pour votre plaisir à nous servir !!!

Et surtout, surtout, MERCI mes amies d’être votre amie !!!!!!!!!

Mylady

Par Mylady - Publié dans : CERCLE DES DOMINATRICES
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 18:37



MARQUES

 

 

La pièce est vaste, elle a été créée dans une ancienne grange, dont le poutrage a été conservé, ainsi que quelques piliers en bois dont l’utilité n’a pas échappé à la personne qui rénovait la maison. Une belle cheminée occupe une partie d’un mur, un grand feu de bois y est allumé, qui lance des lueurs dans la semi obscurité des lieux.

 

Face à la cheminé, un homme est attaché à un pilier, nu, les bras levés fixés à des anneaux pendants d’une poutre, une chaîne passe autour de sa taille pour mieux l’immobiliser. Des pinces sont posées sur ses tétons, son regard est fixé sur les flammes et sur un détail de ce feu.. des tiges métalliques sont enfouies dans les braises rougeoyantes. Il sait ce qu’il y a à l’extrémité de ces tiges et l’utilisation qui va en être faite tout à l’heure.

 

Soudain des claquements de talons sur le carrelage lui font tourner la tête. Une femme vient de faire son entrée dans la pièce. Grande, blonde, altière, elle est vêtue d’une guêpière rouge et de bottes à très hauts talons. L’homme frissonne en la voyant, il semble se tasser dans ses liens, l’heure est-elle venue ?

 

-        comment va mon soumis ? demande-t-elle avec un sourire ironique.

-        Bien Maîtresse, dit-il, mais sa voix tremblante dément ces paroles.

 

Elle se saisit  des pinces des tétons et tire dessus jusqu’à ce que l’homme gémisse, puis les enlève sans douceur, le visage du soumis se tord dans une grimace de douleur, prenant les pointes aplaties entre ses doigts elles les masse et les pince pour faire circuler le sang puis repose immédiatement les pinces dans l’autre sens.  Il ne peut retenir une nouvelle plainte.

 

-        je ne te les laisserai qu’un quart d’heure cette fois, et ensuite ce sera le grand moment pour toi. Es-tu prêt ? il est encore temps de dire « non » . Je te laisserai partir…. Pour toujours .. !

-        Je suis prêt Maîtresse, je veux être à vous, vous le savez bien, et cet instant sera celui de mon appartenance définitive. Mais je dois reconnaître que j’ai peur. Je vous offre cette peur et cette souffrance librement consentie.

-        C’est parfait, je n’en attendais pas moins de toi. Je reviens tout à l’heure.  Prépares toi !

 

Les minutes s’égrènent, passant à la fois trop vite et trop lentement, il ne sait plus, la peur lui tord l’estomac. Pourra-t-il résister à la douleur sans faiblir ? Dans quelques minutes Sa Maîtresse va le marquer de son initiale, une grande marque sur la fesse, et une petite sur le pubis, juste au dessus du sexe. C’est surtout celle là qui le terrorise, et l’excite aussi d’ailleurs, rien que l’évocation a fait dresser sa verge, elle sera sans doute moins vaillante tout à l’heure se dit-il. Son regard est attiré par les flammes qui chauffent les instruments de son supplice. Sa Maîtresse l’a placé là exprès bien sur, afin qu’il puisse suivre le passage du noir au rouge du métal.

 

Il perçoit au loin le bruit des pas qui annonce le retour de son bourreau. Faut-il qu’il l’aime pour accepter cette ultime preuve de sa dépendance, de son don total à celle qui l’a subjugué, a fait de lui son esclave, il donnerait sa vie pour elle, il peut bien accepter un moment de douleur extrême.

 

La voici devant lui, son terrible regard plonge dans le sien, s’adoucit en lisant la peur qui l’habite. Elle lui enlève les pinces et lui glisse dans l’oreille :

 

-        Un mauvais moment à passer, mais ensuite tu seras mien… pour toujours !

-        OUI Maîtresse, je suis à vous, et je vous livre mon corps, mon cœur et mon âme, pour toujours !

 

Elle enfile un gant isolant, et se saisit de la plus grande tige, le fer est d’un rouge ardent, tous deux échangent un long regard où passent amour, confiance et peur pour tous les 2. Elle raffermit sa main un peu tremblante et passe derrière le supplicié qui se raidit dans l’attente du contact du fer. La douleur est atroce, il a l’impression que son cœur va s’arrêter de battre. Un long hululement lui échappe, pendant qu’il entend sa chair grésiller.

Elle lui applique immédiatement une pommade sur la plaie, qui le soulage un peu.  Il émerge lentement du vide dans lequel il s’était senti couler, et se redresse. Le plus dur reste à faire pense-t-il, avec terreur, pendant qu’elle pose un pansement sur sa fesse.

 

Elle revient plonger à nouveau dans ses yeux, elle y voit la douleur mais aussi une détermination sans faille. Elle est fière de lui, même si elle ne le lui dit pas encore. Il ne faut pas le déconcentrer.

 

Se retournant vers la cheminée elle se saisit de l’autre marque, beaucoup plus petite celle là, il se contracte, l’angoisse l’envahit, il a tellement envie de crier « stop » mais il a fait une si grande part du chemin, il doit assumer cette douleur et lui montrer qu’il peut tout surmonter pour elle. Elle approche, il se recule autant qu’il peut, son dos se colle au pilier il sent le bois meurtrir sa colonne vertébrale. Il tremble de tout son être. La chaleur arrive vers son bas ventre, l’effleure à peine une seconde, mais cette fois il ne peut retenir un rugissement de souffrance, il voudrait pouvoir se rouler au sol, cacher son mal en se mettant en boule. Elle rejette l’instrument devant la cheminée, le prend dans ses bras et l’embrasse tendrement, un long baiser qui lui met du baume au cœur, elle peut enfin lui murmurer, en le détachant :

 

-        voilà c’est fini, tu es à moi, et je suis fière de toi.


****************************************************
Merci chère amie pour ce magnifique récit et toutes mes félicitations pour votre belle imagination.


Mylady 

 

 

 

 

Par Mylady - Publié dans : RECITS
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 16:01



 


 

 Mesdames,


Je vous prie de recevoir et d’accepter mes respectueux hommages que je dépose à vos pieds.

 

Au jour d’aujourd’hui, dans le sens commun des personnes, la chasteté est ressentie comme une contrainte à l’heure où nous vivons dans un monde de consommation. La chasteté va à l’encontre de cette idée de liberté. Or justement, la chasteté s’impose à nous soumis car, nous avons fait le choix de ne plus nous appartenir et de nous en remettre à une ou des Femmes. En d’autres termes pour les mâles soumis, et dans un paradoxe complet, nous avons eu la liberté de perdre notre liberté.

 

Posons-nous la question de savoir à quand remonte la notion de chasteté, dans quels écrits ce mot est-il apparu la première fois? Personnellement je n’en sais rien ! La chasteté est le propre de l’humain (il ne faut pas confondre chasteté et fidélité, car certaines espèces sont fidèles jusqu’à la fin de leur vie), dans ce sens, nous pouvons définir la chasteté comme étant une sexualité ordonnée. Les humains peuvent avoir cette sexualité ordonnée, car celle-ci n’est plus un acte de reproduction uniquement, mais bien un partage ou la recherche du bonheur par le plaisir (traduction littérale du Kâma sûtra).

 

Nous pouvons ainsi faire le parallèle entre un homme religieux et un mâle : l’homme religieux se consacre à Dieu en faisant vœu de chasteté, nous les mâles, nous devons devenir chastes pour nous consacrer entièrement à nos Déesses. A la fois, pour nous la chasteté est une vertu morale, mais aussi un acte ordonné, cette fois-ci dans le sens commandé par nos Dames.

 

Nous en venons ainsi à parler des faiblesses de la nature de l’homme (et de la mienne en particulier) : en effet, le mâle restant toujours un mâle celui-ci a tendance à vouloir contrecarrer cette chasteté commandée, par ses pulsions animales, et ceci je pense, surtout au début de la relation. Ainsi, si le mâle ne peut réfréner ses pulsions, celui-ci doit être puni dans un premier temps, et la chasteté doit être obtenue par des dispositifs extérieurs afin de soumettre le mâle à respecter ses propres vœux et l’acte commandé.

 

Permettez-moi d’aborder une contradiction sur les préjugée des gens, il ne faut pas confondre chasteté et continence. La chasteté n’implique pas l’absence totale de plaisir mais bien un plaisir ordonné, non soumis aux pulsions mais tourné et consacré (encore un terme religieux) aux désirs uniquement des Déesses. En revanche, si Celles-ci le désirent, la continence peut devenir de mise, avec les obligations médicales nécessaires.

Maintenant permettez-moi de vous parler de l’expérience de chasteté que j’ai pu vivre au sein de notre couple. Pour ma part, j’ai toujours été fort intéressé par les dispositifs de chasteté. Je pense qu’il s’agit d’un des meilleurs moyens de discipliner un mâle. Dès le début de notre relation, alors que nous ne vivions pas encore ensemble, nous avons fait l’acquisition d’une cage de chasteté. En la présentant à Celle qui me fera l’honneur de devenir mon Epouse, Elle fût ravie de vouloir que je veuille lui offrir mon esprit au travers du contrôle de mon corps. Malheureusement, souvent pas de mauvais prétexte de ma part, professionnel, je refusai de la porter au quotidien. De plus maintenant, pour un problème de santé, je ne peux plus porter  ou que sur de courte cette cage. Ainsi depuis peu, nous avons décidé d’acheter un anneau de Khali, qui honorera Celle que je vénère.

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Très beau devoir harri, je t’en félicite et ta Maîtresse et épouse peut être fière de toi.

A bientôt

Mylady

Par Mylady - Publié dans : CEINTURE DE CHASTETE MASCULINE
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